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10 Juillet 2024

Vidéo, retour de Nemrut Dagi

Nemrut Dagi !

 

Notre chambre est au septième sans le wifi, ce qui n’est pas vraiment pratique pour la mise à jour du site…

Tout doit se faire dans le grand hall de l’hôtel ou la température est étouffante !

 

Aujourd’hui, le thermomètre va monter à 37 à l’ombre et notre destination nous convient tout à fait. Le célèbre Nemrut Dagi, est aussi le point culminant de la région à plus de 2100 m d’altitude. Avec une perte de un degré tous les cent mètres, on devrait friser le confort :-)

 

Au petit déjeuner, nous rencontrons Alim, un Turc ayant travaillé au consulat de France sur Istanbul pendant 17 ans, puis comme routier en Belgique en faisant un aller retour régulier sur Lyon. Il fait un voyage en Turquie avec une Honda 750. On se retrouve ce soir à l’hôtel pour discuter un peu plus !

 

Sur les quatre vingt km nous séparant du site, les vingt derniers se font sur de petites routes pavées traversant des villages typiques. Le paysage prend de la hauteur et la circulation est quasi nulle. Sur le net, les agences de voyage conseillaient encore une fois de prendre ses billets à l’avance...

A deux km du site, un gardien nous arrête, il nous faut aller prendre les tickets pour continuer. Sur place, il doit y avoir cinq à six voitures dont la moitié pour les gardiens !

 

Ce Nemrut Dagi est un immense sanctuaire funéraire datant du premier siècle avant notre ère.

Il se trouve au sommet de la montagne. Souvent surnommé la huitième merveille du monde, il est inscrit à l’Unesco et symbolise le trait d’union entre l’Orient et l’occident.

 

De nombreuses marches nous emmènent à trois terrasses, au milieu desquelles se trouve le tumulus de cinquante mètres devenant la cime de ce lieu unique.

Construit par Antioche Premier, Roi de Commagène, il est consacré aux divinités Perses et Grecques, à son propre culte et à ses ancêtres d’Iran.

Le Grand Hotel, la grande terrasse, lieu de rassemblement pour les cérémonies, les statues de la mythologie, et celle du défunt Antioche premier en sont les principales curiosités.

Ayant souffert pendant le dernier tremblement de terre, plusieurs statues sont en cours de restauration.

On reste encore une fois interloqué par la mégalomanie de certains dirigeants du passé et en conséquence...du présent ! Les siècles défilent et rien ne change vraiment à ce sujet :-(

 

Des différents points de vue, le panorama est superbe. A ce sujet, les photos de si grands volumes sont bien loin de rendre l’impression ressentie.

 

On échange avec un jeune Allemand, beau mec par ailleurs, finissant un parcours vélo solo de 5000 kms depuis l’Allemagne. Chapeau bas, jeune homme !

Pendant l’heure et demi passée sur place, nous rencontrons un maximum de 10 personnes.

 

Sur l’immense terrasse du café du complexe touristique, seulement deux Français en side-car prennent un rafraîchissement...

 

En rentrant sur Adiyaman, on retrouve la chaleur, Guyno écarte les jambes sur le Sauvage pour éviter le contact avec le cadre aluminium transmettant la chaleur en abondance…

 

Une petite envie de bière fraîche nous fait ‘visiter’ plusieurs magasins pour enfin trouver le bon numéro. Le contact avec les habitants est très chaleureux et un échange avec un papa et son fils de dix ans se finit avec un :

- Puis-je faire quelque chose pour vous ?

Son garçon installé au poste de pilotage du Sauvage n’avait pas bougé pendant notre échange en regardant rêveur cette drôle de machine. Enfant, l’imaginaire prend des proportions insoupçonnées que les adultes ont bien souvent exclu de leur quotidien.

 

Comme prévu en début de journée, nous retrouvons Alim en soirée et échangeons tout un moment en prenant pour la première fois de notre périple un café Turc !

11 Juillet 2024

Vidéo, Vous avez dit parfait ?

Vidéo, seuls au monde !

Un petit détail oublié hier, aurait plus sonner le clap de fin de notre aventure, voir de notre histoire !

En rentrant du Nemrut Dagi, le GPS nous indique tourner à gauche sur une petite route. Je mets le clignotant, me cale sur le milieu de la voie, ralentis et à un dixième de seconde de prendre la direction, une grosse BMW noire me double à grande vitesse à vingt centimètres du Sauvage. La petite boîte définitive n’est pas passé loin non plus :-(

Le conducteur de la voiture est forcément en tort sur ce coup là mais le Guyno aurait dû jeter un œil dans le rétro.

Le chemin vers l’excellence est toujours en construction !

 

11 Juillet, nous devions nous rendre à Diyarbakir et y rester une journée.

Les températures prévues pour les jours à venir étant de 42 43 à l’ombre, on s’oriente vers un plan B. La ville de Tatvan située au bord du lac de Van à 1640 m d’altitude est l'heureuse élue. Là-bas, on sera sur un trente largement plus supportable…

Du coup, 450 km nous attendent !

 

Je suis heureux de rouler ce matin, un peu comme un musicien qui prend son instrument pour la xème fois. Les passions quand elles viennent des tripes et de l’âme ne s’usent pas. Seul le corps fatigué nous préviendra un de ces jours pour freiner la mesure…

 

En voyageant dans la partie Kurde de l’Est de la Turquie, on soupçonne un niveau de vie plus faible. Nous remarquons quelques camps de tentes concernant des laisser pour compte… Les voitures françaises un peu âgées sont nombreuses.

La ville de Diyarbakir, 1,783 million habitants, est impressionnante d’immeubles les uns à coté des autres… Comme il y a plus de vingt ans, en constatant cette promiscuité, il apparaît évident qu’un grand nombre d’autochtones ne possèdent pas encore d’automobiles.

La pause café dans un commerce ‘market’ fermé et son immeuble vidé de ses habitants est parfaite pour nous. Un tuyau coulant à flot (???) est le bienvenue pour nous rafraîchir par cette température supérieure à 40 degrés. Un grand arbre nous fait une belle ombre et au pied de celui-ci, on y découvre une table et deux chaises abandonnées qui n’attendaient que nous :-)

Un agriculteur en tracteur s’arrête pour lui aussi se rafraîchir. Nous lui faisons le signe du bonjour et croit une demande d’aide.

 

- Vous avez besoin de quelque chose ?

- Non, on voulait juste vous dire bonjour !

- Ah, ok bonne route nous répond-il la main sur le cœur...

Quelques kilomètres plus loin, on s’arrête à nouveau pour retirer je ne sais quoi de nos chaussures. Non, ça ne sent pas mauvais, plutôt du style végétal fermenté mais ça colle sur les supports. Vous allez me dire, détail sans importance ; et bien, pas tant que ça !

Notre arrêt se trouve en face d’une station essence sur deux voies en cours de finalisation sans travaux aujourd’hui.

Je pose mes deux bouchons d’oreille moulés sur la selle et malencontreusement, j’en fait tomber un.

Nous passerons quasi quarante minutes à chercher ce p… de petit objet tellement pratique pour le confort auditif. Enfin, nous le retrouvons bien loin de sa chute au moment même ou deux personnes de la station arrivent vers nous :

 

- Bonjour, Vous cherchez quelque chose ?

- Oui blablabla….

- Vous êtes de quelle nationalité ?

- Français et vous ?

- Ici vous n’êtes pas en Turquie, vous êtes au Kurdistan ! Nous sommes Kurdes.

Venez vous laver les mains à la station, nous vous offrirons un thé et pourrons discuter…

 

Nous voilà attablés comme hier à échanger encore une fois.

L’un des hommes est professeur de Turc l’autre est fermier et produit des céréales.

On apprend que les températures de 40 à 45 sont fréquentes dans la région pendant l’été.

Le premier nous indique dans le cours de la conversation :

- Je voudrais simplement pouvoir vivre honnêtement de mon métier dans un pays libre !

Excellent programme mon ami !

 

Après un moment très chaleureux, on se félicite d’avoir sali les chaussures et perdu pendant aussi longtemps ce satané bouchon d’oreille !

 

Lors d’une autre pause, l’homme de la station nous offre des cigarettes.

C’est bien agréable quand le commerce n’est pas seulement un moyen de faire de l’argent sur le client. En finissant ma carrière chez Bnp Paribas, on nous disait de ne pas entretenir de rapport trop intime avec le client.

 

- Mais Messieurs Dames, le commerce s’est toujours fait comme ça depuis depuis des millénaires ! Quand on confond un être humain avec un billet de banque, on nage dans la fausse bienveillance destructrice des rapports sincères, intègres... Je m’égare encore !

 

L’hôtel de Tatvan en plein centre le long d’une rue piétonnière, a un garage dans le descriptif mais seulement dans le descriptif... Impossible de trouver le moindre endroit pour le troisième compère. Avec l'aide du gérant, on finit par entrer sur cette rue interdite à la circulation (!!!) avec des manœuvres au cm.

 

- Mais Monsieur, si la police passe ?

- Ne vous inquiétez, vous n’aurez pas de souci.

- Puisse le grand esprit vous entendre !

12 Juillet 2024

Pour la première fois depuis le début du voyage, nous nous offrons une journée de quasi repos.

Au petit déjeuner, Huseyin un employé de l’hôtel passe tout un moment à converser avec nous sur un traducteur de téléphone. L’ambiance est bon enfant, les cigarettes pendant le café et les crudités sont encore dans la norme…

En fin de matinée, on planifie les trois prochaines nuits, ce qui est assez rare. On se réserve toujours la possibilité de modifier au dernier moment le circuit initial. Les températures très élevées hier vers Diyarbakir en sont un exemple.

L’inconvénient de ce fonctionnement est que maxi tous les deux jours, on passe un peu de temps sur la planification du prochain coucher…

Rien n’est parfait en ce bas monde :-)

Je passe une bonne heure le casque rivé sur la tête à écouter de la musique.

Passant par tous les styles, elle vous envoie, en les écoutant, des sentiments d'une large palette qui vous donnent une énergie de vie insoupçonnée...

On décolle de la chambre, il est quasi 15 heures !

La balade toute trouvée sur Tatvan, ville à 95% Kurdes, est la côte du lac Van ou s’y trouve nombre de pelouses à l’ombre aménagées pour les pique-niques , des bars restaurants, des jeux pour les enfants. Les familles se retrouvent pour y passer un moment convivial.

 

La jupe short de Dedette attire de temps à autres les regards, sans agressivité…

Sauf erreur, c’était les seules gambettes de femme à l’air libre cet après-midi sur le remblai !!!

Lors d’un arrêt dans un bar, un homme né ici mais travaillant depuis plusieurs années en Allemagne échange avec nous.

Au moment de payer l’addition, nous apprenons qu’elle a déjà été réglée par celui-ci !

 

On va éviter la redondance de l’accueil, la gentillesse, mais depuis quelques jours, c’est une constante bien agréable !!!

 

Vous connaissez mon attirance pour les citations des personnages qui ont marqué l’histoire. En voilà une de Socrate, ressentie depuis bien longtemps :

 

‘Disposer du temps est la plus précieuse de toutes richesses du monde’

 

A demain !

13 Juillet 2024

Vidéo, rien n'est jamais parfait :-(

Premier objectif du jour, sortir le Sauvage de cette rue a priori inaccessible aux véhicules à quatre… ou trois roues. Hier j’ai vu un trottoir « franchissable » avec la bonne garde au sol de l’engin ! Effectivement ça passe sans frotter :-)

Cette hauteur a priori excessive sur piste nous est d’un grand secours dans ce genre de situation. Qui peut le plus peut le moins ! Nombre de pays dans le monde font des aménagements inadaptés pour les véhicules trop bas.

 

Une petite centaine de km sont au programme aujourd’hui avec deux curiosités touristiques bien connues en Turquie.

La première, le Nemrut cratère nous oblige un aller-retour, le point d’intérêt étant un cul de sac. Lors d’un arrêt prise de vue, un couple en Kangoo garé à une centaine de mètres se dirige vers nous avec une bouteille d’eau à la main :

 

- Bonjour, désirez-vous un verre d’eau ?

- Bonjour, pourquoi pas !

Et blablabla…

L’homme a déjà été deux fois au Pakistan et une fois en Afghanistan ou il compte bien retourner en argumentant la gentillesse des deux peuples. On devrait tester pour l’un, nous n’avons pas osé pour l’autre.

 

Juste improbable dans notre pays natal, cette envie d’échanger est bien surprenante (j’avais dit que je n’en reparlerais pas!!!).

Le Nemrut Cratère est dans un cadre charmant mais n’a rien d’exceptionnel. En revanche, c’est le deuxième plus grand lac de cratère du monde avec ses 13 km² à 2250 mètre d’altitude.

 

On se souviendra de notre arrêt pique-nique, la petite vidéo jointe vous donne une idée assez précise de la situation. Un petit détail concernant le lieu, les déchets étaient non odorants !!!

 

Le cimetière Seljoukide d’Alhat cimetière Turc de culture Musulmane, est notre deuxième curiosité. Il comporte 8200 stèles sur 21 hectares. Ce n’est rien de moins que le plus grand cimetière ancien du monde Islamique. Ce lieu gratuit, en attente d’une inscription à l’Unesco est ouvert jour et nuit !

 

La méconnaissance de la langue du pays amène quelquefois des situations cocasses.

Au dîner, en commandant les plats au buffet, nous prenons juste pour... quatre au lieu de deux. Les repas Turcs étant déjà copieux, celui-ci était carrément trop !

 

Il fallait bien que ça m’arrive un jour, euh pardon une nuit ! Je me lève pour satisfaire un besoin naturel et comme à l’habitude, je bois un peu d’eau bien fraîche sortie du frigo de la chambre.

Malencontreusement, j’ai jeter mon dévolu sur la petite bouteille d’eau de vie Roumaine et j’ai goulûment avaler deux bonnes gorgées (le temps que l’information monte au cerveau) !

On ne m’y reprendra pas :-((

14 Juillet 2024

Vidéo, Dogübayazit

14 Juillet 2024

 

Un peu de pratique pour commencer, on vient de mettre sur les pages de collection-d-horizons un petit menu en haut qui vous permet d’aller directement si vous le désirez sur la dernière journée. Seul hic, sauf si Yann mon gendre préféré (il est le seul!) spécialiste en informatique, trouve la solution, ce petit menu bien pratique n’est pas possible sur le portable.

Vous pourriez nous rétorquer de faire des pages avec moins de dates... Seulement voilà, malgré un abonnement dit premium, collection-d-horizons sera en 2025, pas loin d’être plein comme un œuf en matière de pages et de données informatiques.

Après cette petite parenthèse technique, revenons à ce qui nous anime, nous emmène, nous fait vibrer, le voyage, la moto, le partage.

Au sujet du partage, mille merci à ceux, celles qui nous suivent sur cette aventure. Vous nous apportez un plus indéniable. On se sent accompagnés !

On nous pose quelquefois la question :

- Si vous aviez un pays à choisir, lequel choisiriez-vous en premier ?

 

La réponse est extrêmement simple :

- Là ou il y a des gens qu’on aime, qui nous aime...

Dans notre cas, c’est définitivement là ou se trouve les voisins, les copains, les amis, la famille ;-))

 

Nous avons 220 kms à parcourir pour rejoindre Dogübayazit (celui-là, infoutu de le retenir !).

Le début de la matinée se passe à longer le Lac de Van qui est le deuxième plus grand lac d’Asie de l’Ouest avec ses 3755 km².

Un arrêt photo pour une belle mosquée avec en arrière plan une paysage extra nous prouve une fois encore que le savoir faire de la nature et des humains peut créer des accords magiques. A cet endroit, un routier est arrêté et vérifie son chargement.

Il s’approche de nous (on finit par s’y habituer). Lors de la conversation, il nous demande plusieurs fois si nous avons besoin d’aide et qu’il peut être à notre disposition en cas de besoin…

Dans cette partie extrême Est de la Turquie, nous sommes très proche de la frontière Iranienne et même si ce pays est dans le menu un peu plus tard, on ne pourra s’empêcher de prendre un des panneaux indiquant sa direction.

Quelques barrages de polices et des camp militaires nous rappellent que la situation des Kurdes semble être toujours un sujet.

Parler de ce que l’on connaît, pas du reste, telle est ma devise…

 

Nous passons une route à 2640 m d’altitude avec une belle sensation de grands espaces et peu de circulation. Ce n’était pas arrivé depuis un bout de temps, on remet la petite laine.

 

Dans l’après-midi, nous allons déambuler dans Dogübayazit et faisons deux rencontres : la première avec un papy accompagné de sa petite fille de 7ans visiblement très curieuse et heureuse de voir une femme aux cheveux si clairs.

La deuxième durera beaucoup plus longtemps…

Avant de rentrer à la chambre, on se met en quête de trouver un magasin ou trouver des bières bien fraîches. Le Coca Cola a rendu diabétique des millions de personnes sur la planète mais est en vente partout quelle que soit la culture. Pour notre quête, c’est un peu plus compliqué…

 

En cherchant sur Organic maps, fonctionnant sans l’internet, un jeune homme nous aborde :

 

- Vous avez besoin de quelque chose ?

- Oui….

- Je vous y emmène !

- On ne vous dérange pas ?

- C’est mon jour de repos, j’aime me promener en ville ; nous allons marchez un peu, je vais vous emmener chez un grossiste, vous paierez moins cher !

Pendant près d’une demi-heure de marche(…), il nous partage le wifi afin d’échanger plus facilement.

Enfin , nous arrivons au magasin ou le choix est vaste.

- Voulez-vous que l’on vous paie une boisson dans un bar ?

- Avec plaisir

 

Nous voilà attablés pendant une heure à converser sur nos expériences de vie.

Quand nous demanderons l’addition au bar man, le jeune homme nous lance :

 

- Vous êtes mes invités, je paie la note !

Au lieu de voir l’étranger comme un ennemi potentiel, vois-le plutôt comme un possible ami !

15 Juillet 2024

Le palais Ishak Pasha situé à une dizaine de km de notre hôtel fait partie des lieux à visiter aux alentours de Dogübayazit

Il se trouve sur la route de la soie, à une trentaine de km de l’Iran. La vue de ce palais du XVII ème siècle, surplombant la plaine de Dogübayazit, est superbe. Celui-ci, en partie en réfection, est sur une liste d’attente de l’Unesco !

La coutume du petit café du matin dans la nature est un rituel qu’on aime bien quand le temps le permet. On se retrouve dans un lieu de pique-nique non aménagé ou plusieurs familles de Kurdes sont venus pour eux aussi passer un moment agréable.

Non loin de nous, un homme dépèce un mouton puis le découpe. Quelques feux sont allumés pour les grillades, nous sommes les seuls étrangers…

Un homme arrive et nous donne un bon morceau de pastèque avec le couteau qui va avec (rassurez-vous, on lui a rendu après s’être régalé!).

 

Pour le déjeuner, on a décidé d’aller dans un petit village ‘proche’ du mont Ararat, Ciftilk.

En sortant de la quatre voies, un poste militaire est là pour nous accueillir et de gentiment nous dire que la zone n’est pas ouverte aux touristes.

Bon, on n’est pas à cinq km près pour contempler le Mont Ararat avec ses 5 137 mètres.

La chance est avec nous, après une attente de quelques minutes, la cime cachée par les nuages s’est découverte lors de nos prise de vues.

 

Demain sera la dernière journée dans le pays, plus gros producteur de noisettes au monde.

16 Juillet 2024

Hier soir, on s’est endormi au son de la musique Orientale et Occidentale. Le bar proche de notre hôtel ’arrosait’ avec ses décibels une partie de la rue !

Le bleu du ciel est aux abonnés absents ce matin. Le mont Ararat que nous retrouverons au niveau visuel en Arménie est lui aussi entouré de nuages. La pause course est faite bien involontairement juste au moment d’une petite averse. Le magasin dispose d’une grande avancée de toit bien pratique en ces conditions :-)

Au sujet de la pluie, le peu que l’on a pris en Turquie nous met à chaque fois le Sauvage dans un état pas possible. Un peu comme si le réseau était recouvert d’une fine poussière.

Un couple de Turcs attend comme nous l’accalmie. Leur moyen de locomotion n’est pas une moto mais un vélo ou Madame s’assoit en amazone sur le porte-bagages !

Pendant ce temps, les possesseurs du dernier modèle de Bugatti Veyron ont, en moyenne, selon les infos, entre 56 et 200 voitures…

Les 220 kms de l’étape nous permettent encore une fois de profiter d’espaces immenses au milieu de montagnes ou de plaines avec des cultures céréalières à perte de vue, et des troupeaux de vaches ou de moutons. Les animaux grandissent dans des prés non clôturés gardés par des bergers, à l’ancienne.

Allez, un petit d’état d’âme, je ne peux pas m’en empêcher :

En parcourant le monde depuis un petit bout de temps, je ne vois pas le manque, mais plutôt l’abondance. Les famines sont plus souvent créées par des conflits que par des problématiques climatiques.

Mais dans les affaires, si vous voulez créez un business très rentable avec des prix élevés, vous vendez l’abondance ou la rareté ?

Un exemple et je vous laisse sur ces sujets sensibles :

Un dixième du débit du fleuve Amazone, je dis bien 1/10ème, donnerait 80 m³ d’eau par an à chaque habitant de la planète ?

Vous avez bien lu, et on ne parle que de l’Amazone !!!

 

Lors d’une pause achat fruits au bord de la route, nous demandons combien nous devons.

Comme cela nous était arrivé plusieurs fois en Syrie en 2005, l’homme nous répond :

 

- C’est cadeau, bon voyage à vous !

 

L’appartement réservé ce soir est au top avec un bon parking à l’extérieur. On a un peu de temps libre, j’en profite pour contrôler les serrages du Sauvage avant les prochaines semaines qui risquent d'être un peu plus rudes. Les boulons d’une couronne de chaîne non fixés avec du frein filet (Méa culpa ! ) en avaient grand besoin…

 

Demain, nous devrions mettre les roues sur un nouveau territoire : la Géorgie !

17 Juillet 2024

Le passage au lac Cildir est un régal. C’est notre dernière curiosité en Turquie, nous ne regrettons pas d’avoir dévié du parcours proposé pour la frontière Géorgienne ! Ce lac n’est pas un géant, ce qui fait partie de son charme et l’on peut voir sans problème les rives opposées. Situé à 1900 mètres d’altitude, avec ses rives tortueuses, entourées de montagnes, et cerise sur le gâteau, une circulation quasi nulle, on est bien loin d’Istanbul…

Certaines anciennes maisons ont un toit plat paysagé ou l’on devine un confort sommaire.

 

Les passages aux frontières Turque, Géorgienne se passent assez vite avec quelques sourires du coté Turc et une douanière Géorgienne aussi conne qu’elle est belle…

Quelques km plus loin, nous devons prendre l’assurance véhicule pour laquelle on ne sait pas vraiment pour quoi nous sommes couverts ! Le document est en alphabet cyrillique, on va dire qu’on est d’accord :-)

 

Le lieu du déjeuner se fait en compagnie d’un coq accompagné de trois poules proche d’un petit village. Une Géorgienne âgée se rend dans une minuscule chapelle pour prier et entretenir le lieu.

Elle nous fait un signe amical avec un sourire ou l’on peut remarquer une seule dent rescapée !

 

Deux hommes passent avec des vélos hyper chargés ou l’on peut imaginer un voyage au long cours. Chacun son aventure !

 

Akhaltsikhé, lieu de notre coucher est une petite ville de 16000 habitants située à environ vingt km de la frontière. Elle est connue grâce à sa forteresse de Rabati du XII ème siècle.

 

Dedette après avoir bu une bière de 50 cl me lance :

 

- On a l’impression d’être loin de chez nous.

- Ben comment dire, on n’est pas tout à coté quand même !

 

En se baladant dans la ville, on confirme les infos données sur le net concernant la conduite des Géorgiens ! Elle s’apparente à la conduite Française des années 70 où patinages et autres crissement de pneus étaient assez fréquents… Ça me rappelle quelques excès personnels à l’age ou la mort n’existe pas !

 

Demain, nous quittons la Géorgie pour entrer en Arménie. Il n’existe pas de point de passage entre la Turquie et l’Arménie pour des raisons politiques d’où notre parcours Géorgie, Arménie pour ensuite revenir en Géorgie.

Déjà exprimé lors de précédentes pérégrinations, si jamais j’étais réincarné en animal , je ne choisirais pas le lion scotché dans un espace de savane écrasé de chaleur.

 

Je serai un oiseau pour ne pas connaître les frontières, qui plus est,

un oiseau migrateur ;-)

18 Juillet 2024

Vidéo, premiers villages Arménien

Vidéo, la conduite Arménienne 

A demain !

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