tour du monde

12ème MOIS DU VOYAGE - 7 au 13 mars 2014 


Vendredi 7 et samedi 8 mars – Bologne, Italie

Retour en Europe.

Longue journée pour ce 7 mars car nous quittons l’hôtel à 14 h pour un avion qui part d’Alexandrie à 3h50 le 8 mars. Alors entre café, thé, goûter et balade à pied sur le remblai, on s’occupe comme on peut. Nous prenons un taxi vers 19 h pour nous rendre à Borg El Arab International, l’aéroport d’Alexandrie situé à 40 km de la ville. L’homme roule a tombeau ouvert, sans phare, en rasant les véhicules qu’il double, en klaxonnant à tout va et en jouant de l’appel de phare sans arrêt. J’ai rarement peur en voiture mais là, j’étais limite… Dedette de son coté, impériale :

-Ne t’inquiètes pas, ça va bien se passer !!!

De fait, ça s’est bien passé. L’aéroport est quasi vide et nous pouvons nous installer dans un bar où après avoir pris une consommation, nous essayons de dormir un peu. Celui d’Istanbul où nous faisons l’escale est beaucoup plus grand et beaucoup plus animé (treizième mondial au niveau trafic international).

Nous sommes heureux d’arriver sur Bologne : nous sommes en Europe, notre continent !!! Une remarque saute aux yeux, nous retrouvons la féminité qu’on aime… Certains se demandent peut-être pourquoi nous arrivons à Bologne au lieu d’arriver à Salerno là où l’Envol va débarquer. En fait Yann, notre gendre, et Jean-Luc, un copain de cinquante ans, voulaient nous faire la surprise de venir avec d’autres amis nous rejoindre en Italie en moto pour faire le retour ensemble. Ils étaient environ une quinzaine. D’où leur insistance que nous ne comprenions pas les semaines précédentes pour connaître nos dates d’arrivée exactes dans le Nord de l’Italie. De notre coté, les incertitudes du bateau et de la date de récupération de l’Envol nous ont fait décider de rentrer le 22 mars pour la plus grande déception de Yann et Jean-Luc pour qui la surprise tombait à l’eau. C’est alors qu’en désespoir de cause, ils nous ont dévoilé leur plan. On vous laisse imaginer aussi notre déception : la famille et des copains de toujours qui prennent une semaine de congés, se tapent des bornes par un temps incertain (nous sommes toujours en hiver), pour nous !!!

Alors en discutant, nous prenons la décision de jouer à l’arroseur arrosé. Je m’explique :

Le 10 au soir, ils arrivent à La Spezia (côte Nord Ouest de l’Italie) où ils ont réservé leur hôtel. Nous décidons alors de réserver notre avion pour Bologne situé à environ deux cents km de La Spézia. Là, nous louerons une voiture pour rejoindre La Spezia et les attendre à leur hébergement pour la plus grande surprise de tous sauf bien sûr Yann et Jean-Luc qui garderont le secret. Ensuite, le 11 nous redescendrons en voiture vers Salerno à 660 km.

Midi ; aéroport de Bologne. Nous prenons possession d’une Lancia de location, nous pouvons rejoindre notre coucher. Petite sieste bien méritée, et sans tarder, nous allons à la découverte du centre ville ayant, après Venise le plus grand centre historique médiéval d’Europe. Célèbre pour ses tours et ses portiques en arches (plus de 38 km), elle a aussi la particularité d’être considérée comme le siège de la plus ancienne université du monde occidental fondée en 1088.

Beaucoup de monde, a tel point qu’il est difficile de trouver des places dans les bars pour y déguster un café italien. Vers vingt heures, nous rentrons fatigués mais très heureux de notre visite dans cette ville. Pas besoin de berceuse ce soir, juste a rêver : nous sommes à J -2 de revoir une partie de ceux qui nous font dire : Elle est pas belle la vie !!!


Dimanche 9 mars – Direction La Spezia, Italie

J-1.

Après une bonne nuit réparatrice, nous partons en pleine forme sur la route qui nous sépare de La Spezia. Seulement 200 km à faire alors hors de question de prendre l’autoroute. Nous prenons notre temps. Le temps est splendide et après une partie en plaine, nous nous retrouvons en montagne où la neige est encore bien présente au bord des routes. Que de changement par rapport à l’Afrique : le revêtement est nickel, l’environnement entretenu, les motos modernes nombreuses et…. les toilettes propres !!!

Nous avons réservé un hôtel dans la nature avec une belle vue sur la vallée. Demain est un grand jour, tel Astérix et Obélix nous retrouvons notre village mais c’est une partie du village qui se déplace !!!


Lundi 10 mars – La Spezia, Italie

L’arrivée de la famille et de quelques copains.

En nous rendant sur La Spezia située à une vingtaine de km, nous prenons de petites routes où nous pouvons admirer de nombreux villages perchés sur les montagnes environnantes. Le temps est parfait et nous pensons à la petite troupe qui doit nous rejoindre ce soir pour qui les conditions seront idéales pour les quatre cents km à parcourir. Notre accueil à leur arrivée vers 18h30 en surprendra certains mais d’autres sachant notre présence en Italie se doutaient du stratagème !!! Inutile de vous dire qu’on avait quelques trucs à se raconter et l’ambiance était plutôt joyeuse.


Mardi 11 mars – La Spezia, Italie

Bien belle journée…

Après un excellent petit déjeuner, nous prenons la direction de Pise pour y voir la célèbre tour et rester pique-niquer sur place. Anabelle notre fille, rejoint Dedette dans la voiture de location et de mon coté, c’est Papy et sa petite fille Clarisse dans le side-car…

Nous ne sommes pas en Ethiopie mais en dehors de l’autoroute, la route passe de village en village presque non stop. Pas de sensation de liberté et puis pour la moyenne, on est plus proche du quarante que du soixante dix !!! Longtemps que nous n’avions pas pique-niqué en plein air avec la famille et les copains, il est bien bon de retrouver ces moments dont on ne se lasse jamais… Alain a la bonne idée de casser son câble d’embrayage sur sa Varadero. Une chance, une concession Honda est non loin d’ici et ils recevront le câble dès jeudi. Restant sur place quelques jours, ils viendront récupérer leur monture.

La tour de Pise vaut vraiment le détour, et l’inclinaison est impressionnante. L’édifice date du 12ème siècle et a été consolidé à la fin du 20ème siècle afin d’éviter son écroulement. C’est le campanile (tour abritant les cloches) de la cathédrale située juste à coté.

Avant de rentrer à l’hôtel, nous passons à Porto Venere, port situé non loin de La Spezia et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. De retour à l’auberge, on profite de notre deuxième et dernière soirée avec tout le monde. Demain, il nous faudra penser à rejoindre Salerno où l’Envol doit nous attendre.


Mercredi 12 mars – Salerno, Italie

Plein sud !!!

Environ 700 km nous séparent de Salerno le port de débarquement. Nous quittons la petite troupe en leur disant à très bientôt… Quel bonheur d’avoir pu passer ces 36 h en leur compagnie ! Avec le net ou le téléphone, les contacts sont facilités mais « en vrai » c’est autre chose !!!

Nous n’avons pas d’autres choix de prendre l’autoroute pour arriver ce soir. Notre hôtel est situé sur un promontoire à l’accès plutôt tortueux. Nous nous plantons dans une ruelle à la pente si forte que sans élan, la petite Lancia ne veut pas décoller malgré un cirage d’embrayage pas très mécanique… Enfin, nous trouvons la bonne rue plus praticable.

Lors de la remise des clés de la chambre, la bonne nouvelle arrive, les documents de la moto sont arrivés par courrier express il y a une heure. Dès demain matin, nous pouvons nous rendre au port pour le dédouanement de l’Envol. Le repas de l’hébergement est gargantuesque pour un prix tout à fait correct en Italie : 15 € par personne pour, un apéro « généreux », du vin, un plat de charcuterie, des lasagnes, un steak de porc avec des pommes de terres et enfin une énorme part de cake maison accompagné de crème chantilly. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas mangé comme ça. Il n’y a que deux chambres occupées, nous sommes quatre personnes dans le restaurant…

Demain, notre longue attente doit se terminer et nous reprendrons nos ailes…


Jeudi 13 mars – Salerno, Italie

Procédures administratives : scène finale !!!

Nous devons rendre la Lancia au loueur pour onze heures, mais dès 8h30, nous quittons l’hébergement, on ne sait jamais à l’avance la durée d’un dédouanement et nous voulons être au port au plus tôt. Bien nous en a pris, nous mettons plus d’une heure pour faire les dix km qui nous séparent du bureau du loueur. L’Italie c’est beau (la côte de Salerno est splendide) mais souvent étriqué dès que l’on sort des voies rapides.

Environ trois km de marche pour arriver au port ; le temps est superbe. L’envol est garé près des bureaux. Un rapide tour nous permet de voir que le jerrican s’est envolé avec bien sûr le contenu à l’intérieur (20 L). Les serrures ont été forcées probablement par les douanes pour vérifier le contenu qui est toujours là. Comme si cela ne pouvait pas se faire en notre présence… Dans le side-car tout a l’air là mais en vrac. Bon, l’Envol est entier et pas abimé, si on s’en tient à un jerrican volé, c’est moindre mal. Sur six traversées autour du monde, première fois qu’il manque quelque chose c’est plutôt très satisfaisant.

Pour ne rien vous cacher, nous sommes très heureux de ne plus avoir à quitter l’Envol avant notre arrivée. En Egypte, on nous avait dit, on vous fera suivre votre carnet de passage en douanes à votre domicile. J’avais répondu que je préférais qu’il nous soit envoyé en Italie. Pour faire court, sans lui, on ne repartait pas avec l’Envol… il ne faut pas toujours écouter ce que les gens racontent !!!

J’étais presque ému en reprenant notre monture, c’était la scène finale des procédures administratives…Alors, on a roulé, roulé, sans prise de vue, sans filmer juste pour le plaisir de voir le bitume défiler sous les roues et d’écouter le vent siffler sur le casque.


 



 

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