Lundi 02 Décembre 2019

Nous avons décidé aujourd’hui de rejoindre Ipiales située à la frontière Colombie Equateur. Si tout va bien, nous devrions voir ce soir le célèbre Sanctuaire de Las Lajas.

En fait, tout va plutôt pas mal mais de nombreux virages en montagnes, le fort trafic par endroit, et une portion significative de travaux de titans sur la panaméricain nous retarderons quelque peu l’arrivée.

Bilan, nous arrivons à Ipiales vers 16h30 et toujours fonction de ce coucher de soleil très tôt dans la journée, le sanctuaire se visitera plutôt demain matin.

Sur les 330 Kms parcourus aujourd’hui, l’altitude a varié entre 550 m et 3 180 m, et la température de 14 à 30 degrés. Celle-ci étant d’ailleurs directement proportionnelle à l’altitude.

Alors, vous imaginez bien qu’en roulant à l’extérieur, il y a forcément quelques arrêts pour, comme on dit dans le milieu motard :

- bâcher ou débâcher !!!

Les paysages sont montagneux et verdoyants, la Cordillère des Andes pointe le bout de son nez.

Contrairement à la France, ou les animaux sauvages écrasées sur la route sont assez nombreux ( il suffit de se balader en vélo pour le remarquer), c’est assez rare en Colombie.

Probablement, la vitesse moyenne des véhicules tout compte fait assez faible laissant une chance aux « imprudents ».

Cette vitesse modérée évite aussi les accidents qui pourraient être occasionnés par de nombreuses tentatives de dépassement à l’aveugle générés par les voitures ou…. les camions.

Comme indiqué au début de ce voyage, le conducteur Colombien est globalement pacifique et ne s’énerve pas pour les fautes de conduite d’autrui.

La Colombie est dans la moyenne assez pauvre, et cela se remarque aux chiens en liberté sur le réseau routier. Depuis le temps que l’on voyage, nous avons remarqué que le niveau de richesse est inversement proportionnel à la densité de canidés en liberté sur les voies de circulation. Ces braves toutous déambulant sans contrôle, le croisement de l’amour et du hasard donne des individus de taille moyenne sans charme particulier.

En arrivant sur Ipiales, nous nous garons sur la place centrale ornée d’un bel édifice religieux. L’hôtel est non loin d’ici et Dedette et Véro font le déplacement pour la réservation.

A ce sujet, nous sommes tous les quatre complémentaires. Alain et moi nous occupons des motos, du pilotage, de quelques photos vidéos. Les filles s’occupent de la plus grosse part des prises d’images, de la cagnotte, des hôtels, des courses. Les décisions sur le parcours, les arrêts, la partie visite, sont prises en commun ; pour que l’équipe se porte bien, il faut que chacun y trouve sa place.

Il faut trouver la juste mesure, entre : faire accepter sa décision, et je m’efface !

La vie en société quoi !

Revenons-en à la place centrale d’Ipiales, Alain et moi sommes restés seuls auprès des motos en attendant Dedette et Véro.

Un quart d’heure après notre arrivée, nous avons échangés :

- Avec trois policiers à qui nous expliquons que notre stationnement dans un endroit interdit ne va pas durer ; ceux-ci acceptent sans problème notre présence momentanée et nous remercie de visiter leur pays.

- Avec plusieurs Colombiens Colombiennes très heureux de notre présence dans leur ville, qui nous souhaitent un Buen Viaje                (bon voyage) sincère et chaleureux. Certains autres parlent en abondance y compris après avoir appris que nous ne parlons quasiment pas l’Espagnol. Dans le commerce au travail, on nous disait qu’ils fallait plus écouter que parler ; c’est ce qu’on a fait ;-))

Quand les filles reviennent, ils sont à peu près une vingtaine autour de nous ; ces gens-là n’ont certainement pas la chance de pouvoir allez voir de l’autre coté de la colline.

Sachons apprécier l'opportunité que nous avons de pouvoir courir le monde, même si quelquefois les conditions peuvent être un peu rudes.

A l’instant présent, je suis devant mon ordi dans une chambre d’hôtel très correct et la nuit sera plutôt douce !

A demain, si notre ami le WI-FI fait partie de la soirée !

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Mardi 03 Décembre 2019

Frontière Colombie Equateur

En ce début de journée, comme un pressentiment que la journée serait bien (trop) remplie.

Pourtant à la base, rien d’extraordinaire en emploi du temps, la visite du sanctuaire de Las Lajas, le poste de la frontière Colombie Equateur et environ 230 kms pour se rendre à Quito ou nous avons réservé un appartement pour quatre (histoire de prendre l’apéro autour d’une vrai table!!!).

Avant de partir, on met déjà un certain temps à retrouver l’adresse de l’hébergement sur nos GPS. Quito est une grande ville et il vaut mieux programmer en amont (on ne croyait pas si bien dire).

Quelques kilomètres pour se rendre au Sanctuaire ou il n’y a pas foule, c’est mieux comme ça. L’endroit est unique et somptueux. Cette église néogothique est situé à cheval sur des gorges de la rivière Guaitara à l’endroit même ou une petite fille muette aurait retrouvé l’usage de la parole. Construite entre 1916 et 1949, elle est devenue basilique en 1954, et est aujourd’hui un lieu de culte et de pèlerinage. Forcément nous prenons encore une fois trop de photos, mais on ne reviendra probablement pas !

La visite terminée, direction la frontière qui est à une dizaine de Kilomètres. Ce n’est pas notre première loin s’en faut, mais on ne s’accoutume pas à ces endroits ou la liberté est un vaine notion !

Nous passons un premier poste immigration pour le passeport, un deuxième pour fournir le document d’importation fourni lors de la récupération des motos, voilà une affaire classée pour la Colombie. Equateur, nous voilà !

Le tampon du passeport est rapide et sans procédure particulière ; il ne reste plus qu’à faire griffer le carnet de passage en douane.

- Bonjour Monsieur , le bureau concernant nos véhicules s’il vous plaît.

- C’est par là, le bureau derrière.

- Bonjour, nous sommes bien à l’endroit des documents véhicules.

- Ah non Mr, c’est derrière ce bâtiment.

- Bonjour Mr, nous venons pour la motocycletta.

- Non Mr c’est le bureau que vous voyez là-bas.

Je ne m’y ferai jamais ; Alain comme moi supporte assez mal le coté administratif de ces endroits sans âme.

Enfin, nous trouvons le bon endroit, un couple d’anglais en camion est devant nous avec des documents ressemblant aux nôtres. Ils partent 6 mois sur le continent. C’est mon tour, on y est !

Mon interlocutrice s’adresse alors à Alain

- Vous Monsieur allez à un autre bureau

Cela sans autres explications ; Alain est ravi… et se dit qu’il va encore sûrement galérer pour trouver ce nouveau bureau !!!

On se retrouve une demi heure plus tard ; tout est ok.

Un gros deux heures pour passer la frontière, ce n’est pas si important mais cela paraît toujours plus long.

Roulez jeunesse sur la Panamerican en Equateur, les deux roues ont quasiment disparu, le bitume est parfait. L’arrêt déjeuner nous permettra de prendre un plat très copieux et bien cuisiné. Les prix paraissent être le double de la Colombie. Un café de trente Centilitres devrait nous permettre de tenir la route pour l’après-midi.

La route est superbe avec de longs virages genre épingle à cheveux très large permettant de prendre un angle sympa sans risque. A ce sujet, nous sommes très satisfaits de nos pneus mixtes.

Alain, Véro se font arrêté par la police :

- Vous fumez ? Vous vous piquez (avec les gestes appropriés).

- Non répondent-ils, on se contente de l'apéro avec les copains.

Alain ayant une info constante sur son GPS s’arrêtent à l’Equateur la latitude est de 00 00 000.

De mon coté, ouvrant la marche sans info en fixe sur l’écran, je rate l’endroit, ce qui nous vaut un demi-tour pour retourner au lieu mythique qui par ailleurs n’est pas indiqué ; au Kenya, la ligne de l’Equateur est mise à l’honneur avec un panneau bien visible.

Vers 18h à la tombée de la nuit, nous arrivons sur Quito ; super dans une demi-heure, on est à l’appartement.

C’était sans compter sur les embouteillages monstres de cette ville que nous avons à traverser en grande partie. Nous voilà englués dans cette circulation qui vous fâchent avec le développement économique des grandes agglomérations. Il fait noir, on avance à une moyenne de cinq km /h, il ne manquerait plus qu’une bonne saucée pour couronner le tout.

Devinez, la pluie bien dense arrive pour compléter le tableau ; nous avons la veste de pluie mais pas le pantalon. Pas possible de s’arrêter, il fait 13 degrés, nous voilà trempés jusqu’au slip avec encore 8 kms à faire en centre ville. Nous arrivons au bout de deux heures de bouchon, notre énergie est pour le moins émoussée, ce n’est pas très grave, dans cinq minutes on est dans un appartement spacieux et le moment nous fera déjà marrer.

En fait, personne à l’adresse, nous voilà dehors trempés sans savoir à quel saint se vouer. Deux fois avec Booking en peu de temps que l’on trouve la porte close, ce qu’on appelle la loi des séries.

Dedette et Véro échangent avec une jeune fille qui gentiment appelle l’hôte qui… ne répond pas.

Elle nous propose alors de chercher sur le net un autre numéro et revenir nous voir.

- C’est trop gentil, Mucchas Gracias (mille mercis).

Quelques minutes après, elle revient en nous indiquant que l’on va venir nous ouvrir dans vingt minutes. La nouvelle est plutôt accueillie avec enthousiasme !

La location est nettement moins bien que prévue mais on est au chaud et c’est là le principal.

L’apéro ne dure pas, on mange un bout sans traîner, demain nous serons à nouveau tout neufs !!!

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