tour du monde

11ème MOIS DU VOYAGE - 18 au 21 février 2014 


Mardi 18 février – Frontière Soudan / Egypte

Le grand départ.

Un tuc tuc nous emmène vers 10h30 au poste frontière situé environ 500 m avant l’embarcadère. S’étant rapproché un peu trop de ce poste et n’en ayant pas l’autorisation, le jeune conducteur aura droit à une amende par un policier pas très tolérant. Le coté administratif est un peu lourd : trois documents accompagnent le passeport et quatre pour le bateau.

Dans le hall où nous attendons, un mélange impressionnant de personnages différents avec des bagages partout jonchant le sol. La majorité des femmes portent la tenue traditionnelle avec bien souvent des voilages multicolores qui contrastent avec celles plus rares toutes de noires vêtues. Les hommes se tapent dans la main et se font des accolades, peu d’enfant. Tout ce monde et tous ces bagages dans un bateau somme toute pas si grand…

Mazzar est là et nous facilite les passages pour les documents. Pour le tampon du passeport, la promiscuité est maximum. Il nous accompagne même pour rejoindre le bateau. Pour environ cinq Euro, nous aurons un espace réservé à coté de la capitainerie. En attendant le départ, nous sommes aux premières loges pour voir la valse des camions des années cinquante apportant les bagages des passagers. Tout le monde s’affaire.

Enfin, à un peu moins de 18 h, nous voilà partis vers le Nord sur ce lac immense. Nous avons environ 17 h de traversée. Nous passons devant Abu Simbei le temple de Ramses II enveloppé par la nuit.

De notre coté, on se rend compte un peu tard que pour nous limiter en bagages, nous n’avons pris qu’un duvet et pas de matelas… Alors, la nuit est plutôt rock and roll avec un vent fort et frais qui soulève constamment le duvet. Nous aurons largement le temps d’admirer le magnifique ciel étoilé qui nous accompagne pour cette nuit un peu agitée !!!


Mercredi 19 février – Arrivée en Egypte

Enfin l’Egypte.

Vers six heures, nous sommes heureux de voir progressivement la nuit s’effacer pour laisser la place à la lumière du jour. Juste une petite parenthèse sur les toilettes, elles sont juste inimaginables avec les critères européens… Petite nature s’abstenir !!!

Au café, nous rencontrons une Allemande mariée à un Français ; ils ont pris les services d’un guide Egyptien. Le couple avait loué une cabine deux places mais ici pas possible d’y mettre des personnes de sexe différent. Alors, elle s’est retrouvée avec non pas une femme mais avec les quatre femmes d’un Soudanais (je vous rappelle que la cabine est une deux places !!!). Quand je vous parlais de promiscuité…

Ensuite, c’est une discussion avec un jeune Soudanais nous proposant de venir avec nous, puis un guide égyptien qui nous dit qu’il veut revoir à nouveau des touristes dans son pays.

Vers 10h30, on accoste. Nous apprenons par Kamal, l’homme des procédures véhicules que l’Envol ne pourra être récupéré que demain. On se console avec un espagnol qui nous raconte ses deux semaines et demi d’attente à Wadi Halfa faute de barge traversant le lac. En fait, ce n’est pas cinq véhicules semaine mais ça peut être cinq véhicules sur trois semaines !!! Nous avons eu de la chance d’avoir la barge au bout de quatre jours.

Revenons à notre bateau, vous suivez, nous ne sommes pas descendus de celui-ci et nous avons pu parler à Kamal qui était sur le quai. Sans trop comprendre pourquoi, nous retournons en mer pour rester à environ un mile. Là c’est une bousculade indéfinissable pour aller faire tamponner le passeport de l’arrivée en Egypte. Imaginez, on arrive de tous les endroits du navire pour entrer par une petite porte dans une pièce grande comme un mouchoir de poche…

Ensuite, nous assistons sur le pont du bateau à la prière ; cérémonie immuable pour un certain nombre. Nous commençons à nous poser la question de notre date de départ de l’Egypte. Il y en a deux d’Alexandrie le 26 février, trop court et le 7 mars, trop loin. Il va pourtant falloir choisir. Nous quittons les douanes avec un taxi en 504 Break véhicule très courant ici. Le klaxon sert toutes les dix secondes, la ceinture sert de déco et la conduite est un peu sport... Un petit hôtel centre ville d’Assouan fait notre bonheur. Un mail de Guy-Noël (l’autre) un copain de longue date nous vante l’Egypte en nous donnant pas mal de détails sur les incontournables. C’est décidé, on prolonge le séjour dans le pays des pharaons.

Un bon repas traditionnel avec des légumes finit la journée au milieu d’un souk où les vendeurs sautent un peu trop sur les touristes peu nombreux.

-Patiente, l’Envol, nous venons te chercher demain !!!

 

Jeudi 20 février – Assouan, Egypte

L’Envol libéré.

Comme prévu, Kamal nous attend devant l’hôtel d’Ana et Evaristo, le couple d’Espagnols avec leur camion. Entre le passage du lac Nasser et la réception d’un nouveau carnet de passage en douanes, ils auront perdu plus d’un mois pour passer la frontière Soudan / Egypte !!! Kamal a l’air d’avoir peu dormi, Ana nous explique qu’un mouvement terroriste a lancé un ultimatum en Egypte en indiquant que c’était le dernier jour où les touristes pouvaient rentrer chez eux. Désolés, mais on va rester…

De retour aux douanes, nous passons quasi une partie de la matinée pour la procédure du carnet de passage en douanes. A la base, c’est simplement un carnet où vous enregistrez l’entrée et la sortie du véhicule. Là, un employé des douanes au visage digne d’un film noir attend que Kamal ait fini de remplir les documents. Il fume cigarette sur cigarette, boit du thé, ne sourit pas et ne nous adresse même pas un regard ; nous sommes à deux mètres de lui. Où sont les caméras ? On doit tourner une scène !!!

Après cette première procédure, Kamal nous quitte vers midi en nous informant qu’il va faire faire les permis spéciaux ainsi que la plaque minéralogique (plaque du pays obligatoire). Il n’y a pas : l’Egypte est sur la plus haute marche du podium pour la complexité administrative d’entrée de véhicule. Nous attendons avec les Espagnols jusqu’à 14h30. L’occasion d’échanger avec eux sur leur camion aménagé. Les chiffres sont impressionnants : base camion Iveco 350 chevaux, 600 L de gazoil, 600 litres d’eau, environ 550 ampères, une garde au sol énorme, 10 tonnes et enfin une consommation de « seulement » 22 L au cent… Lors de notre attente, nous « profitons » aussi du ballet incessant des passagers et de leurs bagages pour le bateau en partance vers le Soudan. C’est la cour des miracles…

Vers 15 h, tout est enfin ok pour pouvoir rouler en Egypte. Nous n’avons rien fait et nous sommes crevés !!! Nous décidons pour demain la visite du temple de Ramses II, lever à 2h45.


Vendredi 21 février – Temple de Ramses II et balade sur le Nil, Egypte

Il est 3h15, nous sommes à la réception de l’hôtel. Le mini bus vient nous chercher comme prévu. La sortie d’Assouan prend un peu de temps, nous roulons en convoi. Environ 260 km vers le Sud pour nous rendre à Abou Simbel. L’endroit est situé au bord du Lac Nasser. L’Unesco a déplacé les deux temples dans les années soixante lors de la mise en eau du barrage. Ceux-ci construits à la gloire des dieux, de Ramses II et de son épouse Nefertari, sont magnifiques. De plus, il y a peu de monde, c’est magique de se promener dans cet endroit oh combien célèbre. Sur le premier temple les quatre statues colossales dont une est tombée pendant la construction sont la représentation de Ramses II. Le deuxième, plus petit est édifié à la gloire de Nefertari son épouse. Ces sanctuaires monumentaux datent de 1 300 ans avant Jésus-Christ et sont dans un état remarquable. La sécheresse du climat aidant sûrement à la conservation. Clémentine et le drap des copains feront dans ce lieu mythique la pause photo !!! Sur le chemin du retour, nous rencontrons un couple Français du Bordelais bien sympathique. L’homme est archéologue et connaît bien son sujet. Comme je dis souvent :

-On se couchera moins bête ce soir !!!

Nous passons sur le barrage d’Assouan. Celui-ci est le deuxième du monde, le premier étant un barrage Chinois, le barrage des trois gorges. Le bâtiment en béton ressemblant de loin à une fleur à l’extrémité. Il à été construit pour remercier les Russes de leur aide lors de la construction de cet ouvrage titanesque.

Dans l’après-midi, nous prenons un voilier pour trois heures de balade sur le Nil. Arrêt visite du jardin botanique et un peu plus tard d’un village Nubien situé sur l’île éléphantine. Nous comptons onze énormes bateaux de croisière à quai attendant les clients. Les Egyptiens rêvent d’un retour des touristes leur permettant à nouveau de gagner leur vie.

Demain, nous reprenons notre remontée vers le Nord pour une étape à Louxor. Je reprendrai une phrase que j’ai bien aimé de mon ami Guy-Noël (l’autre !!!) : « Descendre le Nil pour remonter le temps »…


 



 

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