Semaine du 25 Novembre au 01 Décembre 2019
Lundi 25 Novembre 2019

Pour la dernière fois, nous voilà avec Manuel Ammar pour récupérer les machines.

Alain et moi sommes bien sûr à l’heure (8h), pour l’occasion. Arrivés sur les lieux, je me rend compte que j’ai pensé à tout sauf…. La clé de la moto. Ça ne vas pas être facile de la démarrer !

- Allo Dedette, il va falloir que vous veniez pour nous donner la clé restée dans la chambre.

Manuel, nous indique que nous avons le temps, le container doit arriver chez le transitaire à 10 h.

Avant cela, nous devons régler les frais de la zone portuaire (275 Dollars) et ceux concernant l’accompagnement de Manuel (200 Dollars) . Pour faire simple, au global autant de frais sur place que le montant demandée pour transporter la moto de France !

On peut toujours de rassurer en se disant qu’une location sur quatre mois reviendrait beaucoup plus cher et que de plus, nous n’aurions pas le plaisir de rouler sur… nos motos !

Revenons-en à nos moutons. Nous devons régler les derniers frais dans l’endroit de l’attestation médicale. Arrivés sur place, on attend l’arrivée de l’employé qui commence à 9h. Là, un document est donné à Manuel et le règlement est fait en cash à celui-ci… sans facture. Je pose la question du pourquoi et j’ai une réponse plutôt évasive. On ne comprend pas tout et ne maîtrisant pas du tout la langue, cela n’arrange rien. Mais tout ou partie irait dans la poche des uns ou des autres que je ne serais pas surpris !

Retour au bureau de Manuel qui nous demande d’attendre un peu avant l’arrivée de la cargaison. 

Soudain, la tristesse s’empare des employés de l’agence. L’un d’entre eux vient d’apprendre que son fils s’est fait tué dans la nuit. Manuel nous expliquera plus tard sans certitude que c’est probablement une bagarre sur fonds d’alcool qui serait la cause de ce drame.

Le père a quitté le travail les yeux remplis de larmes ; d’un coup, nos problématiques de sortie de motos ont paru bien dérisoires…

Peu de temps après cet evènement malheureux, nous prenons le taxi en direction de l’entrepôt ou le container doit être livré. Arrivé sur place, la délivrance des badges prend… un certain temps.

Dans ce genre de situation, on se dit de multiple fois que tout cela est bien compliqué mais quand on sort du cadre, on attire les procédures. D’un autre coté, du coté satisfaction, il est fort probable que l’on sorte aussi… du cadre !

Le container qui arrive comme prévu (…) à l’entrepôt, est ouvert sans fioriture, nous sortons les machines qui démarre sans problème, nous quittons Manuel et sortons de cette zone sans contrôle supplémentaire. Ce n’est pas possible, il ont dû oublier un bureau, un document, un contrôle !!!

Nous roulons maintenant sur un boulevard de Carthagène heureux comme des enfants venant de récupérer leurs destriers. Il ne reste que l’assurance que nous pouvons prendre dans une station service repérée il y a deux jours, nous en profitons pour faire le plein.

En fait contrairement à ce qui est indiqué sur la vitrine, pas de contrat possible ici. Nous devons aller en plein centre ville pour souscrire celui-ci ; la circulation est bouchée dans de nombreux endroits et le temps d’arriver sur les lieux, il sera trop tard.

- Revenez demain à partir de 8h.

C’est sûr, on sera là en tout début de journée pour quitter Carthagène au plus vite, les grands espaces commencent à sacrément nous manquer :-((

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Mardi 26 Novembre 2019

Après une excellente nuit à l’hôtel Boquilla Suite, lever à 6h pour être fin prêt vers 7h00 pour le petit déjeuner. A l'ouverture à 8h00, nous devons être à l’immeuble des assurances motos pour perdre le moins de temps possible, à priori 50 Minutes pour partir avec le précieux document. Pour la petite histoire, nos assurances Européennes ne nous couvrent pas pour rouler entre autre en Amérique du Sud.

Il y moins de circulation qu’hier soir, nous arrivons dans les bureaux vers 8h05, parfait.

La dame de l’accueil sait qu’elle est un passage obligé, qu’elle n’est pas objectivé, et ça se voit !

Un proverbe Amérindien dit :

« il faut s’abstenir de juger quelqu’un avant d’avoir vécu deux lunes dans ses mocassins ». 

Pour une fois, je vais déroger à la règle. Cette femme n’a aucune chaleur humaine, et elle fait en sorte que ma bienveillance aille plutôt vers quelqu’un d’autre ! Ce sont des comportements comme celui-là qui fâche bon nombre d’entre nous avec les services administratifs. Il ne faut pas grand chose pour nous rendre heureux mais pas grand-chose aussi pour nous énerver! Au risque de me répéter, un sourire sincère ne coûte pas grand-chose et rapporte beaucoup…

Bref, les 50 minutes dont on nous avait parlé se transforment en deux heures trente d’attente pour partir avec le document d’assurance de nos machines. Cette fois-ci, on peut sortie de Carthagène le cœur léger, tout est enfin ok.

Petite parenthèse sur un point commun à nos cultures : le smartphone est devenu en une décennie l’animal de compagnie préféré de la terre entière. Je crois qu’il est impossible à la majorité d’entre nous de passer un quart d’heure sans l’allumer ne serait-ce que par réflexe. Rassurez-vous, je  ne suis pas mieux !

Depuis maintenant une semaine que l’on est en Colombie, on peut dire que la femme Colombienne a très majoritairement les cheveux longs et que quelquefois, les vêtements ne sont pas aussi longs que les cheveux...

Ça y est, nous avons quitté Carthagène avec ses embouteillages et son million d’habitants et nous roulons vers le Sud.

Il y a pas mal de travaux sur les routes, ce qui fait fortement baisser la moyenne.

Compte-tenu de notre départ plutôt fin de matinée, nous comptons nous arrêter sur Magangué.

La circulation ne suit pas les règles du code telles que nous les connaissons mais un respect mutuel ainsi qu’une vitesse raisonnable permet à tout ce petit monde d’avancer sans bobo.

Je ne connais pas le clignotant, en revanche je ne change pas de voie de manière brutale ; c’est juste un exemple mais tout est un peu comme ça. Il suffit de s’adapter.

Je klaxonne tout le temps, mais je ne suis pas agressif sans raison. On s’y fait aussi très bien et on se surprend même à klaxonner plus que nous le faisons chez nous.

Nous passons l’après-midi sur la route et de nombreux détails nous indiquent que la France est maintenant bien loin :

-  Les vaches ressemblent à de petits zébus,

-  Nous y croisons assez souvent des cavaliers dans les exploitations,

-  L’âne fait encore office de tracteur pour certains locaux,

-  La végétation est luxuriante grâce au climat chaud et humide (36 degrés encore aujourd’hui),

-  Dans certains villages, on peut deviner beaucoup de pauvreté.

Nous avons décidé ce soir de coucher à Magangué et pour une fois sans avoir fait de réservation d’hôtel au préalable. Pas de chance pour nous, la ville organise un tournoi de Foot-ball et les quatre premières demandes se soldent par un : on est complet.

Il est 18h, le soleil s’est couché à 17h35 (nous nous rapprochons de l’Équateur) et rien autour de la ville. Pas le genre de situation que l’on affectionne. Véro et Dedette vont acheter de l’eau et pendant ce temps là, un jeune Colombien sur sa petite moto vient échanger avec nous. Malgré, notre méconnaissance de la langue, nous comprenons qu’il y un hôtel pas très loin avec très probablement de la place.

Ceux qui font de l’itinérant savent combien il est important d’avoir trouvé son coucher et aussi le bonheur d’avoir trouvé après un petit moment de « galère ».

Vers 19h, grâce au renseignement du jeune Colombien, les filles nous ont réservé deux grandes chambres, que du bonheur !

Les commerçants du coin se mettent en quatre pour trouver ou parquer les motos qui finissent dans un parking semi-privé ou l’on nous dit qu’elles seront gardées. De toute façon, on n’a pas vraiment le choix, nous verrons bien demain.

Un excellent plat dans le resto au bas de l’hôtel finira cette première vraie journée de voyage.

Demain, Mompox ville coloniale sera notre prochaine destination.

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Mercredi 27 Novembre 2019

Dans le vif du sujet !

Ce matin encore, il fait déjà une chaleur moite, et descendre la bagagerie moto est déjà l’occasion de mouiller le maillot ! La douche fait du bien…. le temps de la douche. Ce n’est vraiment pas le climat rêvé.

Le café se prend dans une échoppe au bord de la route comme on peut en voir un peu partout en Colombie.

Après quelques kilomètres, nous retrouvons le jeune Colombien d’hier soir dans un endroit sensé nous servir d’embarcadère pour faire traverser nos motos. Ce serait possible en retirant tous les bagages des motos avec en prime le risque de faire tomber la moto.

Si le seul choix avait été celui-là, nous l’aurions fait, mais nous croyons savoir que quelques kilomètres plus loin, nous avons la possibilité de prendre un vrai ferry (au normes Colombiennes toutefois). Ce sera notre choix !

Lors du chargement, règne une ambiance de bout du monde. Ici encore, le verbe est haut, et les clients d’origines multiples. Nous échangerons entre autre quelques mots avec des Vénézuéliens en asile politique. Ils seraient un million neuf cent mille en Colombie.

Nous avons la chance de pouvoir voyager loin de notre chez nous, ce qui est un luxe absolu pour de nombreux peuples.

Après ce passage de Ferry au goût exotique, nous prenons la route de Mompox, petite cité coloniale célèbre pour ses églises et ses maisons blanches. Le réseau routier est souvent mauvais voir très mauvais. Notre arrivée sur la ville se fait vers Midi, il fait un soleil de plomb.

Après déjeuner, nous passons presque deux heures à déambuler dans les endroits les plus célèbres. Nous avons la chance de voir plusieurs iguanes pacifiques et immortalisons ces moments en prenant vidéo et photos.

Nous sommes loin de Carthagène et le casque plutôt utilisé là-bas ne l’est quasiment pas en province. Partout ou l’on s’arrête, nos motos traditionnelles en France font sensation ; en effet, les cylindrées ici dépassent rarement les 200 centimètre cube.

Le ferry de ce matin nous a fait perdre pas mal de temps, et compte tenu du coucher de soleil vers 17h25 , nous réservons à El Banco à environ 80 Kms d’ici.

Nous mettons au moins deux heures pour cette distance ; le réseau routier est dans certains endroits en devenir, et de longues portions ne sont que des pistes à peine carrossables. Dès que vous sortez des grands axes, pas de certitudes d’avoir toujours du goudron !

Nous aimons le baroud ; aujourd’hui, nous avons été servi malgré une faible distance parcourue.

A ce sujet, notre périple est ambitieux et nous sommes loin des 250 kms journaliers prévus.

En allant dîner vers 19h45, nous sommes les derniers clients et vers 20h30, le restaurant ferme ses grilles.

Demain avant 7h, les rues se remplirons à nouveau . Le soleil de couche tôt, mais il se lève tôt !

Ce soir, comme bien souvent, nous n’aurons pas besoin de berceuse !

1/6
Jeudi 28 Novembre 2019

Tout d'abord, les photos d'hier sont arrivées un peu en retard, désolé ! La journée avait plutôt été bien remplie, le web  fonctionnait  très mal et cerise sur le gâteau j'avais fait une fausse manœuvre sur Collection d horizons qui m'empêchait de faire bien.

Yann, une fois de plus m'a sorti de cet problématique ! Trop sympa le service après vente !!!

Ce Jeudi 420 Kms de plaisir de rouler. Du voyage comme on en veut en overdose....

Il nous fallait une bonne journée de route, l’Amérique est le quatrième continent du monde de part sa taille mais faire d’un Nord au Sud et en remonter une grande partie, ne peut se faire d’un coup de baguette magique. Régulièrement, il nous faudra avaler du kilomètre ; ça tombe bien, on aime ça.

La route est bien meilleur qu’hier, au moins en début de journée ; sur les quatre voies, les camions roulent à gauche ou à droite et y restent. Alors, on les double à gauche ou à droite...

A propos des camions Colombiens, ce sont en grande majorité des camions Américains.

On nous parle souvent de la fin de l’ère du pétrole, pas de doute, elle viendra, mais ce n’est certainement pour les décennies proches. Sur ce continent, comme en Afrique, il se construit des stations flambant neuve en grande quantité ; sur certaines portions, en voir trois ou quatre sur Vingt Kms, n’a rien d’étonnant. Si les pétroliers investissent de la sorte, c’est qu’ils connaissent l’avenir de cette énergie qui a encore de beaux jours devant elle.

En Colombie, pas besoin d’être sur autoroute pour payer des péages, ils sont présents de manière régulière y compris sur les deux voies. Les motos en sont exonérées, ce qui n’était pas le cas de notre side-car lors de notre tour du monde.

Lorsque qu’on joue les nomades avec nos motos, il y a deux moments privilégiés et préférés dans la journée. Le premier est la première heure de roulage ; la passion qui nous anime de ce coté là ne s’éteint pas et c’est comme une complicité toujours renouvelée entre les passagers et la monture.

J’ai souvent dit que lorsque j’achète une nouvelle moto, elle ne devient mienne qu’après avoir fait quelques trips en sa compagnie. Au fil des aventures, elle devient alors vraiment une partenaire de voyage.

Le deuxième moment est le repas du soir : échanger sur la journée avec les gens qu’on aime, parler du projet de demain sans autre contrainte que trinquer à la vie !

En parlant de fin de journée, nous finissons les soixante derniers kilomètres sur une route de montagne sinueuse à souhait et… comme hier pas toujours goudronnée.

A Landazuri, nous trouvons un hôtel bien sympa situé autour d’un place très animée. Au centre de celle-ci, un arbre somptueux qui a du protéger du soleil :

- des anciens venus là pour profiter du temps libre que le travail leur a volé pendant bien longtemps,

- des amoureux qui rêvaient à faire beaucoup mieux que leurs ancêtres,

- des enfants qui n’avaient pas de limite à leurs projets et bien d’autres encore...

Une salle de sport ouverte est aussi présente sur cette place , deux équipes de football s’y affronte devant des spectateurs enthousiastes.

De notre coté, Alain, Véro, Dedette et Guyno trinquent à la vie dans un restaurant ou, devinez, passe un match de football à la télévision.

Demain, il est prévu de visiter une mine de sel, on vous racontera :-))

1/3
Vendredi 29 Novembre 2019

Après une bonne nuit réparatrice, nous prenons un petit déjeuner dans un café avec une grande terrasse surplombant les maisons du villages. Comme c’est souvent le cas, les constructions donnent une impression de finition bâclée si l’on s’en tient au critères Français.

Nous sommes ici à presque 2000 M d’altitude et cette sensation de moiteur insupportable a quasiment disparue.

Dans nos assiettes, des œufs sur le plat, une galette de céréales, et un excellent café. N’oublions pas que la Colombie fait partie des producteurs incontournables de ce breuvage tant apprécié, entre autre des Français.

Nous continuons aujourd’hui notre route vers Bogota en comptant nous arrêter à Zipaquira célèbre pour sa cathédrale de sel. En jetant un œil, sur le GPS, nous sommes déjà monté à environ 3100 mètres d’altitude avant la pause déjeuner. La température est descendu à 22 degrés pour notre plus grand plaisir.

Une grande partie de la route empruntée ce Vendredi n’est pas fréquentée par les camions, ce qui en augmente largement l’agrément.

Avant d’arriver à la cathédrale de sel, nous prenons les premières nuées d’orage. Compte tenu de l’état du réseau routier, les motos ont vite fait d’être souillées des tétines des pneus jusqu’en haut du pare-brise...

Cette cathédrale a été construite au début des années 90 dans une ancienne mine de sel. C’est un lieu de culte et aussi l’un des sanctuaires catholiques les plus connus consacrés au chemin de croix de Jésus. Ele se trouve à 180 mètres au dessous de la surface.

Cette visite vaut le déplacement mais d’après Alain Véro, celle de Krakovich est plus jolie car plus travaillée.

Nous avions réservé une chambre avec le site Booking à une trentaine de Kilomètres de Zipaquira en raison  des prix pratiqués aux alentours de Bogota et de plus, suite aux évènements et manifestations actuellement dans la capitale.

En fait, les dieux ne vont pas être avec nous en ce début de soirée :

La distance est plus importante que prévue pour rejoindre le gîte, nous sommes accompagnés par la pluie, le nuit tombe en fin de parcours pour dix kms de piste, la température n’est plus que de 14 degrés soit vingt deux de moins qu’hier en pleine journée ; cerise sur le gâteau, le gîte est fermé et personne ne répond au téléphone. Il y a des soirs comme çà !!!

Nous finissons tout de même par trouver notre bonheur dans un autre hôtel très confort mais dépassant largement notre fourchette de tarifs. On fera mieux demain.

En parlant de demain, nous éviterons Bogota et continuerons notre route vers le Sud en nous rapprochant peu à peu de la frontière Équatorienne.

1/5
Samedi 30 Novembre 2019

L’hôtel était pourtant classe, mais aucun de nous quatre n’a vraiment bien dormi. Allez savoir pourquoi ?

Comme abordé hier, nous allons éviter Bogota et sa banlieue en raison des manifestations.

Le début de la journée reprend la piste d’hier soir. C’est beaucoup moins difficile de plein jour !

En contournant la capitale, nous ne pouvons malgré tout éviter les bouchons ou nous devons subir la route plutôt que d’y prendre du plaisir. Dans ces moments là, je me dis bien souvent qu’on est trop nombreux sur cette planète ; quand à savoir pourquoi beaucoup sont ceux qui préfère les grandes villes, c’est pour moi un mystère.

Depuis notre départ ce matin, nous sommes toujours à une altitude d’environ 2500 m, imaginez vous sur un immense plateau de la hauteur du col du Galibier. Ce sera encore bien plus élevé un peu plus loin dans la cordillère des Andes mais dans le cas présent, on a à peine l’impression d’être en montagne.

Pas de visite prévue aujourd’hui, plutôt une étape de voyage au sens strict du terme.

Nous avons fait le choix avec Alain Véro, de ne pas prendre la Transamérica au moins au début du voyage. Cela nous permet de vraiment passer dans le centre du pays et d’y observer la vie du peuple Colombien. Inconvénient, notre avancée s’en trouve un peu ralentie mais c’est pour la bonne cause.

Aujourd’hui, nous passons d’un beau temps en début de journée, à du brouillard et quelques averses en milieu d’étape. La fin se fera sur une route de montagne avec un trafic de camions impressionnant. C’est bruyant, polluant, lent, difficile à doubler ; on a connu il y a six ans le même genre de situation en Amérique Centrale. Ça fait partie du trip mais comme vous pouvez vous en doutez, on apprécie moyennement !!!

On verra des jeunes qui rentrent du travail s’accrocher avec leur vélos aux truck Américains pour se faire emmener sans avoir besoin de pédaler. Derrière l’un d’entre eux, trois cyclistes !

Dans une descente, deux enfants d’une dizaine d’années s’amusent à jouer les pilotes avec leurs vélos en essayant de doubler les véhicules. J’en suis persuadé depuis longtemps, les anges gardiens doivent être très actifs durant nos années de jeunesse…

Certains taxis pour faire le plein mettre la roue arrière coté réservoir sur une cale de 20 à 30 Centimètres histoire de pouvoir remplir jusqu’au dernier centilitre.

Les quatre voies appartiennent aussi aux cyclistes ; déjà dit en d’autres occasions, nos experts Français nous sortiraient une statistique du style : espérance de vie 15 mn dans cette situation. Ici, c’est largement mieux !!!

Le plein d’essence se fait en Gallons (3,78 L) et le prix est d’environ 0,70€ le litre.

Contrairement à la soirée d’hier soir, sans réservation, le premier hôtel à Cajamarca sera le bon et trouvé avant la tombée de la nuit. Bon marché, confortable, elle est pas belle la vie !

Il est environ 22h, je m’en vais vous laisser pour passer la porte des songes ; quelquefois, dans cet autre monde, on me souffle des réponse à mes questions. Pas souvent, mais lorsque les images sont claires, elles sont forcément d’une vérité implacable ;-))

Hasta Luego

1/4
Dimanche 01 Décembre 2019

Ce matin, pour le petit déjeuner, l’hôtel n’en servant pas, nous allons dans une panaderia (boulangerie) dans laquelle nous trouvons croissants, cookies, pain etc ; un peu comme à la Française. Quatre petits déjeuners environ deux € !

Whatsapp, c’est magique, à 14h, heure Française (8h en Colombie), nous avons un rendez-vous visio (on se croirait au travail!) avec Anabelle Yann et Maman. Elle est bien sûr très heureuse de nous voir en chair et en os, nous essaierons de renouveler de temps en temps afin que le temps ne lui paraisse pas trop long sans la famille. On critique quelquefois la technique mais elle a tout de même de très bons cotés !!!

Départ vers 8h45, en commençant par une route de montagne puis ensuite une belle quatre voies bordée d’arbres vigoureux. Après environ cent Kilomètres, nous prenons la Panamérican pour la première fois depuis notre départ de Carthagène.

Cette route traverse les continents Américains (du Nord, centrale, du Sud) ; imaginée en 1923, commencée en 1936, un dernier tronçon est en cours de réalisation à Panama mais se heurte à la traversée de parc nationaux.

On ne sait pas si c’est liée à la victoire d’Egan Bernal, premier Colombien vainqueur au tour de France 2019 mais les cyclistes sont nombreux que ce soit en mode vélo course ou vtt.

L’armée est assez présente dans la région, et comportement inhabituel, les soldats font pour la plupart le salut militaire à notre passage.

Notre Espagnol étant ce qu’il est, et l’Anglais n’étant pas parlé par la majorité des Colombiens, nous ne pourrons en savoir plus !

En après-midi, comme les deux derniers jours, nous finirons sous des averses orageuses.

On retrouve comme en  2013, les camions à trois ou quatre remorques qui transportent les cannes à sucre. Leur circulation est uniquement sur les grands axes !

En matière de motos, il n’y a quasi aucune grosse cylindrée en Colombie. Seul la police et l’armée bénéficient de Suzuki 65O V Storm. Les quelques BMW GS 1200 croisées sont pour la plupart des motos louées pour des voyages clés en main.

En arrivant à Timbio, il nous a suffit de demander ou se trouve un hôtel pour que l’interlocuteur nous y emmène avec sa moto ; plutôt sympa !

La place du village est une fois de plus animée : match de foot dans les bars (encore!), partie de billard dans un autre lieu, musique omniprésente….

380 kms parcourus, la frontière Équatorienne se rapproche...

Dans les photos, nous joignons le logo de notre club, le Coletum ; tout simplement un clin d’œil à nos nombreux copains restés dans notre beau pays !

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