
Collection d'horizons
Tour du monde
10 Novembre 2024
P… de camions !
Pendant le petit déjeuner avec Jünger, un policier arrive nous indiquant un départ dans la demi-heure qui vient
- Non, nous ne serons pas prêts. Un peu plus tard…
Dit de manière différente, ils ne vont pas nous lâcher avec leur accompagnement sécurité :-(
Tous les trois, cela commence à nous peser !
Ça me rappelle un échange avec un policier Tanzanien :
- C’est la première fois que je viens dans votre pays, c’est aussi la dernière fois !!!
Hier soir, j’ai eu une conversation semblable avec l’un de nos ‘accompagnateurs’…
Avant que Jürgen soit prêt, on a un peu de temps pour échanger avec ‘l’équipe du matin’. On parle politique, différence entre nos deux nations, religion. L’un des interlocuteurs me parle de l’autorisation céleste d’avoir quatre femmes. Et cerise sur le gâteau, si je peux m’exprimer ainsi, on peut remplacer par une autre en cas de décès !
- Dis-donc, elle n’aurait pas été écrite par des hommes cette règle !
Je me suis bien gardé de lui exprimer ma pensée sur le sujet...
Mentionné dans la vidéo sur l’Himalaya, je me suis toujours posé la question pourquoi les gens se battent sur la conception de l’amour.
- Ta manière d’aimer n’est pas la bonne, alors je vais entrer en guerre contre toi !!!
Perso, je n’y vois malheureusement qu’un instrument de pouvoir millénaire...
Revenons à nos moutons, somme toute assez présents dans la région :-)
Cette prise en charge probablement justifiée au Baloutchistan l’est beaucoup moins aujourd’hui.
On pourrait même être encadrés jusqu’à Islamabad !!!
Voilà un élément dont on parle peu, probablement en raison du nombre de voyageurs très limité tentant ce genre de périple.
La liberté de faire comme on le sent, est totale en Iran, et pour le cas présent au zéro pointé :-(
En sortant de l’hôtel, on passe du calme d’un parking privé à une jungle routière visuelle, auditive olfactive...
Compensation, non des moindres, le Pakistan offre un spectacle de rues, de routes, unique, incroyable, un cran au dessus l’Afrique pour la partie que l’on connaît !
L’ombre au tableau est qu’une majorité des images est liée à la pauvreté du plus grand nombre. Certains bidonvilles de tentes au bord de la route laisse entrevoir le dénuement le plus total.
Les différents arrêts ne se soldent par par le don de pastèque, de bonbons comme c’est le cas en Iran, mais plutôt par des contacts fréquents avec la mendicité.
Pour les copains copines présents lors de notre voyage en Inde en 2006, le Pakistan des villes et de la circulation est un copier coller de ce que nous avons connu il y a dix huit ans !
Encore une fois, la pauvreté n’empêche pas les échanges de sourires dans un trafic plutôt lent.
Déjà évoqué à plusieurs reprises, c’est un élément de communication qui s’est, à mon humble avis raréfié dangereusement dans nos sociétés dites modernes. Un peu comme si la réussite matérielle empêchait la joie de vivre.
Le ‘faire sérieusement sans jamais se prendre au sérieux’ devrait être adopté par beaucoup.
Ce n’est que mon avis !
Un exemple aujourd’hui : vous verrez deux photos du même véhicule qui transporte femmes et enfants entassés comme c’est pas possible ! On peut sans peine imaginer une promiscuité difficilement supportable et des biens matériels juste vitaux.
A notre passage, ils ont entonné une chanson en frappant des mains !!!
Au Pakistan, les héros ne sont pas les voyageurs mais les autochtones qui supportent des conditions de vie d’un inconfort notoire.
C’est la période des foins et les chargements sont juste de tailles hallucinantes, on prendra plusieurs photos.
En fin de journée, on finit les derniers km de nuit. Ce sera suffisant pour croiser un chargement d’herbe beaucoup plus large que la signalisation laissait imaginer, sur notre voie ou il n’a rien à y faire. Je réussirai à l’éviter au dernier moment !!!
Je ferai moins bien quand nous serons serrés par un camion à notre gauche nous envoyant ‘gentiment’ dans celui qui est à notre droite. Sur ce coup-là une partie de la fibre de l’aile du Sauvage souffrira sans toutefois se désintégrer. Merci Albert (le constructeur) de mettre la dose quand tu construis les coques des side-cars.
Dedette a vécu les évènements de très près !!!
On va essayer de rester entier dans cette jungle routière.









11 Novembre 2024
La décision n’était pas prise hier soir, mais en prenant le petit déjeuner avec Jürgen, on se dit qu’une journée de repos ne peut pas faire de mal.
Nous allons juste demander aux militaires de faction de nous emmener en ville pour achat de nourriture, change et carte sim. Pour cette dernière, on nous répond que cela n’est pas possible pour les étrangers ! Pour le reste, le jeune policier doit demander à son commandement.
Autorisation refusée dans un premier temps, puis accordée. Nous voilà à l’arrière du pick-up poussiéreux pour s’entendre dire deux km plus loin :
- On retourne à l’hôtel, nous n’avons pas la permission...
Vers 12 heures, alors que nous réparons comme nous pouvons la fibre de l’aile avec du scotch Américain, le jeune policier du début de journée nous lance :
- Nous allons déjeuner, ensuite, nous pourrons aller en ville avec vos motos pour les courses, le change et peut-être de la bière !
L’ordre, le contre-ordre, pas de permission, la permission !!!
J’avoue qu’une bonne bière bien fraîche pourrait nous faire grand plaisir. La dernière consommation d’alcool date de début Octobre en Iran. On n’a pas fait de manque depuis, c’est bon signe ;-)
Je reviens sur ce que j’ai dit rapport aux militaires du premier convoi. Depuis trois jours, dans notre cas, ce ne sont que trois touristes qui mobilisent un paquet de personnes pour traverser le pays !!!
Nous avons regardé sur le net avec Dedette les soucis éventuels qu’il y a eu au Pakistan avec des touristes. Ils sont rares mais… les touristes sont rares, voir inexistants dans la région :-(
Si vous voulez vous inquiéter outre mesure, allez sur le net et vous prenez dans la foulée l’avion pour un retour à la casa !
Malgré toutes les incertitudes, les difficultés, on se répète souvent avec Dedette :
- On ne voudrait pas être ailleurs…
La sortie dans la jungle routière, euh pardon, en ville, nous sort de la quiétude de l’hôtel confortable ou nous avons élu domicile.
Peu de monde au bureau western union, mais à la supérette ou je resterai dehors avec l’un des policiers, les arrêts intempestifs près du Sauvage sont en flux continu. Le policier passe son temps à dire aux autochtones de filer leur chemin. Deux solutions pour être tranquille, rouler ou se garer dans un parking privé. La prochaine fois, on se déguise en Pakistanais :-))
Pour les bières, on rentrera bredouille :-(
Un élément nous surprend tous les jours depuis notre arrivée dans le pays, dans les villes, la proportion d’hommes est ultra majoritaire. Où sont les femmes ???
Probablement à la maison à s’occuper des nombreux enfants et préparer les repas.
En fin de journée, nous appelons la famille et passons des moments d’échanges délicieux.
Nous joignons une photo d’Anabelle Yann avec Clarisse Elisa nos deux petites filles.
On le savait avant le départ, nos proches nous manquent. C’est la règle du jeu.
Les retrouvailles n’en seront que meilleures !
Pour la première fois depuis un bout de temps, en écrivant ces lignes j’écoute des chansons Françaises sur un site bien connu non disponible depuis un bout de temps. Le contact avec les racines réchauffe le cœur et l’âme mais comme nous le précisons un peu plus haut :
On ne voudrait pas être ailleurs !!!
A l’instant ou j’écris ces mots, arrive la superbe chanson de Grand corps malade :
L’ombre et la lumière…
Un petit proverbe du Dalai Lama :
‘Donner à ceux que vous aimez des ailes pour voler, des racines pour revenir, des raisons pour rester’









12 Novembre 2024
En partant de l’hôtel, je n’ai pas pu m’empêcher avec l’un des employés côtoyé depuis deux jours :
- Vous ne souriez jamais ???
Et là, miracle, le jeune homme m’a fait voir ses belles dents bien blanches !!!
Forcément, Dedette m’a trouvé un peu chiant sur le sujet, mais j’ai toujours du mal à voir certains employés de commerce arborant le plus souvent des têtes d’enterrement…
Pas eu l’impression qu’il m’en voulait :-)
Ce matin, pas de ciel, tout est gris avec cette sensation de faux brouillard. Ce temps triste, et cet environnement pauvre frisant souvent la survie de la population donne une sensation bizarre, un peu comme si on avait été téléporté dans un autre monde…
Il ne faut pas nous en vouloir pour les photos pas toujours de bonne qualité. Nous les prenons en roulant n’ayant pas le choix de nos faits et gestes !!!
Pendant une trentaine de km, on pensera avoir perdu l’escorte, trop contents ! On les retrouve derrière nous après ce faux espoir :-(
En remontant vers Islamabad, la circulation se fait moins ‘sauvage’ sur la highway qui n’en a que le nom. De temps à autre, l’environnement visuel respire une organisation un peu mieux réglée.
260 km à la base pour rejoindre Multan, la police nous en fera faire 310 ! Nous ne passerons pas au plus court,
- C’est dangereux !
Au fil des jours, on se demande la part de danger réel et la part d’un gouvernement ne désirant pas que les touristes puissent aller où bon leur semble. Le refus d’une carte sim n’est pas liée à un quelconque danger...
On n’aura probablement jamais la réponse.
Une chose est sûre, c’est qu’il y a des moments dans la journée ou ça nous gave vraiment.
A l’hôtel de Multan, on nous interdit même de sortir dans la rue !
- J’ai besoin de savoir ou vous allez demain et à quelle heure vous partez.
- Je peux aussi vous donner ma taille, mon poids, et quand je câline avec Madame !
Guyno, tu t’emportes…
Certains pays ne vous laissent pas de souvenirs marquants, au niveau du Pakistan, on est tranquille, le souvenir sera indélébile.
Vous l’avez compris, sans changement des conditions de déplacement, on ne s’éternisera pas dans le pays. Nous irons tout de même à Islamabad et Lahore où nous avons des contacts.
On espère une amélioration de nos sensations en fin de séjour…









13 Novembre 2024
En totale immersion, enfin !!!
La réservation de l’hôtel est faite à Faisalabad, l’étape ne fait que 250 km, on devrait arriver en milieu d’après-midi. On ne devrait jamais trop planifier en terre inconnue !!!
Les 460 Roupies demandées en quittant l’hôtel étaient injustifiées :
- Mais nous avons déjà payé les taxes hier soir !
- Oh, excusez moi, je me suis trompée…me dit la jolie Pakistanaise.
Une erreur ou un essai de faire un peu de marge supplémentaire (au Pakistan, je ne dirais pas faire du gras !) , la question reste posée...
Dans le parking de l’hôtel, le gardien avec son fusil proche de nous quand nous préparons notre départ me gonfle un peu lui aussi.
- Ne nous inquiétez pas, on ne pas va s’envoler !
Vers neuf heures, nous voilà une nouvelle fois avec escortés, mais à la différence près des jours précédents, je supporte de moins en moins malgré les ‘appels au calme’ de Dedette.
Pour faire simple, je ne suis pas désagréable avec la police mais pas non plus très jovial :-(
Ils n’y peuvent rien mais leur coté moulé aux décisions a tendance à m’exaspérer.
Le devoir de réserve au moins en échange verbal devrait de temps en temps s’assouplir un minimum. Ce n’est que mon avis ;-).
La sortie de Multan est polluée et les yeux nous piquent seulement quelques km après le départ. Nous passons à coté d’une usine crachant dans l’atmosphère d’épaisses fumées provenant de plusieurs cheminées… On ne fait que passer, les autochtones vivent ici en permanence !
Le réseau routier du jour est mauvais et on est copieusement secoué. Les Tuctucs très nombreux servant de taxis n’ont pratiquement pas de suspension à l’arrière. Je ne vous dis pas l’inconfort subi pour les passagers.
Toute une partie de notre avancée donne l’impression d’être en permanence dans des zones habitées. Le grouillement dans les centres des villages est toujours impressionnant et on en rajoute toujours un peu au niveau des photos vidéos. Bonjour le tri en arrivant en France !!!
Au déjeuner, j’ignorerai totalement nos chers accompagnateurs. Ce n’est pas malin mais faire mieux était au dessus de mes forces.
Je ne savais pas que cet état d’esprit augurait un heureux évènement !
A environ 50 kms de Faisalabad, le pick-up militaire qui nous précède roule très lentement.
Une impulsion soudaine m’incite à les doubler en accélérant sensiblement et continuer sur ma lancée. Un petit km plus loin, on tourne à droite pour prendre l’autoroute normalement interdite aux motos. Jürgen me suit, la voiture escorte a disparu, yes !!!
Les deux voitures de police aperçues le long de notre voie ne bouge pas à notre passage.
Pas de nouvelles, bonne nouvelle jusqu’à notre arrivée à l’adresse de l’hôtel dans une rue très étroite ou certain croisement se font au cm ! Gardons notre calme.
Pas d’hôtel, et les demandes de renseignements se soldent par des échecs. Dans une autre rue parallèle, c’est du copier coller à la différence près qu’un jeune Pakistanais se propose de nous emmener au bon endroit.
Demi-tour, nous voilà dans la cohue à suivre quelqu’un qui manifestement ne sait pas plus que nous où se trouve l’établissement. Il s’arrête souvent pour demander aux piétons des renseignements jusqu’au moment ou l’un d’entre eux nous propose d’aller chez lui pour prendre le thé et essayer de trouver sur le net le numéro de l’hôtel.
On se retrouve rapidement dans une habitation ou il vit avec sa famille à coté d’une petite fabrique de vêtements, pour y boire un délicieux thé au lait.
L’hôtel réservé ce matin ne s’avère exister que sur les logiciels de carte mais pas en réalité.
Faisal, c’est son prénom nous dit alors :
- Je vais venir avec vous en ville. J’y habite depuis vingt ans, je connais plusieurs hôtels et vous aurez des tarifs plus intéressants si c’est moi qui demande
- OK, c’est vraiment gentil, ne roule pas trop vite, histoire que l’on ne se perde pas !
Les trois premiers arrêts se soldent pas des échecs, tout est complet.
Faisal décide de nous laisser sur un parking motos et m’emmener en laissant Jürgen Dedette et le premier jeune homme rencontré en début de recherche à coté du Side et de la Ktm.
Me voilà sur un 70 cm³, ma foi assez confortable, les cheveux aux vents dans le sens de la voie, ou pas, avec certains feux rouges juste là pour la décoration.
Au deuxième hôtel, des chambres sont libres, qui plus est, à un tarif correct.
- Il vous faudra aller vous déclarer au poste de police situé en face de l’hôtel.
- Et m…
Bon, on sait ou coucher, c’est déjà bien, très bien…
On retourne chercher la petite troupe au parking, on passe au poste (…), et prenons nos chambres :-)
En traversant à pied l’avenue, Faisal et Shafqat jouent les ouvreurs au milieu de véhicules ne ralentissant qu’en forçant outre mesure notre priorité ; âmes sensibles, s’abstenir !
Faisal nous accompagne demain pour aller, on l’espère acheter une carte sim.
Deux évènements étaient de bonne augure en ce 13 Novembre 2024, les 42 ans de Faisal, et nos 43 ans de mariage civil.
Première fin de journée sans accompagnateurs, la vraie vie ;-)
‘La liberté ne se donne pas, on la prend’
Lawrence d’Arabie









14 Novembre 2024
Pour la première fois au Pakistan, le petit déjeuner est complet, dans le style que ce que l’on avait en Iran.
Vers dix heures, Faisal, est là pour nous aider dans notre recherche de change, de cartes sim et autres bricoles comme un câble informatique. Nous prenons un tuctuc pour nous rendre en centre ville.
Comme on le soupçonnait, les suspensions arrières oscillent entre très dures et bien raides !!!
Faisalabad qui compte 3 800 000 habitants est la capitale de la région.
Nous commençons la journée par la visite du musée d’histoire de la ville, qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
Le Pakistan a l’air champion des procédures, un passage à un cabinet de change nous confirme cette impression que nous avons depuis le départ. On nous demande le passeport, le visa, les signatures, le justificatif d’identité de Faisal avec prise de documents aussi pour lui...
pour cent € !
Ensuite, Faisal commence à nous faire visiter les particularités de l’agglomération. On se dirige vers le rond point du centre ville ou arrivent huit voies chacune spécialisée dans un domaine du commerce. Comme toujours, la marchandise déborde quelque soit le domaine. Les petites motos sont les reines du déplacement dans ces environnements. Nos cylindrées Européennes ne seraient d’aucune utilité dans ces cités.
Nous prenons un excellent milk-shake en contemplant le spectacle sans cesse renouvelé de ces humains vivant en permanence dans ce grouillement incessant accompagné de pollution sonore continue...
Je remarque que Faisal est appelé souvent sur son portable et finit par comprendre que c’est la police qui veut avoir des nouvelles des trois touristes !!!
Hier soir, en déclarant notre présence, il lui avait été demandé de fournir son numéro personnel !
Il m’indique que la police veut revenir en garde rapprochée pour notre sécurité… Sans surprise, nous les voyons avec leur pick-up. Quatre hommes en descendent à notre arrivée.
Notre guide d’un jour sert d’interprète :
- Je lui demande de préciser que nous ne voulons pas de leur présence, et que nous sommes prêts s’il le faut, à leur fournir une attestation signée en les déchargeant de leur responsabilité.
Comme vous pouvez vous en douter, je suis infoutu de savoir si nous avons le moindre choix sur le sujet.
Contre toute attente, ils acceptent de partir en ayant, si j’ai bien compris, eu peur que j’appelle l’ambassade de France. Tiens, je n’y avais pas pensé :-)
Nous voilà tranquilles au moins le reste de la journée, demain sera un autre jour.
Notre achat de carte sim nous montrera encore une fois un pays à l’administration étouffante. Jugez plutôt : nom du père, photocopie du passeport, de l’e-visa, prise d’empreinte, copie de la carte d’identité de Faisal, prise de ses empreintes…
Voyant le temps passé pour notre carte sim, Jürgen abandonnera et rentrera directement à l’hôtel. Sa cheville abîmée depuis sa chute dans le sable en partant de Taftan, le fait souffrir…
Pas possible de terminer ce résumé sans mettre à l’honneur Faisal qui, après nous avoir aidé hier soir, a passé une bonne demi-journée juste pour nous rendre service et nous faire découvrir une partie de Faisalabad sans rien demander en retour !
Cette rencontre était inenvisageable avec la présence permanente des forces de l’ordre écartant plutôt la population à notre passage.
Islamabad est la prochaine étape, Jürgen devrait rester une journée de plus à Faisalabad pour soulager sa blessure. On devrait se retrouver un peu plus tard...









15 Novembre 2024
320 km pour rejoindre la capitale, en passant par l’autoroute, on en a pour une demi journée sans se bousculer, c’est parfait.
C’était sans compter sur un employé zélé ayant un doute sur notre possibilité à prendre ce type de voie. Les motos y sont interdites au Pakistan mais on parle le plus souvent de 70 cm³ !
- Je vais appeler mon supérieur.
- Mon supérieur va appeler le capitaine.
- Montrez-moi les documents du véhicules.
On attend pas loin d’une heure pour un ‘peut-être bien que oui peut-être bien que non’ !
La journée est à peine commencée, j’ai déjà les abeilles !!!
Après tous ces échanges, on a même droit à un :
- La police va vous accompagner pour votre sécurité.
- Jeune homme, on va faire simple, on prend nos cliques et nos claques et on prend les routes secondaires. Sans plus attendre, la petite équipe laisse la voie rapide pour, on le verra plus tard, des routes… secondaires :-(
C’est quarante km de plus avec un réseau de temps en temps ‘en devenir’. Sur cette histoire, nous perdrons plusieurs heures et si on ne veut pas rouler trop longtemps de nuit, on ne peut même pas prendre le temps nécessaire pour les clichés.
Lors d’une courte pause café dans la nature, une voiture haut de gamme s’arrête. Trois Pakistanais bien habillés en descendent. Après un échange de quelque minutes, ils nous proposent de revenir sur nos pas pour déjeuner à la maison et rester coucher ce soir.
Notre hôtel est réservé, nous déclinons. Nul doute que l’on aurait été bien accueilli…
En milieu d’après-midi, on se retrouve sur des pistes poussiéreuses pendant de nombreux km, nous ne pourrons encore une fois éviter le roulage nocturne.
On ne vous en a pas encore parlé, les déchets au Pakistan sont partout. Sur le bord des routes, dans certains villages, près des bidonvilles de tentes, aujourd’hui dans un canal avec une eau souillée ! Sur la piste, nous passons à coté d’une décharge sauvage avec l’option olfactive généreuse !!!
Toutefois, en remontant vers le Nord, la pauvreté recule indéniablement, et sans parler de confort, les villages traversés paraissent mieux structurés.
A environ cent km d’Islamabad, la route s’améliore pour notre plus grand plaisir.
A quarante km de notre arrivée, une pause thé au lait dans un bar nous est offert par deux Pakistanais installés à la table d’à coté. L’un d’entre eux appelle notre coucher pour prévenir de notre arrivée et de notre demande de dîner à la Guest House.
Le temps de la conversation me paraît assez long mais l’on nous dit que c’est ok.
- Vous êtes courageux de faire toute cette route sur votre drôle de véhicule.
- Courageux, on ne sait pas, un peu fous, sûrement ;-))
Arrivés à la chambre, le propriétaire nous indique nous avoir envoyé un message nous indiquant qu’il n’était pas possible de venir aujourd’hui.
- Euh, la carte sim achetée hier ne fonctionne pas, je n’ai pas reçu votre message.
Décidément, rien n’est simple dans ce pays…
Il nous emmène un peu plus loin ou il a trouvé un autre gîte, très confortable mais pas vraiment au même tarif. On pourra revenir demain chez lui, la chambre sera libre. A la bonne heure !
Huit heures sur la route aujourd’hui dont 7h30 de roulage dans des conditions ou l’attention est permanente, c’est… suffisant !
Devinez, on a dormi comme des bienheureux :-)
Un petit proverbe Irlandais :
‘ Le rire et le sommeil sont les meilleures remèdes du monde’









16 Novembre 2024
Fin de matinée, en cherchant une supérette, un homme d’un certain âge offre à Dedette un bouquet de petites jonquilles. Il accepte avec plaisir une photo souvenir.
La note réglée dans l’épicerie nous laissera fortement l’impression que le commerçant a appuyé sur le crayon...
Nous effectuons un peu de change dans un bureau ou on nous offre le thé et discutons un bon moment !
C’est la première fois que nous déménageons pour aller à trois km !
Nous rejoignons en effet la Guest House que nous aurions dû récupérée hier.
Le quartier n’a rien a voir avec les zones habitées que nous avons traversées depuis notre arrivée dans le pays. Sans chercher dans le détail (…), nous sommes dans un confort à l’Européenne.
Nous consacrons l’après-midi à un nouveau nettoyage du Sauvage, à l’entretien général, au changement du pneu arrière. A ce sujet, il a 27500 km de voyage dans la gomme et pourra servir de roue de secours en cas de nécessité. Les repères d’usure étant à peine atteint.
Une des visses soutenant le feux arrière s’est fait la malle, je fais un bricolage de fortune en attendant de trouver le nécessaire sur Lahore.
Passer la chiffonnette quasi tous les jours pour la poussière, on finirait par se lasser…
Le Pakistan fait partie des pires pays pour salir, ne serait-ce qu’avec l’air toutes les parties des véhicules. C’est sans compter sur les pistes qui en ajoute une belle couche…
Fin de soirée, on retrouve quelques copains en vidéo, pour notre plus grand plaisir !


17 Novembre 2024
Les filles venant nous voir dans un mois, on s’est dit que ce n’était pas une mauvaise idée d’en profiter pour commander un nouveau téléphone appareil photo. Celui de Dedette date et on n’est pas satisfait des prises de vue obtenues surtout en prévision d’agrandissement probable…
En partant d’une connaissance sur le sujet proche de zéro, ça prend un peu temps et on y passe une partie de la matinée.
Ensuite, nous prenons l’air à Islamabad ou nous voyons pour la première fois depuis quelques jours un ciel bleu.
La mosquée Faisal, est à trois km de notre coucher.
Nous sommes dimanche et sans que ce soit la cohue, il y a de nombreux visiteurs.
Le demande de selfie avec les étrangers que nous sommes est fréquente...
Nous n’étions pas plus enthousiasmés que ça en voyant les photos sur le net. Le rendu en visuel direct est nettement plus flatteur !
Le projet de la construction date de 1966 lors de la visite du roi d’Arabie Saoudite Fayçal Ben Abdelaziz Al Saoud.Après son assassinat en 1975, la mosquée se voir attribuer son nom.
La capacité totale du site est de 74000 personnes !
Elle est la plus grande mosquée du Pakistan et la quatrième dans le monde.
Ensuite, nous prenons une route sinueuse sur les hautes collines verdoyantes qui bordent Islamabad. Nous profitons de plusieurs vues sur la capitale réputée pour ses nombreux espaces verts. Construite dans les années soixante, pour les catégories sociales plutôt élevées, Islamabad n’a rien à voir avec les immenses mégapoles du Pakistan comme Lahore ou Karachi.
Sa population de ‘seulement’ 1,1 millions d’habitants, ses rares embouteillages et une densité de population sept fois moins élevée que sur Lahore en fait une ville ou il fait bon vivre.
En fin d’après-midi, nous visitons le monument du Pakistan, monument national symbolisant l’unité du pays. Inauguré en 2007, sa structure se compose de quatre pétales de fleurs en train d’éclore. L’imagination des humains en matière d’art est infinie, qui s’en plaindra !
La nature humaine est capable du pire, concentrons-nous sur le meilleur ;-)
Du site, nous bénéficions d’une belle vue sur la ville.
Le retour se fera à la nuit tombante, cette fois-ci dans une circulation plus Européanisée que dans les autres territoires traversés… Dedette a failli refuser le post de la photo d’immeubles avec la grande publicité Pepsi !
Moi j’aime bien faire de la pub pour des marques faisant le maximum pour améliorer la santé des humains…









18 Novembre 2024
Murree,
Nous avons eu plusieurs échanges avec Sohaib, le motard Pakistanais rencontré à Bam en Iran. Celui-ci doit nous accueillir à Lahorre. Nous en profiterons pour faire changer chez son mécanicien moto, le kit chaîne primaire qui aura trente mille km dont 28000 de ‘Cap à l’Est’.
Pas possible d’imaginer l’accueil que nous aurons sur place, mais l’impression en amont est plutôt bonne, voir excellente !
Dans notre conversation de ce matin, il nous conseille d’aller à Murree, située à environ soixante km d’Islamabad. Dont acte, nous prenons la route, euh l’autoroute milieu de matinée pour rejoindre cette ville de 25000 habitants. Pas d’interdiction de la prendre par les forces de l’ordre (…), celle-ci n’a rien d’une highway classique. Elle est sinueuse à souhait et rouler sur son bitume bien lisse est un vrai régal.
Arrivés sur place, les vues dégagées sur les montagnes environnantes sont superbes. Nous prenons quelques photos du Cachemire. Nous y rencontrons un jeune couple marié depuis une semaine. Les deux tourtereaux font leur voyage de noce avec un petite moto de 70 cm³ et un sac posé sur le réservoir du deux roues !
Pendant le pique-nique, c’est avec une Pakistanaise émigrée aux États-Unis depuis vingt ans que nous partageons un petit moment. Elle est avec son papa résidant au Pakistan possédant le top gamme pick-up Toyota.
Elle nous laisse ses coordonnées complètes.
- Si vous avez besoin de quoi que ce soit ici ou aux Etats-Unis, n’hésitez pas !!!
Dans cet endroit, nous sommes à coté de la maison du gouverneur de la région. C’est immense, isolé, avec gardiens, barbelés. Je croyais que les élus du peuple devaient rester en contact avec… le peuple !
Dans cette agglomération, une tempête de neige record en 2022 a provoqué la mort de 21 personnes.
Le retour se fera par la route classique histoire de changer les points de vue.
‘Voyager est fatal aux préjugés, à intolérance et à l’étroitesse d’esprit’
Mark Twain









19 Novembre 2024
En partant d’Islamabad, l’un des touristes de l’hôtel est un Pakistanais avec qui nous discutons quelques minutes.
- J’ai une Hayabusa (notre modèle de moto), je suis de Multan. Il y a au Pakistan une association de possesseurs de ce modèle.
Ce n’est pas la première fois que quelqu’un me dit avoir cette machine. En ne voyant que les modèles 70c cm³, on est loin d’imaginer un club d’Hayabusa au Pakistan !!!
Environ 220 km pour rejoindre Gujranwala, situé à seulement 70 km de Lahore. Ce choix nous permet d’arriver en premier demain chez le réparateur moto en début d’après-midi. Nous y retrouverons Sohaib qui y fait réviser sa moto et qui doit nous accueillir dans sa maison 23 km plus au Sud.
Pas de quoi s’extasier sur les paysages aujourd’hui, les déchets sont un vrai sujet dans ce pays, En plusieurs endroits, on les verra brûler au bord de la route…
Je n’y avais pas porté attention mais les rétroviseurs sont le plus souvent absents sur les petites motos. Une souplesse des vertèbres cervicales leur est indispensable !
Nous voyons plusieurs chantiers de constructions de villes nouvelles au bord de la route, toutes sur des modèles similaires. Un peu à la manière de nos lotissements mais avec entrée laissant sous-entendre gardien et filtrage pour y accéder.
On sera loin de l’anarchie et de la pauvreté bien souvent côtoyée sur notre parcours dans le pays…
Pour le pique-nique, nous trouvons un endroit tranquille au bord de l’une de ces ‘New cities’.
En fin de repas, une voiture s’arrête auprès du Sauvage.
C’est un couple avec leur fille avec qui nous échangeons un bon quart d’heure. Ils veulent nous inviter à déjeuner ! Comme toujours, on nous demande de poser pour la photo. En retour, nous demandons la même chose accepté pour Mr, refusée pour Madame.
En soirée, nous recevons sur le whatsapp, la photo de leur petite fille avec Dedette.
Pas Madame, mais pas de problème pour leur enfant, allez comprendre !
Comme toujours, les vidéos des portables sont allumés à notre passage. On bat le record avec trois appareils en simultané dans une voiture !
Bien souvent, en voyageant tel que nous le faisons depuis bien longtemps, je me dis qu’il faut vraiment aimer conduire. Ça tombe bien, je n’aime pas, j’adore !
Diams, dans sa chanson ‘Si c’était le dernier’ finit avec les paroles suivantes :
‘Si la mort venait me dire, il ne te reste que vingt minutes, et bien j’aurais souhaité la paix,
et j’aurais rappé dix minutes’
Je remplacerais juste les derniers mots par :
‘J’aurais roulé dix minutes...’









20 Novembre 2024
Journée souvenirs !
L’appartement loué pour cette nuit fait partie des pires du voyage. Froideur de l’accueil, pas de fenêtre, hygiène au minimum discutable, ménage non fait en arrivant, parking soit disant privé… public, seul le wifi sans souci remontera un peu l’impression globale.
Dans l’itinérance, quand on est mécontent un soir, ce n’est pas bien grave, demain nous aurons encore joué les nomades ! Si on est dans un bel endroit, on se dit qu’il faut l’apprécier pleinement, pour lui aussi, ça ne durera pas…
Rendez-vous vers 14h au garage moto, nous avons soixante dix km que j’imagine en deux heures de roulage. N’oublions pas que nous allons dans la deuxième ville du Pakistan avec ses douze millions d’habitants.
Effectivement, en se rapprochant de la mégapole, la moyenne est bien basse. Le Sauvage fait environ quinze cm de moins en largeur par rapport à l’Envol, il y des jours ou j’aimerais bien qu’il fasse encore moins…
L’attention est permanente avec en continu des motos, tuc tuc, voitures, des piétons qui traversent les quatre, six voies en jouant au torero !
Vers 13h30, nous arrivons au garage qui d’extérieur ressemble plutôt à une maison cossue.
L’atelier est au fond d’une longue allée longeant la belle demeure.
Le mécanicien prend en charge immédiatement la moto pour le changement du kit chaîne primaire.
Il est sympathique, calme, compétent, organisé. Je vous promets, je n’en rajoute pas !
Le propriétaire des lieux nous commande des repas, nous fait apporter des cafés noirs (ça faisait un moment en dehors de notre Nescafé embarqué).
Vers 17h00, le travail est terminé et la petite visse perdue du feu arrière remplacée :-)
Que ce soit pour le paiement des repas commandés, du travail effectué sur le Sauvage, on nous dira juste :
- Vous êtes mes invités, je n’accepterai rien.
En voulant donner en ‘cachette’, la pièce au mécano, le refus sera du même tonneau.
Il me demandera juste de mettre un auto-collant de son garage sur le side-car.
Il viendra s’ajouter à celui du magasin d’Almaty au Kazakhstan ou nous avions récupéré par miracle une pompe à essence.
Le nom de l’atelier nous va bien : Go Wild (devenez sauvage), tiens, ça me rappelle le nom du troisième larron !
Sohaib notre hôte de ce soir, est arrivé en fin d’après-midi pour faire vidanger sa moto.
Nous quittons les lieux vers 18h00. Le propriétaire du garage nous invite chez lui demain soir en nous promettant de nous trouver l’amortisseur de coffre ayant rendu l’âme il y a quelque jours.
En faisant les 23 km qui nous sépare de la maison de Sohaib et sa famille, nous sommes encore hallucinés de la circulation de nuit. Jusqu’à voir dans le noir un enfant d’une dizaine d’année avec son vélo au milieu de la six voies. Un autre monde !
L’arrivée au domicile de Sohaib, nous fait le plus grand bien. La propriété est détenue en famille. Il y a quatre maisons sur le même espace.
Notre chambre est top, l’accueil comme on pouvait s’en douter, sans faille.
Pour le dîner, le couple nous emmène dans un restaurant magnifique à quelques km d’ici.
Vers 23h30, fermer les paupières pour entrer dans un autre monde nous fera le plus grand bien.
Cette belle journée et ces services plus qu’appréciables juste pour avoir dit bonjour à un motard Pakistanais à Bam en Iran !!!
Ce que l’on appelle, la magie du voyage ;-))









21 Novembre 2024
Malgré la fatigue de la fin de soirée, me voilà réveillé vers 5h30. Cela me laisse un temps confortable pour émerger, compléter collection d’horizons, prendre les deux indispensables cafés du début de journée !
C’était sans compter sur une coupure de courant, m’enlevant le wifi, et rendant inopérante notre super bouilloire électrique pliable ! Depuis notre arrivée au Pakistan, il n’est pas de jour sans que la fée électricité nous laisse tomber un petit moment.
Sohaib est parti avec son frère à l’entreprise, nous les rejoindrons vers dix heures avec son père et un autre de ses frères.
Arrivés sur place, nous visitons cet espace de trente hectares (…) en partie composé de terres agricoles, avec des lieux de production bien séparés de pétards festifs ; la présence de produits chimiques explosifs imposant cette configuration.
La propriété entière est entourées de murs en briques dans un état irréprochable
On navigue entre des mini-chaînes automatisées et du travail manuel. L’un des employés a une dextérité juste hallucinante. En extérieur, tout y est propre, bien rangé, respirant une certaine quiétude. En saison pleine, 80 à 90 personnes travaillent ici.
Des jardiniers sont payés à temps plein pour entretenir les grands espaces extérieurs.
Cette société crée par le grand-père de Sohaib est aujourd’hui la seule accréditée par le gouvernement Pakistanais pour la production de ces pétards. Cette situation de monopole est sans aucun doute un avantage inestimable…
Petit détail technique, la mise à feu de ces mini explosifs se fait comme avec une allumette. On frotte l’objet sur la boîte en le jetant ensuite pour une explosion 5 à 6 secondes après.
Certains consommateurs demandaient une explosion dans la seconde, refusée en raison des risques de blessures.
Sur place, ils ont aussi deux vaches pour la production de lait leur permettant la consommation sur place du précieux liquide non transformé !
En marge de cette activité principale, Sohaib à une petite salle d’exposition de la marque chinoise Kove Moto. Il y commercialise les modèles qui vont pour le moment jusqu’à 800 cm 3.
Petite parenthèse, la 500 trail jouit d’une belle finition, et le marché Européen serait envahi dans les années à venir par leurs modèles que je n’en serait pas surpris.
Nous allons à la ville d’à coté pour y acheter du poisson fris. C’est ici que son grand-père à immigré en 1947 date de la création du Pakistan quand les Musulmans et les Hindouistes ont été séparées sur deux territoires différents.
Ici comme ailleurs, le grouillement est incessant !
Le papa de Sohaib âgé de 74 ans vient tous les jours à l’entreprise et les repas sont pris en commun avec ses quatre Fils.
Entre la résidence privée et la vie professionnelle, tout est en partagé !!!
En échangeant sur la circulation dans le pays, l’un des fils me dit :
- Nous les Pakistanais, avec les règles élastiques du code de la route, on peut conduire partout dans le monde.
Ce n’est pas faux !
En fin d’après-midi, j’emmène Sohaib sur sa moto pour un passage chez le coiffeur.
Je n’avais pas fait de solo depuis début Juin, c’est comme si j’en avait fait hier :-)
Sohaib, m’offre la coupe (…) et m’informe que le client à coté de moi voulait faire de même !!!
Pendant le dîner, nous échangeons sur des sujets divers et variés, dont la santé.
Sohaib qui a trente trois ans s’est fait implanter des cheveux après une calvitie précoce.
Le travail est parfait et invisible. La facture totale était de… trois cents € !
Pour les dents, les écarts avec la France sont monumentaux.
Ils n’appuieraient pas un peu fort sur le crayon nos spécialistes Français ???
Je m’égare…
Demain, nous quittons le confort et la prise en charge intégrale pour une mini-étape non encore décidée.
On vous racontera ;-))









22 Novembre 2024
Lors de la demande de LOI, (letter of invitation) nécessaire pour la demande de visa, Hussain le Pakistanais fournisseur de la dite lettre nous offrait dans le cadre de notre règlement la possibilité de passer deux jours dans sa maison. Notre désir de retrouver Jürgen, à Lahore nous fait prendre la décision de ne passer qu’une journée à Shekhupura située à cinquante km de Lahore.
Lors du plein d’essence, plusieurs Pakistanais nous expriment leur joie de voir des touristes venir dans leur pays.
Nous prenons la motorway sans blocage à l’entrée comme cela nous était arrivé en prenant la direction d’Islamabad. Ce n’est qu’un peu plus tard que la police tout feux allumés nous arrêtera en nous indiquant :
- Ces voies de circulation sont interdites aux motos.
Je n’aime pas mentir mais dans le cas présent, je n’ai pu m’empêcher de leur répondre
- Ah, nous ne savions pas, ce n’est pas indiqué en y entrant !!!
- Nous ne vous verbalisons pas mais vous allez nous suivre jusqu’à la prochaine sortie.
Pendant ce court moment, un Pakistanais paie l’amende pour avoir emprunté la voie avec son camion hors d’âge.
Pas vraiment envie de payer à sa place, mais nous avons trouvé la situation bien injuste…
Hussain notre hôte, a un diplôme d’avocat et est passionné moto. Il a créé en marge de sa formation une agence de voyage moto lui permettant de rencontrer de nombreux voyageurs.
- Il est difficile pour un Pakistanais d’obtenir des visas pour l’étranger, je voyage en écoutant les histoires de mes clients !
Encore une fois, savourons la grande chance que nous avons de pouvoir de vivre dans un pays ou les déplacements internationaux sont possibles sans procédure pouvant durer plusieurs années comme c’est le cas dans certaines nations.
Un Indonésien Sandy partage notre coucher pour cette nuit. Son voyage moto de deux mois l’a emmené en Malaisie Thaïlande Laos Chine, Pakistan.
En soirée lorsque des motards voyageurs se rencontrent, les sujets favoris sont le voyage et le partage des expériences moto. Tout ce qui n’est pas partagé est perdu !
Au Pakistan, d’après les dires de Sohaib rencontré précédemment et Hussain notre hôte du jour, on leur conseille de changer l’huile de leur deux roues tous les mois, tous les mille, quatre mille km selon les réponses de l’un ou l’autre. Alors forcément quand je leur raconte que je vidange au bout de 12 ou 13 mille km, ils n’en croient par leurs oreilles.
Multiplier les entretiens améliorent grandement le chiffre d’affaire et en conséquence le business !
Comme je le dis fréquemment, tant que les objectifs de toutes les entreprises du monde seront d’augmenter leurs chiffres années après années, il sera inutile de parler écologie…
Hussain nous informe que des manifestations sont organisées ce week-end sur Islamabad et que samedi, les routes pourraient être bloquées pour éviter un afflux vers la capitale.
On croise les doigts pour demain, en espérant pouvoir retourner sur Lahore et retrouver Jürgen pour lequel on souhaite une belle amélioration de son entorse.
Sohaib m’a fait suivre quelques photos de notre soirée du 20 Novembre sur whatsap, nous les joignons avec les deux seules du jour.

