tour du monde

DEBUT DU 11ème MOIS DU VOYAGE - 2 au 4 février 2014 


Dimanche 2 février - Bahir Dar, Ethiopie

Elle est pas belle la vie !!!

Comme depuis notre arrivée en Ethiopie, le temps est superbe, ni trop chaud, ni trop froid, ciel bleu. La petite laine en partant le matin que l’on enlève vers 11 h et l’on peut alors rouler en sweat. Contrairement à l’après-midi d’hier, le bitume est parfait et il fait bon se laisser aller à nos pensées vagabondes.

Nous sommes dimanche, et des dizaines, des centaines, des milliers d’Ethiopiens marchent au bord de la route. Beaucoup d’entre eux sont en tenues blanches. Lors d’un passage dans un village, nous nous retrouvons au milieu de cavaliers en tenue traditionnelle. Les chevaux sont aussi admirablement décorés. Environ 500 m en leur compagnie avant qu’ils ne quittent la route principale, moment fort en émotion.

Contrairement à la France, la cérémonie du mariage a lieu le dimanche et vu de l’extérieur cela a l’air bien festif. Durant la journée, nous en voyons plusieurs. Lors de nos nombreux arrêts, la gentillesse et le sourire des Ethiopiens sont quasi constant. Certains adultes viennent même quelquefois nous serrer la main. Et pourtant, quand on voit leurs conditions de vie, on se dit que l’on a bien de la chance d’être né dans un pays où l’effort physique n’est plus incontournable pour survivre…

L’étape du jour est Bahir Dar situé au bord du lac Tana. Nous y prenons un très bel hôtel pour moins cher qu’un Formule 1 avec, magique un internet qui marche, et peu de coupure de courant. Heureux d’envoyer aux internautes les nouvelles des trois compères !!!

Un petit tour en taxi trois roues pour aller au bord du lac Tana finit cette belle journée avant de profiter d’un dîner où je boirai pas loin d’une bouteille d’eau tellement le plat traditionnel de viande était épicé !!!








Lundi 3 février – Gronder, Ethiopie

Toujours l’Ethiopie.

Il est 6 h du matin et pas possible de trouver le sommeil depuis environ 2 h. Nous sommes à coté du haut parleur des prières et je ne sais pas si c’est une fête religieuse mais c’est presque non stop que nous entendons les incantations. Alors le résumé d’hier se fait accompagné des chants religieux. Je me suis juste promis de ne pas répondre que j’ai bien dormi si jamais on me le demande à l’hôtel…

Revenons-en au 3 février. Avant de quitter Bahir Dar, j’ai décidé de me renseigner pour savoir s’il était possible d’acheter du Dollar. L’employé de l’hôtel me répond que l’on peut en acheter au marché noir à coté de la grande mosquée. Nous décidons tout de même d’essayer dans une banque voir si c’est faisable. Arrivés au guichet, je fais la queue comme tout le monde avant qu’un guichetier ne me remarque et me demande la raison de ma présence :

-C’est pour acheter des Dollars.

-Passez derrière le guichet et aller dans le bureau là-bas.

Me voilà dans une pièce ou cinq personnes comptent des gros tas de billets…

-Bonjour Messieurs j’ai besoin d’environ 200 Dollars.

-Vous voulez échanger des Dollars contre des Birr ?

-Non c’est l’inverse.

-Impossible, Monsieur.

Bon, pas le choix, nous prenons la direction de la grande mosquée et garons l’Envol à coté de l’édifice religieux. Dedette reste avec notre compagnon et me voilà parti marcher dans le quartier. Souvent dans ces cas là, on vous trouve avant que vous ne les cherchiez… Ce matin, personne ne m’aborde, il me faut demander à quelqu’un paraissant sérieux. Devant moi, un homme d’environ 35 ans marche au milieu de la rue :

-Hello, s’il vous plaît, connaissez-vous quelqu’un dans le quartier qui vende du Dollar Américain ?

-Oui, sans problème, ce Monsieur peut vous aider.

Là, il m’indique un homme situé à environ 10 m de nous !!! Vingt secondes après, nous sommes dans sa boutique à faire le change désiré. En sortant avec les Dollars en poche, je suis encore tout surpris de la rapidité de l’opération. Dedette pendant ce temps est comme d’habitude submergée et gère… Tout le monde est correct sauf une vieille dame n’ayant à première vue pas toutes ses facultés et brandissant de temps en temps une pierre à la taille certaine et en faisant le geste de la jeter sur l’Envol. Nous quittons l’endroit sans souci et nous voilà sur la route de Gonder la ville où nous comptons nous arrêter en milieu de journée (seulement 180 km). Les nombreux jours passés sur les routes africaines nous ont habitués à la vue de la population au bord des routes et comme pour tout, l’œil s’habitue…

Les paysages restent montagneux et la route en bon état, un vrai plaisir. Nous arrivons sur Gonder vers 14 h et dans le restaurant où nous nous arrêtons, nous aurons bien du mal à nous faire servir. La serveuse fait semblant de comprendre mais en fait ne parle pas un mot danglais. Au bout d’une petite demi-heure, la seule chose que nous réussissons à avoir est la note des plats spaghettis viande que nous n’avons pas eu !!! A deux doigts de partir, un serveur comprenant notre demande sauve les meubles.

En fin d’après-midi, nous trouvons un hôtel dans le centre ville non loin d’une très belle statue d’un empereur du 17ème siècle .Notre destination du 4 février devait être le Soudan mais en cherchant quelques renseignements sur le net ce matin, je me rends compte que Gonder est l’ex-capitale d’Ethiopie et que nous pouvons y visiter un célèbre château du 17ème siècle. Dommage d’être ici sans profiter de cet endroit. Aussi, au dernier moment, nous décidons de rester ici une journée de plus pour visiter l’ex première ville d’Ethiopie.








Mardi 4 février – Gronder, Ethiopie

Visite de Gonder.

A 8h30, nous sommes les premiers clients à l’entrée du château. Les lumières sont belles et la température bien agréable. Certaines parties sont très bien conservées et personne pour nous déranger. Nous avons tout le loisir de prendre des images à volonté. Et puis, les châteaux en Afrique, ça ne court pas les rues, nous ne sommes pas au bord de la Loire !!! Il aurait tout de même été dommage de passer notre chemin sans faire une pause en ce bel endroit. En demandant ce matin à l’hôtel où était le château, l’employée a souri, celui-ci n’étant qu’a quelques centaines de mètres de la place centrale. On n’est pas toujours bon…

En milieu de matinée, nous trouvons quelques cartes postales, nous en profitons pour en envoyer à la famille. Le choix n’est pas extraordinaire mais au moins il y en a. En après-midi, nous visitons les bains de Fasiladas. En fait, un immense bassin aménagé où les habitants de la ville peuvent venir s’y baigner pendant et après la saison des pluies. La période de début d’année est la fin de la saison sèche et le bassin est vide. Autour de celui-ci, de magnifiques arbres poussent le long des murs avec des racines à ciel ouvert.

En rentrant à l’hôtel, nous prenons un tuc-tuc (taxi trois roues) où bien sûr le tarif est à négocier, les Ethiopiens multipliant par cinq le tarif normal… Déjà, on veut nous vendre de la livre soudanaise à un court plutôt désavantageux. L’image de richesse que nous promenons ne nous lâche jamais !!!

Demain changement de pays, le Soudan troisième nation d’Afrique en terme de grandeur est à environ 200 km d’ici. Nous espérons y être en fin de matinée.


 



 

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