21 Juin 2022

Mais ou est Dedette ?

 

Pas de pause aujourd’hui. Ne désirant pas faire deux cols à plus de 2000 m consécutivement, je repars dès 8H pour l’Izoard, à la fraîche.

Dedette doit prendre la route 45 minutes plus tard pour suivre l’ascension. A La Chalp, un peu après Arvieux, le téléphone sonne :

- Allo Guyno, je suis perdu !

- Ou es-tu ?

- Je suis à Château ville vieille, vers Aiguilles

- Tu as raté l’intersection à gauche vers Izoard ! Reprogramme Arvieux sur le Gps, je continue à monter

- A tout à l’heure !

 

Le temps passe, je passe Brunissard, attaque les lacets, me rapproche de la case déserte, voilà enfin le bolide :-))

Elle finirait par me manquer…

Ne désirant pas faire d’arrêt pendant cette ascension, je lance à Dedette :

- Fais quelques photos ici (la case déserte), c’est vraiment superbe !

 

Elle en a pour deux minutes, et pourra quand même faire quelques clichés avant que j’arrive en haut.

Il ne reste que trois petits kms, mais à la vitesse ou le cycliste monte, elle pourra même faire deux, trois arrêts...Sauf qu’ elle n’arrive pas et qu’à moins d’un km du sommet, je finis par m’en inquiéter.

J’arrête dans une épingle à cheveux pour l’appeler : pas de réseau, grrrr,.. Ca cogite dans la boîte à pensées : problème avec l’envol, accrochage, crevaison, tout y passe ; faire demi-tour maintenant à quelques centaines de mètres du sommet, ce n’est pas possible.

Bon, Guyno, arrête de te prendre la tête, va au sommet, et fais demi-tour pour revenir à la case déserte voir de quoi il en retourne.

Je remonte sur le vélo et peu de temps après, je vois l’envol plus bas, ouf elle arrive, au moins il y aura un petit bout de vidéo sur la ligne.

En arrivant au sommet, pas de Dedette, elle est garée un peu plus loin suite à des travaux sur tout le site. On cumule aujourd’hui.

Je me sens un peu ronchon malgré l’Izoard dans la poche.

- Dedette, que s’est-il passé à la case déserte ?

- J’ai discuté avec un homme qui m’avait remarqué sur le side-car ce matin et qui voulait en savoir plus, on a échangé… pendant un certain temps !

Guyno, ce n’est pas possible de s’inquiéter et d’imaginer un tas de trucs pour si peu…

 

Bon, on a fait une deuxième arrivée filmée en haut de l’Izoard pour de faux mais la scène sera sûrement mise à la corbeille ou le détail précisée dans la vidéo :-)) Faire une copie de l’original n’est jamais une réussite ; et puis faire semblant manque d’intégrité !

Depuis le départ, Dedette se fait effectivement souvent aborder. Une femme seule avec un side-car marqué Tour du monde dessus, ça interpelle !!! Lors d’une zone de travaux, un employé Travaux public, lui a demandé de l’emmener faire un tour… Là, le retard aurait été plus conséquent :-))

 

Pour la descente, on a été nettement meilleur. La “avec moteur” a toujours été avec le “sans moteur !!!

Le camping des cinq vallées à Briançon sera notre lieu de villégiature pendant deux jours.

Comme c’est souvent le cas maintenant, nous achetons une carte wifi pour l’alimentation de collection-d-horizons. Ca ne marche pas :

 

- Désolé Monsieur, mais ils installent la fibre dans le village et il y a des coupures.

- Non, pas des coupures mais pas de réseau du tout !

- Vendredi dernier, ça a fonctionné un peu, on vous remboursera si cela ne fonctionne pas demain.

- Vous n’y êtes pour rien mais on aurait préféré le savoir avant de s’installer...

 

Bon il y a des choses plus graves, mais vous avez remarqué dans la vie, il y a des jours ou les petites contrariétés se bousculent au portillon. Le jeu de la vie est d’apprendre à les gérer avec philosophie.

 

En terminant le compte-rendu du 20, je vous parle de temps au beau fixe depuis une longue période.

Nous sommes le 22 début de matinée, il pleut sans discontinuer depuis une partie de la nuit ; j’aurais mieux fait de me taire sur la météo :-(

Après consultation des sites sur le sujet, le 22 risque d’être bien moyen, il est bien possible que l’on aille visiter un petit resto dans le centre du vieux Briançon.

On se souviendra de ce 21 ou somme toute, l’objectif a été atteint mais juste pollué par des contrariétés sans importance.

Sénèque, il a 2000 ans en avait déjà bien conscience :

Le chemin vers l’excellence est toujours en construction ;-))

Camping Guillestre
Camping Guillestre
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Chateau Queyras, Dedette est perdue !
Chateau Queyras, Dedette est perdue !
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Izoard, dans la poche (2)
Izoard, dans la poche (2)
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Roulez, petit bolide ! (2)
Roulez, petit bolide ! (2)
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La case déserte
La case déserte
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Arrivée sur Briançon
Arrivée sur Briançon
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En descendant l'Izoard (1)
En descendant l'Izoard (1)
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En descendant l'Izoard (2)
En descendant l'Izoard (2)
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Briançon
Briançon
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22 Juin 2022

Grisaille !

 

Il y a peu, je vous vantais le camping et tous ces avantages. Bon, ça fait deux heures que je suis assis dans la petite entrée de notre “demeure” et me “déplier” ne me ferait pas de mal !!!

Dedette dort comme une bien heureuse malgré les plip plip plip continus sur la toile. Elle a cette capacité a récupérer dans de nombreuses situations et fonction de nos différentes aventures, c’est juste un bel avantage…

 

Comme je dis depuis bien longtemps : l’homme des cavernes n’a jamais été l’homme des prés. Contrairement à de nombreux animaux, nous ne sommes pas équipés pour vivre toujours à l’extérieur. Il suffit de sortir de la zone de confort pour s’en rendre compte.

Bien sûr, je souhaite que le ciel bleu réapparaisse, mais bizarrement je suis heureux sous ma guitoune. J’ai de quoi me faire chauffer un café, manger un bout, la toile est pour le moment étanche, si ça ne s’améliore pas, on choisira dans le dur les prochaines nuits, un tas de SDF envieraient notre situation…

 

Bon, il est 9h15, je me prépare mon troisième café, je reviendrai plus tard sur cette journée qui comme toutes les précédentes, sera différente de la veille ;-))

 

La météo étant ce qu’elle est, on va en profiter pour faire quelques achats nécessaires à notre voyage. Entre autres, une coque étanche pour l'IPhone. Bon, après plusieurs tentatives dans différentes enseignes, je crois qu’on finira par en commander une sur le net…

Je me suis souvent demandé quelles mauvaises ondes il pouvait y avoir dans les commerces de grande distribution, mais ils ont l’art de m’épuiser ; le vélo me fatigue moins !

 

Comme envisagé hier, on déjeune dans un petit restaurant dans le centre de la vieille ville. Nous mangeons ici parmi les meilleurs sandwichs de notre vie ; les géants de l’agroalimentaire feraient bien de s’en inspirer. Ah, j’oubliais, ils ne sont pas là pour faire de la qualité…

 

Le service n’est pas rapide, mais les produits sont excellents, et la gérante de ce petit commerce fait le maximum avec le sourire et la gentillesse. Puisses-t-elle obtenir un revenu correct de son activité !

 

En début d’après-midi, nous visitons la ville fortifiée, la collégiale Notre-Dame et St Nicolas en travaux. La ballade est écourtée par le retour de la pluie.

Le fort de Briançon tel que nous le connaissons à été construit par Vauban début XVIII siècle. Place militaire renommée pendant de nombreuses années, il est aujourd’hui principalement un lieu touristique visité par de nombreux voyageurs.

Briançon la sous-préfecture des Hautes Alpes est considérée comme la plus haute ville de France, le coeur de la ville étant à 1326 m. D’autres villages ou hameaux ayant des altitudes plus élevés briguent le titre mais ne sont pas, rapport à leur nombre d’habitants assimilés à des villes.

Un peu comme la guéguerre que se livre Ushuaia en Argentine et Punta Arénas au Chili pour être la ville la plus Australe du monde.

 

En fin d’après-midi, le wifi du camping fonctionne et votre narrateur est content ; l’histoire des derniers jours va s’imprimer définitivement sur la toile. Dans quelques années, il suffira de lire quelques phrases pour ouvrir les tiroirs de la mémoire et ainsi retrouver les images du passé ;-))

Encore dans les bras de Morphée
Encore dans les bras de Morphée
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Plip plip plip sur la toile
Plip plip plip sur la toile
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Peinture Briançon
Peinture Briançon
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Briançon sous un ciel gris (1)
Briançon sous un ciel gris (1)
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Briançon sous un ciel gris (5)
Briançon sous un ciel gris (5)
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Briançon, ville de cyclisme
Briançon, ville de cyclisme
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Briançon sous un ciel gris (2)
Briançon sous un ciel gris (2)
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Briançon sous un ciel gris (3)
Briançon sous un ciel gris (3)
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Briançon sous un ciel gris (4)
Briançon sous un ciel gris (4)
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23 Juin 2022

Lautaret, Galibier, Télégraphe...

Le titre est trompeur, le col du Lautaret long mais à la pente assez douce, permet d’atteindre 2057 m qui sont autant de gagné sur le Galibier. Ensuite c’est 8,6kms avec un finish qui a des passages à 14%.

La forme est là, je souffre un peu sur la fin du Galibier mais rien de trop compliqué. Comme bien souvent, le vent est bien présent au sommet. La température est de onze degrés, je me couvre rapidement, car comme d’hab, mes deux maillots sont dégoulinantes de sueur !

Pas d’aménagement en haut de ce col qui culmine à 2642 m. Nous avons eu de la chance, le temps lors de l’ascension était magnifique, ce qui ne sera pas le cas en après-midi.

Pendant la montée, je réfléchissais sur les multiples possibilités de tout à chacun en matière de performances. Le travail, l’entraînement, l’âge sont bien sûr des critères importants mais avant tout, je reste convaincu que l’on naît avec un capital inné ou pas !

Le vainqueur d’un tour de France pédalait déjà certainement très bien ado, sans être encore conscient de son potentiel.

Minos, j’ai pratiqué le football et déjà on remarquait sans peine la technique des uns et des autres. Perso, le grand esprit avait oublié de cocher cette qualité là !

Pour revenir sur le cyclisme, la grande majorité réalise des ascensions entre 8 et 12, voir 15 km/h dans les cols faciles. Les pros de leur coté montent entre vingt et trente !!!

Pour ce qui est de l’âge, il est possible de faire pendant bien longtemps. Avec le recul que j’ai sur le quasi demi-tour de France réalisé, seule la puissance diminue, mais l’endurance reste encore tout à fait correct. Ce qui est le plus flagrant, c’est la diminution des braquets pour passer.

Pour les connaisseurs, à quatorze ans, je passais le Galibier avec un 46 30, j’avais aujourd’hui un 34 28 et j’ai fini dans le raidillon avec un 34 32 !!!

A propos de braquet, un cycliste m’a doublé vers le sommet ; il était resté sur le grand plateau et qui plus est, sur un pignon intermédiaire, impressionnant !!! J’ai eu beau chercher l’emplacement de la batterie, ça me paraissait être un vélo “normal”…

Lors de la descente du Galibier en commun, nous croisons un grand nombre de cyclistes. Petite parenthèse sur ce col, c’est pour nous deux, l’un des plus beaux des “Grandes Alpes”.

De son coté, Dedette,  oublie de fermer le top-case et Pq, casquettes, sac à dos s’envolent. Oups, arrêt d’urgence, réintégration dans la bagagerie.

Pendant ce temps, Guy-No se demande : mais ou est  Dedette  ???

 

Un arrêt pique-nique à Valloire nous fera une pause bien agréable avant d’entamer quelques kms de montée pour arriver au col du Télégraphe. Le dénivelé positif sera de 1632m pour cette journée.

Au camping, en fin de soirée, trois mobylettes arrivent de Valenciennes en trois jours (!!!) pour un rassemblement ce week-end à St Michel de Maurienne. Le retour se fera la semaine prochaine de la même manière...

 

Nous sommes le 24 juin, il est 7h00, j’entame le résumé de la journée d’hier avec le casque audio sur les oreilles devant la montagne qui doucement, s’éclaire. Le ciel, avec ses tableaux superbes aux éclairages changeants, inaugure le bal d’une nouvelle journée de vie…

 

Magique, inspirant, dynamisant…

Départ du 23 Juin 2022
Départ du 23 Juin 2022
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On en apprend tous les jours !
On en apprend tous les jours !
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Col du Lautaret (1)
Col du Lautaret (1)
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Arrivée au col du Lautaret (2)
Arrivée au col du Lautaret (2)
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Col du Galibier (8)
Col du Galibier (8)
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Col du Galibier
Col du Galibier
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Elle est pas belle la vie !
Elle est pas belle la vie !
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Pique-nique à Valloire
Pique-nique à Valloire
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Col du télégraphe
Col du télégraphe
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24 Juin 2022

La pluie s'invite !

25 Juin, il a fait  petit 7 degrés cette nuit, on était bien sous le couette ! J'ai une salle à dispo pour ma prose journalière, c'est super !

La météo annonçait une belle matinée et une forte dégradation entre 12 et 16h. A nous de partir assez tôt pour faire les cinquante kms qui nous séparent de Bessans sous un ciel clément ;  les évènements ne se déroulent pas toujours comme on les imagine…

En fin de petit déjeuner, l’un des “pilotes” de mobylette s’attarde devant l’envol et adresse la parole à Dedette à propos de l’Hayabuza, modèle de notre moto. La conversation s’engage et je propose au bout de quelques minutes qu’il nous parle en vidéo de leur périple en France avec leur cinquante cm3.

- Non, personnellement, je ne suis pas doué pour ça mais mon ami le ferait avec plaisir. De plus, il serait ravi de vous rencontrer ; mais il se réveille souvent assez tard…

Une rencontre différente avec un petit interview à la clé, vaut bien de partir un peu plus tard quitte à prendre une ou deux averses !!!

Il est environ 9h30, voilà notre homme accompagné de son ami rencontré en début de journée. Jonathan est bavard, passionné, sensible, généreux. La conversation est vivante, chaleureuse et rapidement,  il nous invite à venir dîner et coucher chez lui lors de notre futur passage dans le Nord.

- Si le grand esprit le veux, tu peux compter sur nous, on s’appelle quelques jours avant !

C’est leur premier trip de ce genre avec leurs charmants deux roues. Jonathan est en Honda Monkey, Fred son ami en Motobécane. En parlant de leur traversée de la France, on ressent le bonheur du challenge réussi. Ils peuvent être fiers de leurs parcours !!!

Le temps passe… On se quitte, nous leur promettons un passage à Valenciennes.

Voilà un début de journée bien inattendu :-))

Il est quasi 11h, j’enfourche ma bicyclette, je pars sous un ciel gris pour seulement cinquante kms mais avec un dénivelé de 1100m dont le col de la Madeleine.

Un peu avant Lanslebourg, Dedette me rejoint, il nous reste 13kms ; on se retrouve au camping. En traversant Lanslebourg, je relate sur ma petite caméra les souvenirs de mes quatorze ans dans ce charmant village. On est en 1973, je grimpe mes premiers cols ; j’ai déjà l’envie de rejoindre la ligne d’horizon…

Contre toute attente, je tombe sur Dedette garée au bord de la route :

- Guyno, je me disais qu’un petit café, ça pourrait être sympa

- Oui, c’est une bonne idée.

Pendant qu’on profite d’un excellent “noir allongé”, la pluie redouble et une fois assis bien au sec, le courage manque pour retourner “au charbon” !

- Ils font aussi crêperie ici, on pourrait manger ici !

- Allons-y, on sera un petit moment au chaud.

Dans le restaurant, un couple avec leur fille trisomique déjeunent non loin de notre table. Les regards de cette jeune fille pour ses parents sont juste étincelants d’amour et de chaleur humaine. Une intensité aussi puissante est extrêmement rare chez les personnes dites “normales”. L’autre a toujours quelque chose à nous apporter. Les sociétés modernes nous mettent en concours au lieu de nous apprendre à se nourrir des qualités de son prochain..

En repartant vers quatorze heures, la pluie bat le pavé, il fait frais, mais le col de la Madeleine a vite fait de réchauffer l’organisme en pleine digestion !!!

Arrivé à l’Illaz le camping municipal de Bessans, village de 300 âmes, la blondinette manque à l’appel. Deux appels sur son téléphone sonnent aux abonnés absents.

- Ce n’est pas possible, ou est-elle ?

La pluie redouble, je m’abrite dans les toilettes et, je m’inquiète un peu, beaucoup !

Un petit quart  d'heure passe, je file sur Bessans à deux kms :-((

Arrivée au village, voilà l’envol qui apparaît :

- Je m’inquiétais !

- Je suis allé trop loin, je ne pensais pas que tu serais déjà là !

dit-elle en se marrant…

- Fais moi pas ça tous les jours…...

Au camping, la pluie a cessé, le ciel bleu a remplacé les nuages, la montagne est magnifique, l’emplacement est immense… On ne pouvait rêver d’une meilleure fin de journée.

On doit rencontrer demain Thiérry, un copain de longue date résidant sur Chambéry pour monter ensemble l’Iseran. Nous sommes tous les deux très heureux de ces retrouvailles dans ces conditions particulières. Selon les prévisions, le ciel bleu fera partie du menu.

Encore une fois, ma devise préférée prendra tout son sens

Tout ce qui n’est pas partagé est perdu !

Rencontre avec Jonathan de Valenciennes
Rencontre avec Jonathan de Valenciennes
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Sur la route, la grisaille et la pluie (1)
Sur la route, la grisaille et la pluie (1)
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Sur la route, la grisaille et la pluie (2)
Sur la route, la grisaille et la pluie (2)
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Paysages environnants notre emplacement ! (2)
Paysages environnants notre emplacement ! (2)
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Paysages environnants notre emplacement ! (4)
Paysages environnants notre emplacement ! (4)
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Emplacement, spacieux...
Emplacement, spacieux...
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Paysages environnants notre emplacement ! (1)
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Moment rare !
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Paysages environnants notre emplacement ! (3)
Paysages environnants notre emplacement ! (3)
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