Dimanche 29 Décembre 2019

La pluie a cessé hier soir vers 21h. En nous endormant, il est difficile de ne pas penser aux possibles glissades sur la piste ; au pire, on peut se retrouver dans une situation ou il n’est pas possible d’avancer. Et puis, comme chacun sait, la nuit a tendance à multiplier les difficultés…

 

Vers 6h, me voilà à pied d’œuvre pour finaliser le résumé de la veille ; le ciel est gris mais le temps est sec.

 

Nous avons 280 kms non asphaltés si nous voulons atteindre Calama, première ville du Chili ou nous trouverons, distributeur d’argent, hôtel, essence. Compte-tenu des éléments climatiques, nous ne pouvons rien planifier. Au pire, la tente se montera au bord de la piste.

 

La vie donne quelquefois de mauvaise surprise, mais dans le cas présent, ce sera plutôt l’inverse !

Les quatre vingt kms pour rejoindre la frontière se font sur une piste bien dure ou il est possible sans problème de rouler à soixante km/h. Le paysage est juste magnifique et nous devons encore une fois nous retenir pour ne pas prendre trop de clichés.

 

Au fil de l’étape, le temps s’améliore sensiblement et deux heures après notre départ, nous voilà rendus à la frontière Chilienne ! Si l’après-midi, se passe comme ce matin, atteindre Calama est tout à fait réalisable !

 

Avec un véhicule, passer une frontière en moins de deux heures est difficile. Le passage Bolivie Chili ne dérogera pas à la règle.

Petite particularité pour le Chili, il est interdit de passer tout aliment entrant dans la catégorie produit frais ; ce qui nous vaudra un repas ‘imposé’ pour vider les stocks !!!

 

Deux cents kms à faire sur piste dans l’après-midi, cela déprendra de la qualité de la voie.

Ollague premier village Chilien est triste et désert. Seul une belle statue de vautour vient égailler cet endroit. La rue principale est tout de même goudronnée …

 

Vers midi trente, nous voyageons sur ce pays long de quatre mille trois cents kms avec… autant de côte. En fait les deux cents kms seront bitumés pour notre plus grand bonheur !

Nos inquiétudes d’hier soir sont maintenant bien loin, le ciel est bleu azur, Calama sera atteint vers dix-sept heures. Entre les grands espaces somptueux, les sommets enneigés, les salars, les lamas, les vigognes, le désert en fin de parcours, le bitume qui déroule en douceur, nous en prenons plein les yeux et le mental…

Seul le vent, bien présent, demandera un peu de vigilance.

 

Le voyage, c’est ça, hier pas plus fier que ça, aujourd’hui tout a été juste génial ; en fait, l’inverse de la monotonie…

 

Un petit mot sur le Chili, une heure de décalage avec la Bolivie et sur les premières sensations, c’est beaucoup, beaucoup plus moderne.

On couche ce soir dans Ibis Budget, aux normes et au prix Européens. Notre Hospedaje d’hier est déjà bien loin !

1/7
Lundi 30 Décembre 2019

Trois tâches incontournables pour commencer cette journée sur Calama.

 

La première qui conditionne notre possibilité de dépanner sur place sachant que nos rustines ne sont pas utilisables : faire réparer la chambre à air crevée.

 

Comme bien souvent, les premières adresses ne sont pas forcément les bonnes ; ce matin, c’est le deuxième réparateur qui nous emmène à pied chez un de ses collègues qui peut faire le job. L’enthousiasme avec lequel il nous rend service fait plaisir à voir. On a beau lui dire que nous ne parlons pas Espagnol, il est intarissable !

 

La bonne personne a, d’après ses dires soixante ans de vie professionnelle et il fait le travail quasi sans temps d’attente pour… moins de quatre €. Photo souvenir avec notre réparateur et nous voilà en recherche d’un bureau de change pour liquider les Bolivianos conservés depuis hier.

Le poste frontière d’Ollague est en effet peu fréquenté par les touristes et n’en a pas ! C’est la deuxième tâche.

 

La première banque ou nous nous arrêtons a une file d’attente entre trente et quarante personnes et on apprend qu’elle ne reprend que les Dollars !

Dedette et Véro trouve un bureau de change en centre ville, voilà l’affaire expédiée !

 

Il ne reste que l’achat d’un compresseur ou d’une… pompe à vélo, ce sera la troisième tâche puis nous repartirons encore une fois…

Il est déjà l’heure de déjeuner, on ne rate pas ces moments là !

 

En début d’après-midi, on se retrouve dans un centre commercial à la Leroy Merlin ou nous trouvons un compresseur ; ce sera quand même mieux qu’une pompe manuelle.

Voilà les emplettes sont faites, nous pouvons reprendre l’une de nos occupations préférées : tailler la route !

 

Le désert nous ouvre les bras, avec un trafic réduit et comme les jours précédents, nous savourons des paysages qui régalent la rétine.

 

Seulement cents kms pour rejoindre San Pedro d’Atacama, la location du jour est une petite maison bordée sur l’arrière par de la verdure, juste parfait pour y passer le nouvel an.

Un peu de lessive pour enlever la poussière, un petit tour à pied pour faire les courses pour ce soir et demain et nous voilà comme à la maison avec les provisions pour cette fin d’année.

Le programme du 31 se fera demain matin, les pistes du désert Atacama devraient en faire partie ;-))

 

Sur les prévisions météo, grand soleil prévu, elle est pas belle la vie !!!

1/5
Mardi 31 Décembre 2019

San Pédro de Atacama est entourée de curiosités naturelles et ne restant qu’une journée ici, il nous faut faire un choix. Monsieur Internet est bien pratique, comme j’essaie de le faire chaque jour, d’autres font la même chose et leurs renseignements sont précieux.

 

Le menu du jour sera bien sûr le désert d’Atacama ou nous avons choisi Les Ojos del Salar, la Laguna Tébinquinche et la vallée de Luna.

 

Nous atteignons par une bonne piste traversant le désert, les Ojos del Salar (les yeux du Salar). La fréquentation de l’endroit est très faible (nous sommes dans la saison morte) et cela nous convient parfaitement !

Deux mares d’eau douce au milieu d’un Salar, la nature est quelques fois mystérieuse ; l’occasion de faire une photo de nos montures avec leur reflets.

 

Proche des yeux du Salar, la Laguna Tébenquiche nous offre son panorama blanc éclatant avec en fonds la cordillère des Andes. Comment faisait-on autrefois à prendre cinq photos dans la journée ?

C’était probablement trop peu mais aujourd’hui est sûrement un peu trop !!!

Nous restons pique-niquer devant cette curiosité, à l’ombre d’un abri créé à cet effet.

Bonne température, silence, repas copieux, il y a plus malheureux !

 

Dernière étape de la journée, la célèbre vallée de La Luna, un lieu désertique dont l’apparence évoque les paysages lunaires en l’absence de tout signe de vie.

Depuis maintenant pas mal d’années, nous avons eu la chance de découvrir de nombreux  paysages et de temps à autre, nous sommes dans du déjà vu.

Dans le cas présent, nous étions plutôt dans l’inédit ! L’architecte de notre environnement a vraiment eu une inspiration débordante !

 

Avec quatre heures de retard par rapport à notre pays natal, nous fêtons comme il se doit le nouvel an avec un repas dans notre petit chalet.

Tout s’est bien passé ( on n’était pas inquiet !!!) mis à part la viande que nous avons fait cuire comme un steak alors qu’il aurait fallu faire mijoter… Mâchoires dynamiques indispensable !!!

Un avantage de taille, on s’en souviendra ;-))

 

Demain, nous passons en Argentine, grand comme cinq fois la France.

 

Les vœux sont une bonne coutume, le pouvoir de l’intention peut être puissant….

 

Que vous et les gens que vous aimez, passiez une excellente année 2020 ou le bonheur, la joie de vivre, la santé, la réussite, se disputeront la primeur ;-)))

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