Semaine du 18 au 24 Novembre

Après une bonne nuit de 9h de sommeil, je me réveille à 5h30 ! Le décalage horaire et les derniers 48h doivent être avalés au plus vite, et si c'est aujourd’hui , c'est parfait.

On envoie un mail à un Mr Babilonia qui doit s'occuper du dédouanement de nos motos ; eh, Monsieur Babilonia, on a hâte !!!

Il nous répondra dans la matinée qu'il viendra vers nous en temps et en heure.

Un peu comme un, vous affolez pas....

8h,  on se prend un petit déjeuner dans un restaurant aux normes inexistantes.  2,40€ pour quatre personnes, on peut difficilement faire moins, avec, cerise sur le gâteau un excellent café.

Nous prenons ensuite la direction de la ville de Carthagène coté océan. En matinée, ce sera plutôt le coté plage longée par de hautes tours dont certaines sont assez jolies (si si ça existe !).

Que de différence de niveau de vie entre cet endroit et les quartiers ou nous sommes passés hier soir. 

Nous en profitons pour chercher une Segura de moto (assurance moto). En effet, nos assurances Européennes ne nous couvrent pas dans cette région du monde. Deux contacts sans succès, nous permettent tout de même de récupérer deux nouvelles adresses dont une est dans le vieux Carthagène ou nous nous rendons dans l'après-midi.

Cette ancienne ville coloniale entourée de ses remparts est inscrite à l'Unesco ; elle est considérée comme l'une des plus belles villes d'Amérique du Sud. L'état de la cité est remarquable et dénote rapport à d'autres quartiers. Les prix, vous vous en doutez sont sans aucune mesure avec les 2,40€ de petits déjeuners de ce matin.

Pour l'assurance de la moto, nous avons trouvé le bon endroit,  mais il nous faudra revenir avec les documents de douane. Plus simplement, rouler avec la moto du port au lieu de l'assurance sans... assurance.

Ce sera toujours beaucoup mieux que lors de notre tour du monde ou on avait fait l'impasse sur ce sujet...

On finira cette belle journée dans le restaurant d'une galerie marchande ou les prix seront relativement élevés pour des assiettes relativement  vides !

Quasi 20 kms à pied à une température de 32 degrés, on est heureux de retrouver nos chambres pour un repos bien mérité.

 

Mais avant ça, Guyno, Collection d 'horizons t'attend pour le résumé de la journée et les photos !

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19 Novembre 2019

 Envie de dire, toujours piétons ! 

Le petit déjeuner est au même endroit qu'hier ; de manière naturelle, en restant sur place, on a tous tendance à prendre des repères. 

Le nomadisme que l'on adore évite justement les habitudes.  Mais dans le cas présent, nos chevaux d'acier sont toujours aux abonnés absents.

Dans ce petit restaurant, il n'y a, nous mis à part, que des Colombiens venant partager avec des connaissances un petit moment autour d'un café ou autre chose.

Voilà une  coutume en grande partie perdue dans notre pays ou ces lieux de convivialité disparaissent en grand nombre. Ici, l'immense majorité travaillent à deux pas, ce qui est loin d'être le cas chez nous.

Je ne fais pas l'apologie de la Colombie ou de ses habitants mais seulement une constatation. Quand le pays aura atteint un niveau de vie ressemblant au notre, tout aura probablement bien changé.

En matinée, nous visitons le château de San Félipé, forteresse datant du début du 16 ème siècle. Cette visite nous permet d'avoir une belle vue circulaire de Carthagène. La température est comme hier et on a vite fait de suer sous le maillot.

Sur Carthagène il y a environ 90% d'humidité avec une température moyenne de 28 degrés.

En après-midi, nous prenons un bus touristique à deux niveaux qui nous emmène faire le tour de la ville. C'est marrant mais placé au premier niveau sans vitre juste avec un toit pour protéger du soleil, on trouve tout de suite que la chaleur est beaucoup plus supportable.

Lors d'un arrêt, nous irons déambuler dans une rue ayant de nombreux parapluies accrochés en l'air : original et charmant ; ou comment faire pour attirer de nombreux visiteurs pour un prix plutôt modique. Dans cette même rue, deux jeunes filles m'abordent :

 

  -  Holla senior, sexo ?

  -  Non Mesdemoiselles, ce n'est pas ma recherche du jour, ni celle de demain. Et puis comme vous le voyez je suis avec Madame !

Il faut de tout pour faire un monde, mais c'est tout de même un drôle de métier.

Pendant cette journée, à chaque fois que l'on a l'occasion de bénéficier du Wifi, on jette un œil à nos mails en espérant des nouvelles du dédouanement. La journée se finira sans infos de ce coté là.

Nous rentrons ce soir à pied et l'on s'arrête manger un bout  dans un commerce à tout faire ressemblant autant à une épicerie qu'un bar, un restaurant ou une papeterie ! 4,5O € pour deux plats, deux bières et un café. La télévision est trop forte, la rue à quelques mètres déverse son flot bruyant de bus , de motos, de taxis, de charrettes d'un autre âge. Cela pourrait énerver ou rendre le moment désagréable. Eh bien devinez : on se sent particulièrement bien !

A cela, une raison toute simple, on est juste libre, sans contrainte avec pour seul compte à rendre : payer l'addition.

Si ça, ce n'est pas le bonheur, on n'en est pas très loin  ;-))

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20 Novembre 2019

 Restons zen !

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

Cette nuit, Alain et Véro  ont été réveillé dans la nuit par la fumée d'un feu qui s'était déclaré dans l'hôtel ; à priori, vite éteint, mais quand même !

Lors du petit déjeuner, en dégustant des frites avec le café (si si, ça se fait chez les Colombiens), on décide d'écrire à l'agent des douanes en espérant de bonnes nouvelles. 

On se rend compte que depuis notre départ  soit plus de quatre jours, nous n'avons pas pris un seul apéro ; assez rare pour être remarqué. Rassurez-vous ça ne vas pas durer... Les bouteilles sont avec les motos, et nous nous réservons pour une soirée récupération des motos finalisées. A ce sujet, on tient le bon bout, Mr Babilonia nous a déjà répondu et nous avons rendez-vous à 15h cet          après-midi, gé....nial !

La zone portuaire n'est pas très éloignée de notre hôtel et nous déjeunons dans un resto au bord d'une station essence. Comme bien souvent , la musique est très présente et assez forte. Un groupe de six à sept femmes sont installées autour d'une table avec deux hommes. L'ambiance est joyeuse. Avec la musique, cela donne un vrai brouhaha ; nul n'a l'air gêné.

La Colombie est un pays jeune et cela se voit. La moyenne d'âge est de 30 ans alors qu'elle est de 41 ans en France.

A la télévision, sur les images des infos nationales,  l'armée et la police sont très présentes un peu comme  dans notre beau pays.

Bizarre cette manière de gouverner qui consiste à mettre le peuple dans un état de peur permanente ; sur ce sujet, nombre de nations se ressemblent. Vous avez remarqué, on a souvent plus peur en imaginant le voyage plutôt qu'en le vivant.

15h pétantes, nous sommes dans les bureaux ou Mr Babilonia doit nous recevoir ; si tout va bien, on règle les montants dûs et on repart avec le précieux bill of loading (document de transport).

  -  Bonjour Messieurs dames, il nous faut votre adresse sur Carthagène

  -  Bonjour Mr B, bien sûr, nous allons vous la donner

  -  Non en fait je vais vous passer au téléphone Mr A des Ets Bollore, c'est à lui que vous devez la transmettre.

  -  J'entends, mais je ne parle pas Espagnol.

  -  Qu'à cela ne tienne, Mr A parle Anglais.

  -  Bien comment vous dire, échanger en face à face, pas de problème mais au téléphone, je ne suis pas vraiment champion (c'est un         euphémisme !)

  

Pour finir, nous envoyons l'adresse de Carthagène par whatsapp avec le portable de Mr B ; celui-ci s'absente pendant cinq minutes et revient en nous indiquant que ce Mr A va nous faire suivre le montant à régler par mail et que nous devrons nous rendre à l'adresse indiquée sur la facture pour celui-ci.

En fait, on nous explique juste que notre petit tour dans ces bureaux ne sert à rien et que l'affaire se fera avec quelqu'un d'autre...

  -  Rassurez-vous, Messieurs, vous allez recevoir le message avant ce soir.

Et bien, devinez, pas de message en cette fin d'après-midi. Pour faire court, une journée de perdue.

Lorsque mes filles étaient dans l'adolescence, je leur ai dit bien des fois : dans le monde professionnel, inutile de faire du zèle, si vous faites votre travail juste comme il doit être fait, vous le ferez mieux que la majorité ! Je m'égare encore mais il faut avouer que je suis un peu énervé.

En rentrant le soir, nous avons l'explication de plusieurs panneaux vus dans la journée qui interdisent sur certaines routes la conduite moto avec deux passagers ; en fait, pour éviter dans certains quartiers, des actes de terrorisme ou fusillade, seul le pilote est autorisé sur la moto (à deux, l'un pilote, pendant que le passager peut tirer en toute tranquillité). Il doit quand même y avoir un sujet sécurité en Colombie. 

Voilà, fin de journée avec un excellent plat préparé dans un petit resto mais l'esprit est un peu ailleurs ; il traîne au beau milieu de la Cordillère des Andes avec nos deux roues à proximité...

Jeudi 21 Novembre 2019

On veut se balader au bout du monde, mais pour le moment présent, on est plutôt accroché à nos smartphones à guetter les avancées du « chantier »  dédouanement !

Première tâche du matin, avons-nous reçu les factures avec les montants à payer et le lieu de récupération des documents ? Super, je découvre trois mails avec les factures jointes ; seulement voilà, pas d’adresse sur Carthagène et les factures sont intitulées :              Bollore Bogota !!! Et si les documents étaient restés là-bas….

Tiens, ça me rappelle une demande faite sur Cholet pour que justement tout se fasse sur Carthagène.

Alors avec cette découverte, on se retrouve devant son écran à essayer de clarifier une situation qui de toute façon n’est pas limpide.

Sans vous décrire le détail des échanges de mails avec les différentes intervenants, on passe la matinée à écrire à :

  -   M B qui depuis hier après-midi ne répond plus

  -   L de Bollore Cholet qui nous avait indiqué que les documents étaient entre les mains de M B.

  -   M S de Bogota qui ne répond à chaque envoi qu’à la moitié des questions.

   -  M de Bollore Cholet qui s’occupe de la réception du virement que, pour faire court (!!!), nous allons faire directement sur leur compte. A eux de transmettre à Bogota, l’attestation de réception des fonds.

   -  Laura,  notre fille qui de son coté s’est occupé de téléphoner du coté Français avec envoi de la preuve du virement.

Il est 15 H, nous attendons le courriel de Mr S, nous informant sur le lieu de récupération des documents.

Demain, nous sommes Vendredi, on commence à craindre un week-end de trop dans l’une des plus belles villes d’Amérique du Sud.

18H30, nous recevons un mail de Bogota qui nous indique qu'ils attendent la confirmation de paiement de l'agence de Cholet et qu'il faudra probablement aller ensuite chez... Mr B. Ah bon, ce n'est pas encore fait !

Quand l'informatique est arrivée, on avait peur aux suppressions d'emploi. Après des journées comme celle-ci, je suis rassurée,

à ce train là on arrivera très vite au plein emploi.  Ou comment faire pour travailler sans avancer.

La ligne d’horizon est quelque peu statique ces derniers temps...alors forcément pour les photos, c'est mini.

Un petit café devant l'hôtel avec la propriétaire, des pommes de terre monstrueuses dans le magasin d'a coté, le premier dîner pris en dehors d'un restaurant.

L'aventure est bien là mais elle est administrative :-((  

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Vendredi 22 Novembre 2019

On ne recule pas....

Pendant le petit déjeuner, mail de Mr S qui nous indique que tout est ok pour le règlement et que nous pouvons nous rendre aux douanes. Nous voilà tout guilleret en imaginant déjà chevaucher nos montures tout en restant toujours prudent  sur des éléments inattendus. 

Arrivés aux douanes, Mr B nous serre la main chaleureusement et nous imprime sur une feuille :

quelqu'un va s'occuper de vous pour la documentation.

Parfait, on tient le bon bout ! La Colombie est très catholique ; ici un fonds d'écran avec le pape, là une vierge posée sur le bureau, là  un père Noël qui a juste oublié qu'ici on est au printemps et que la tenue d'hiver n'est pas très adaptée.

Les documents de transport arrivent et un homme nous accompagne alors à un petit kilomètre de là dans des bureaux ou d'autres vérifications vont être faites. Tout roule jusqu'au moment ou le jeune homme nous demande :

  -  Vous avez l'attestation de prise en charge médicale dans notre pays ?

  -  Oui, nous sommes assurés avec l'assurance x

  -  Vous avez le document sur vous ?

  -  Bien, non, il nous faut la chercher sur le net et nous ne pouvons l'avoir ici ; vous avez peut-être un pc à nous prêter

  -  Non ce n'est pas possible, il vous faudra revenir après l'envoi de cette attestation

  -  Nous n'avons pas le choix ?

  - Non Messieurs, c'est la procédure.

Une fois que l'on a dit ça, on a tout dit. 

Le jeune homme nous complète les instructions avec la demande suivante 

  -  Quand vous allez revenir cet après-midi, afin de pouvoir entrer dans l'espace portuaire, vous devrez porter des chaussures fermées ainsi qu'un pantalon long.

  - Comptez sur nous pour respecter ces instructions.


 

C'est vrai qu'à 90% d'humidité, un pantalon est beaucoup plus agréable qu'un short !!! Coté positif, si on nous parle de container pour cet après-midi nous devrions  rentrer dans la journée avec les motos.

Concernant les attestations, afin d’accélérer, nous sollicitons Laura sur Cholet qui rapidement nous envoie les précieux documents.

L'homme qui nous accompagne nous emmène alors dans un autre bâtiment ou nous nous rendons en taxi. Là, un immense open space, ou au bout d'un quart d'heure on nous donne un document à remplir. Un fois celui-ci complété, nous quittons l'endroit en gardant le dit document avec nous.

  -  Vous le Monsieur qui nous accompagnez, vous n'auriez pas pu avoir en votre possession cet imprimé au bureau des douanes, cela nous aurait évité un aller retour. 

Sur cette démarche, nous nous quittons, l'homme nous donne un nouveau rendez-vous à 14 H aux douanes.

14h, nous voilà revenus, pour cette fois,  nous demandez permis de conduire classique, international, carte grise.

  - Vous le Monsieur qui nous accompagnez, ça aussi on aurait pu le faire ce matin et encore une fois éviter un allez retour !

Nouveau déplacement pour voir à nouveau le jeune homme "à l'attestation médicale".

  -  Je n'ai pas reçu vos mails.

  -  Si Monsieur, on vous les à fait suivre, nous vous avons aussi apporté les contrats sur une clé USB.

  -  Non , je ne peux la prendre

Là, on comprend, risque de virus. 

Sur cet échange, on nous donne un code wi-fi afin de faire suivre un nouveau mail, sauvé de ce coté là ; l'attestation n'appelle pas de commentaire ; ça c'est fait.

Si nous avons bien compris, il ne reste qu'une seule étape, le règlement des frais de douane et d'entrepôt.  Il est 15h, si cela va vite, on est bon pour ce soir.

Les factures arrivent avec 470 Dollars à Sortir (...) ; nous avons du liquide en Dollars, nous pouvons régler ainsi

Ah non ce ne sera pas possible, allez voir les guichets de banque juste à coté (dans le même bâtiment)

  -  Bonjour Mme, je viens pour régler cette facture ; je préfère régler en Dollars

  -  Notre banque ne prend pas les Dollars, le guichet d'à coté, ils vous les prendront

  -  Bonjour Mme, je viens............

  -  Ah non, pas de Dollars non plus  dans notre Etablissement

  -  Peut-être puis-je régler avec la Carte Visa

  -  Nous ne l'a prenons pas non plus ; il nous faut des pesos Colombiens

Un distributeur est à coté, qu'à cela ne tienne, sortons les cartes Bleues ; je vous le donne en mille, ce cher distributeur ne prend pas les carte du  réseau Visa.

Là, ma patience commence à s'émousser ; je retourne au bureau et demande à Alain de venir essayer la sienne et là miracle, ça fonctionne. Les montants maximum n'étant pas très élevés, nous faisons trois retraits avec sa carte et une carte que je n'avais pas encore essayée. Sauvé, il est 16h, on est encore dans les clous, on paye et on fonce à la zone portuaire.

Nous indiquons au jeune homme  avoir pu retirer la somme demandée et l'informons que nous allons payer ses factures.

Celui-ci nous dit alors :

  -  Il y a une erreur sur les factures et je dois les refaire.

 

Là, on se dit que c'est mort pour ce soir. La suite nous confirme notre pressentiment.

Le jeune homme nous fait trois nouvelles factures mais une par une avec après l'émission de chacune d'entre elles, le paiement à la banque au guichet d'à coté.

Avant l'émission de la troisième facture, celui-ci nous indique qu'il termine à 17h et qu'il est déjà 17H05, et que en conséquence c'est un collègue à lui qui va prendre la suite des opérations.

Celui-ci passe à coté de nous sans  un regard, va s'asseoir à son bureau au bout de la pièce et nous attendons à nouveau.

La troisième facture arrive enfin, le règlement au guichet de la banque est effectué, nous recevons les documents indispensables pour aller demain aux entrepôts de la zone portuaire. Ouf, c'est fini pour aujourd'hui. Que nenni !

  - Messieurs, j'ai une question à vous poser. Votre container vous voulez qu'on l'ouvre dans la zone portuaire ou à l'extérieur de cette zone.

  -  Le plus rapide, Monsieur, le container nous importe peu, c'est son contenu qui nous intéresse

  -  Oui, si c'est à l'intérieur de la zone, la facture est à refaire !

  -  Ecoutez, on va laisser comme ça....................nous verrons demain 8h dans la zone  portuaire.

Il est 18H, on a un peu avancé ! Demain aura probablement encore son lot de surprise ou de désagrément..


 

Allez, on vous le promet, on les aura ;-)

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Samedi 23 Novembre 2019

Une fois n’est pas coutume, afin de ne vous gaver avec trop de détails administratifs, je ne prendrai que les grandes lignes du grand jeu : la chasse aux motos

7h30 Nous sommes à Contecar la zone portuaire de Carthagène.

8h10 Manuel avec qui nous avons rendez-vous ici à 8h00 n’est pas là. L’ambiance est électrique !

8h15 Voilà Manuel qui nous attendait depuis vingt minutes à trente mètres de l’endroit ou nous étions.

8h35, Vingt minutes que Manuel a fait la demande de nos badges pour entrer dans l’enceinte de la zone 

8h45 Nous avons les badges mais lui ne peut nous suivre malgré son insistance.

8h50 Un pick up nous emmène dans l’enceinte pour retrouver enfin le lieu de stockage du container.

9h15 Nous sommes là devant « notre » petit container de 20 pieds contenant la précieuse cargaison. C’est la fin de la partie !

9h20 Un employé arrive avec la pince coupante pour déplomber ; génial, on y est.

9h25 Changement de programme, nous nous rendons dans le bureau d’un des hommes présents devant le container qui reste non « déplombé ».

9h25 à 10h25  L’homme passe au minimum 20 communications pour un problème de photo de plaques d’immatriculation, de numéro de série. Avec le container resté fermé, cela ne va pas être facile !

10h30 Nous voilà à nouveau devant le container et là, miracle on l’ouvre. Les motos sont là campées fièrement sur leurs pneus à tétines !

10h35 à 11h00 Inspection des machines avec contrôles des différents numéros, et prise de photos.

11h00 à 11h25 Au moins 10 communications, pour finir par envoyer à on ne sait qui, les dites photos des numéros.

11h55 On a quitté la zone portuaire et nous rendons au bureau des douanes visité hier pour un document à remplir. Ici un employé vérifie les numéros sur les photos (encore!!!) et nous remet un nouveau document.

12h20 Passage dans le bâtiment d’hier ou on nous avait demandé l’attestation médicale. Vérification du document signé lors de la rencontre avec le dernier intervenant ; ce dernier pour la petite histoire avait contrôlé les numéros déjà vérifiés dans la zone portuaire….

12h30 Paiement d’une nouvelle facture de 108 Dollars correspondant à l’inspection de la marchandise.

12h40 Les frais de la zone portuaire ne sont pas encore réglés, il y en a pour 275 Dollars. Nous devons retourner là-bas avec le cash nécessaire. Seul le peso Colombien est accepté et nous n’en avons pas assez.

12h50 On jette l’éponge, quatre cartes bancaires en échec dans trois distributeurs finissent cette troisième partie de la chasse à la moto .

13h00 Manuel nous donne rendez-vous Lundi matin à 8h00 pour le dernier règlement et d’après ses dires, finaliser.

En fait, le jeu de la chasse à la moto, c’est un peu comme les petits chevaux mais avec un dé frappé aux six faces du chiffre un !!!

14h30 Excellent repas dans une maison restaurant bien à l’ombre d’un arbre puissant nous protégeant des rayons d’un soleil présent tous les jours depuis notre arrivée.

La chasse à la moto étant terminée pour le moment, sera remplacé dans l’après-midi de la chasse aux distributeurs qui acceptent nos cartes. Là, le dé est tombé sur Six. Chaque fois que l’on a joué, on a gagné. Parfait, nous avons le cash pour Lundi.

Ensuite, on n’a plus qu’à se laisser aller ; nous prenons une bonne bière dans un bar bruyant ou les clients suivent avec attention un match de football à la télévision.

En soirée, devant une pizza, je ne pourrai m’empêcher d’observer discrètement un jeune couple très amoureux ; leurs yeux brillent de bonheur et d’insouciance. Pendant l’heure et demi ou ils seront à coté de nous, les fou rires et les marques d’affection se sont succédés sans discontinuer.

Gardons cette insouciance et cette envie de mordre chaque instant que la vie nous apporte.

« Donne moi des monts et des merveilles comme si j’avais toujours vingt ans » (chanson 20ans de Johnny Hallyday)

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Dimanche 24 Novembre 2019

Aujourd’hui, est peut-être notre dernier journée piétons. En lisant quelques témoignages de voyageurs étant passés par la même opération que nous, c’est toujours un peu « compliqué » en Colombie. On se dit que dans quelques jours, on aura vite oublié ces moments d’attente qui peuvent sembler interminables.

Nous sommes Dimanche et décidons de visiter dans le vieux Carthagène les endroits ou nous n’étions pas passés. Désolé pour le nombre peut-être un peu élevé de photos, mais nous avons déjà pas mal supprimé !!!

Carthagène est touristique et cela se voit. Beaucoup de vendeurs de rues vous sollicitent mais avec une insistance moindre que dans d’autres pays…

En milieu d’après-midi, on a fait le tour du sujet et nous faisons à pied les 4 kms qui nous séparent de l’hôtel . Dans les quartiers populaires, c’est un tout autre monde. Nous l’avons déjà dit mais le bruit est omniprésent. Entre les enceintes qui crachent leurs décibels dans certaines maisons , dans les étales de marché, les conversations sans retenue, les véhicules klaxonnant pour tout et n’importe quoi, on est loin de nos villes provinciales beaucoup plus calmes.

Au milieu de tout ça, on passe régulièrement à coté de la misère humaine de certains laissés pour compte quelquefois dans un état pitoyable. Se mettre dans leur peau de ces pauvres gens, ne serait-ce que quelques secondes, crève le cœur.

Autour des marché, les plastiques jonchent le sol un peu partout ; une planète propre, ce n’est pas pour demain !

Dans le resto ou nous dînons, une chanteuse anime le repas, pendant qu’un match de foot passe à la télévision. Les bières s’accumulent sur les tables, dans une ambiance à priori bon enfant. On entend souvent dire que les Français sont de gros buveurs ; en ayant traîné dans de nombreux bars à l’étranger, la bière s’y invite beaucoup plus souvent que les jus de fruits… On doit juste boire comme un peu partout !

Demain matin 8 h, rendez-vous avec Manuel avec qui nous devons finaliser la partie, chasse aux motos !

On croise les doigts ;-))

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