tour du monde

10ème MOIS DU VOYAGE - 13 au 15 janvier 2014 


Lundi 13 janvier – Moshi, Tanzanie

Seulement 260 km pour rejoindre notre ville étape du jour, mais compte tenu des limitations et des conditions de circulation dont nous avons déjà parlées, cela nous prend une partie de la journée. Environ 20 km de piste à coté de la « vraie » route en construction.

Depuis Cap Town, nous avons tout de même rencontré une bonne partie de routes correctes (ralentisseurs mis à part) même si bien sûr, dès que l’on sort des voies principales, la terre remplace le goudron. Sur ces routes principales, toujours cette une animation permanente qui peut finir par fatiguer car n’ayant jamais la possibilité de s’arrêter prendre un café tranquille ; l’Envol faisant quelque soit l’endroit son effet…

Au fil des km, cela devient montagneux et plus sec. En remontant vers le Nord, nous quittons progressivement la saison des pluies ; et puis l’équateur se rapproche. Nous le repasserons après Nairobi. Nous traversons d’immenses plantations d’ananas.

A Moshi, nous passons un peu de temps pour trouver notre hôtel. A chaque retour de l’un d’entre eux, je retrouve toujours Dedette accompagnée : impossible de s’arrêter sans être abordés… On trouve enfin notre bonheur dans un établissement tenu par des Massais en vêtements traditionnels. Nous y passons une excellente soirée après avoir fait un tour en ville pour essayer de dénicher le Kilimandjaro caché par les nuages : un seul cliché mais on l’aime bien. La plus grande montagne d’Afrique nous fera-t-elle le plaisir de se découvrir demain avant notre départ ? Allez Grand Esprit, un petit effort !!!








Mardi 14 janvier - Frontière Tanzanie / Kenya

C’est avec plaisir que nous voyons le Kilimandjaro découvert ce matin. Le sommet de cette montagne est à 5 891 m. La calotte glaciaire qui la caractérisait perd petit à petit de son épaisseur en raison de la déforestation. Cette montagne est le berceau des éleveurs Massaïs qui augmentent leur besoin de terres d’élevage au fil des années, le réchauffement climatique pouvant être la deuxième raison. Les scientifiques voient la disparition de la couronne neigeuse entre 2020 et 2050.

Peu avant la frontière du Kenya, un vent fort soulève la poussière envahissant la route en certains endroits. Nous voyons de nombreux Massaïs gardant d’importants troupeaux. Le passage de la frontière du Kenya se fait sans problème mis à part un chipotage au niveau de la carte grise et du carnet de passage en douane du coté tanzanien. Monsieur le douanier veut qu’il soit marqué motocyclette sur le carnet et ce n’est pas le cas. Nous lui expliquons que c’est un side-car. Pendant ce temps, la deuxième douanière tape des textos sur son Iphone… Nous patientons quelques minutes, et nous repartons avec les documents tamponnés sans autre explication ; allez comprendre !!!

On se posait la question hier, le Kenya roule à gauche. Les ralentisseurs n’ont pas disparu mais la présence policière a bien diminué. La route vers Nairobi est superbe et la circulation quasi nulle. Lors d’un arrêt banque et d’un autre pour l’essence, nous sommes envahis. J’ai compté, ce n’est pas loin de quarante personnes autour de nous. Si c’est comme ça à chaque fois, ça va être compliqué…

Arrivés sur Nairobi, nous avons l’impression d’être dans un immense bazar. Certains trous sur la route vous briseraient sans aucun doute le véhicule. Vers 17 h, nous trouvons un hôtel en bordure d’une grande avenue. Pas sûr que le calme soit au rendez-vous. Nous devons passer plusieurs jours dans la capitale pour des demandes de visa éthiopien et soudanais, pour la récupération d’axes envoyés de France, une vidange et un changement de pneu pour l’Envol. Du pain sur la planche…









Mercredi 15 janvier - Nairobi, Kenya

Rude journée.

La première tâche du jour nous emmène à DHL où nous devons récupérer les axes fabriqués en France et envoyés par les copains. Le souvenir de Lima DHL nous fait craindre encore une procédure compliquée. Et bien pas du tout, mon passeport suffira et un quart d’heure plus tard me voilà avec le colis dans la main ; j’y crois pas, extraordinaire. Le pays se graisse bien au passage avec une taxe d’importation aussi élevée que la facture !!!

Ensuite pas de temps à perdre, nous devons nous rendre à l’ambassade d’Ethiopie pour notre demande de Visa. Là, on nous indique qu’il nous faut un courrier d’accord de l’ambassade de France.Nous repartons un peu inquiets et juste avant de repartir, un Ethiopien nous aborde en nous disant de revenir cet après-midi et que nous pourrions voir un diplomate.

Le retour à l’hôtel est rock and roll avec deux plantages du GPS dans des marchés de centre ville où nous sommes assaillis !!! On vous en parle souvent mais croyez nous c’est quelque chose. Après une heure trente pour 10 km, on récupère l’adresse de l’ambassade de France à l’hôtel pour repartir en premier à l’ambassade d’Ethiopie. Là, le diplomate en question nous dit qu’il n’y a pas de souci pour nos visas, que l’amitié Franco-Ethiopienne est de longue date et que du coté français, ils doivent nous donner un courrier indispensable. En fait, les mêmes infos que ce matin.

L’ambassade se trouve non loin d’ici au 15ème étage d’un immeuble. En garant l’Envol dans un parking, l’employé nous demande de laisser les clés pour pouvoir le déplacer si besoin.

-Non, Monsieur, je ne laisse pas les clés on va juste essayer de trouver une place ou l’on n’aura pas besoin de le bouger !!!

-Bonjour, Monsieur, pour 200 Shilling Kenyan, je vous nettoie votre véhicule.

L’envol est couvert de poussière et j’en ai un peu marre des mains essuyant le pare-brise pour voir à l’intérieur du side.

-Ok pour 200 (1,60 €)

Pour arriver à l’ambassade de France, on ne vous fera pas Astérix dans les circuits administratifs mais on pourrait. Tout ce que l’on peut vous dire, c’est que c’est bien compliqué pour arriver là-haut… A 17h30, nous avons rendez-vous avec Mme Dufourg Consul. Nous sommes prévenus de l’instabilité de la région que nous allons traverser et elle nous prépare ensuite un courrier destiné à leurs homologues éthiopiens. L’entretien est agréable et nous sommes heureux de repartir avec ces courriers qui nous l’espérons suffiront.

Au parking, nous retrouvons un Envol tout beau. Le travail du jeune homme est excellent. Le retour à l’hôtel se fera en deux heures pour environ 12 km et cette fois sans erreur de navigation ; usant. Les derniers kilomètres sont un peu moins bouchés et circuler de nuit au milieu des cars qui vous rasent, des piétons qui slaloment entre les voitures, des charrettes bien sûr non éclairées, des trous de chaussée à éviter, est unique et… épuisant.

Huit heures trente, on s’assoit enfin à la table du restaurant pour un repas bien mérité (le dernier étant le petit déjeuner).


 



 

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