tour du monde

10ème MOIS DU VOYAGE - 21 au 23 janvier 2014 


Mardi 21 janvier - Marsabit, Kenya

Comme une éclaircie…

L’ambiance au petit déjeuner est du même tonneau que le repas d’hier soir… Nous avons décidé de rester aujourd’hui afin d’essayer de trouver une solution pour réparer. Après avoir avalé le café, nous demandons à l’employé de l’hôtel s’il connaît un bon endroit pour la mécanique. Dans la foulée, il appelle sur son portable un homme qui arrive quelques minutes plus tard. Celui-ci demande à un jeune présent ici de nous accompagner jusqu’au garage.

C’est un pasteur polonais qui est responsable de l’endroit et il donne les instructions pour notre prise en charge. Dans leurs outils, un extracteur nous permet sans difficulté de sortir le bras oscillant et de voir un des deux roulements en fin de vie… Peut-être ma part de responsabilité, au dernier changement, nous avions mis un roulement ayant déjà servi… Plus qu’un seul neuf sous le coude, le pasteur m’emmène en centre bourg où nous trouvons la bonne référence. Le remontage est fait dans les règles de l’art avec minutie.

Le temps de tout remettre en place, il est 11 h et nous voilà assis dans le salon du pasteur à déguster un bon café. Tout de suite, le mental s’éclaircit et mon expression favorite n’est pas très loin de revenir en force !!! Nous restons tout un moment à échanger avec lui vivant en Afrique depuis 25 ans (Ouganda, Tanzanie, Kenya).

-« Pour moi, le bonheur est de participer à la réalisation des rêves des jeunes et voir ensuite les sourires sur leurs visages !!! »

Belle philosophie.








C’est donc le cœur léger que nous revenons à notre hôtel et profitons du temps libre pour nettoyer les vêtements poussiéreux. En déjeunant au premier avec vue sur la rue, nous sommes aux premières loges pour y voir la vie du village : plusieurs troupeaux emmenés par les bergers passent sous la fenêtre, les femmes avec sur leur dos de jeunes enfants calmes et profitant de la situation pour dormir ou regarder le spectacle de la rue, les hommes avec les petites motos et deux ou trois passagers(ères), les camions surmontés par plusieurs Kenyans dominants la situation et laissant derrière eux un épais nuage de poussière.

Demain, sur les conseils du pasteur de ce matin, nous comptons nous arrêter à Sololo dans une mission tenue par un prêtre Roumain. Ce sera notre dernière étape au Kenya


Mercredi 22 janvier – Sololo, Kenya

Poussière et tôles ondulées.

Ayant une bonne partie piste aujourd’hui, nous décidons de partir vers 7 h. Dès 6h15, le village commence à vivre avec quelques piétons et même des écoliers allant à l’école. Les premiers kilomètres se font sur une route neuve avec un trafic nul. Nous sommes en plein milieu de l’Afrique remontant vers le Nord, seuls au monde… La partie non construite ensuite est utilisée par les camions pour continuer ce chantier de l’East African Highway.

A chaque croisement, inutile de vous dire que l’on mange pas mal de poussière. Nous y voyons de grands troupeaux de dromadaires et de vaches avançant à rythme lent et régulier : magnifique. Si un véhicule passe pendant une pause, le chauffeur demande toujours si tout est ok. En fait, moins il y a de monde sur une voie de circulation et plus il y a de solidarité et ce, partout dans le monde.

Durant un arrêt boisson dans un bar de village, nous y voyons plusieurs hommes armés, preuve que les infos concernant la tension dans cette région est bien réelle. A notre encontre, pas de souci, voir même un accueil chaleureux de cette population étonnée de voir s’arrêter ici ce drôle d’équipage. Dans ce village, un Kenyan nous exprime son mécontentement de voir les Chinois venir ici construire la route, il nous parle de corruption de son gouvernement… Après cette pause, nous voyons trois camions brûlés en quelques km ; lié au conflit ou simplement le hasard ?

En milieu d’après-midi, nous arrivons à Sololo, ou nous devons trouver la mission conseillée par le pasteur Polonais de Marsabit. Le chemin pour y arriver est limite pour l’Envol mais ça passe… La chance est avec nous, nous trouvons tout de suite le prêtre Roumain qui nous trouve une chambre modeste mais propre. Bien content de trouver de quoi coucher dans cet endroit où les offres d’hébergement ne sont pas légion.








Nous échangeons avec lui sur cette zone de conflit. Il nous indique que dans Sololo située tout près de la frontière, il n’y a pas de problème car peuplé par une seule tribu. Les problèmes viennent des endroits où plusieurs tribus vivent ensemble, entre autre à Moyale, ville située sur le Kenya et l’Ethiopie.

Ici, l’électricité produite par un groupe électrogène ne fonctionne qu’entre 18h30 et 22h. On ne traîne pas mais les journées étant plutôt fatigantes, le sommeil l’emporte avant la coupure du groupe… Il nous reste plusieurs heures de piste pour demain et plus ici qu’ailleurs, il est important de passer la frontière en milieu de journée afin d’être du coté Ethiopien plus stable bien avant la nuit.

Jeudi 23 janvier – Frontière Kenya / Ethiopie

Heureux !!!

Il n’est pas 8 h que déjà l’Envol ronronne pour attaquer cette dernière partie plutôt sensible. L’état de la piste et les endroits à éviter occupent l’esprit et évite de penser à une possible attaque de bandits. Les bergers, les ouvriers du chantier rencontrés sur la voie font pour la plupart des signes de la main accompagnés de larges sourires ou d’une expression d’étonnement.

En se rapprochant de Moyale, plus personne sur la piste, les villages sont désertés suite au conflit. Les seules véhicules rencontrés roulent par groupe de 4 ou 5. De notre coté, on roule en groupe de un !!! Enfin, nous arrivons à la frontière où nous voyons à nouveau la population dans la rue vacante à ses occupations. Coté Kenyan, les formalités sont rapides. Nous voilà du coté Ethiopien vers 12h30 où il nous faut attendre 14 h, la fin de leur pause déjeuner. Pendant ce temps, nous échangeons avec un couple d’Allemand chacun sur leur moto. On se donne les bons tuyaux, ils viennent d’Egypte où nous allons, nous venons de Cap Town ou ils se rendent…

A 14 h, pas de chance à la douane, avant nous un groupe d’asiatiques nous fait perdre une bonne heure avant notre tour. Les formalités se terminent vers 16 h, il est trop tard pour reprendre la route, nous restons coucher à Moyale dans un hôtel confortable où nous passons une excellente soirée. Le passage de cette frontière qui nous a fait tant parler, qui a pu un moment nous faire craindre un demi-tour possible ; ce passage est maintenant derrière nous et on commence à rêver d’écrire une ligne sans pointillé sur le plus grand continent du monde.

Un peu comme si on était… heureux !!!








Vers 21 h, une coupure de courant générale nous fait rejoindre notre chambre sous un ciel étoilé superbe. A environ deux kilomètres d’ici du coté Kenyan, une énorme feu vient d’éclater et nous entendons des coups de feux et les cris d’une probable bataille… Contents d’être du bon coté…


 



 

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