tour du monde

DEBUT DU 10ème MOIS DU VOYAGE - 30 décembre 2013 au 3 janvier 2014 


Lundi 30 décembre – Lac Malawi, Malawi

Un petit coin de paradis.

Le début de la journée nous fait traverser la montagne avec de jolis paysages. La région exploite le bois, et de nombreuses piétonnes au bord de la route transportent sur leur têtes des fagots quelquefois impressionnants. Que d’efforts pour sûrement un salaire de misère.

Il n’y a pas de véhicule sur la route, mais on ne peut faire 500 m sans voir de nombreux habitants. A tel point qu’il est difficile voir impossible de pique-niquer sans être « accompagnés ». En campagne, pas ou peu de déchet, tout est utilisé. Lorsque vous voyez une carcasse de voiture au bord de la route, il ne reste rien que le châssis mis à nu, ne cherchez pas tout a été pris.

Compte tenu du peu de circulation, la proportion de camions en panne au bord de la route est plutôt importante. Ces véhicules souvent à bout de souffle montent les côtes au pas. Nous sommes prévenus par des branchages posés sur la route à espace régulier lorsqu’un d’entre eux a refusé d’aller plus loin. Les arrêts police sont assez fréquents et comme d’habitude la curiosité prime sur le contrôle. Nous aurons tout de même droit à un 66 au lieu de 50 dans un village, ce qui nous vaudra environ 8 € d’amende. Cette fois-ci pas de remarque sur la corruption, le radar est consultable avec la vidéo, et nous repartons avec un récépissé officiel.

Quand je vous disais que j’aimerais être un oiseau !!!

Peu avant notre arrivée au lac Malawi, au détour d’un virage, il nous faudra nous arrêter sur le bas coté pour laisser passer un pick-up doublant à l’aveugle un camion. Le grand esprit avait sûrement décidé qu’on passe encore un moment sur cette terre…

Les premières vues du lac Malawi nous enchantent, et nous aimerions trouver un logement au bord de l’eau. La première adresse où nous nous arrêtons est la bonne : la chambre est à 70 m du lac avec terrasse et des marches en accès direct. Un vrai petit coin de paradis !!! Inutile de vous dire que nous passons une superbe soirée dans cet endroit idyllique où il n’y a qu’une autre chambre occupée. A moins de 100 m, il y a un village de pêcheurs à l’ancienne ou à l’africaine. Demain, le lever du soleil devrait être l’occasion d’y prendre de belles images…

Mardi 31 décembre – Frontière Malawi / Tanzanie

Nous nous levons vers 5h30 afin d’apprécier le lever du soleil sur le lac Malawi. C’est aussi l’occasion de voir le retour des pêcheurs dans leurs pirogues en bois, accueillis par une partie des villageois. Ici pas de mécanisation, l’impression que le temps s’est arrêté depuis bien longtemps. Chacun vaque à ses occupations sans jamais donner la sensation d’être pressé par le temps ou la performance ; juste l’inverse de notre monde à nous. Ici, la vie en groupe a une vraie signification ; comme depuis la nuit des temps. Pas de possibilité de se recroqueviller, chacun a besoin de l’autre…

C’est presque avec regret que nous quittons ce lieu magique pour reprendre la route qui nous emmène en Tanzanie. L’employée de la guest house nous regarde partir d’un air triste, rêvant sûrement elle aussi de temps en temps d’autres horizons même si ici, elle est plutôt gâtée. Les plus beaux endroits du monde peuvent aussi lasser, l’appel de l’ailleurs étant souvent bien présent chez bon nombre d’humains. Aller voir de l’autre coté de la colline…

 

Un peu avant la frontière, nous quittons ce lac, cinquième du monde réputé pour la richesse exceptionnelle de sa faune aquatique unique sur cette planète. Une frontière de plus : c’est par ici, c’est par là, votre assurance, voulez-vous du change ? Etc. Il fait très chaud et nous sommes heureux d’entrer en Tanzanie, pays célèbre pour ces parcs animaliers.

Notre premier pique-nique dans le pays sera accompagné par une dizaine de tanzaniens nous empêchant de souffler tranquillement à l’ombre d’un arbre !!! D’entrée, le pays fait moins pauvre et plus structuré que le Malawi. Ici, culture de thé et bananiers font partie du paysage, nous montons jusqu’à 2 250 m pour redescendre à 1 650 m ou se trouve notre ville étape Mbeya. Ce soir, c’est réveillon. Le choix des hébergements dans la ville nous permet de prendre un hôtel confortable afin de profiter de cette dernière soirée 2013. Malgré le coté cossu de la chambre, nous y trouverons quelques insectes peu ragoûtants pour le plus grand plaisir de Dedette !!! La petite bête ne va pas manger la grosse…

Si on se faisait une journée de repos demain ? Décision adoptée à l’unanimité…

Mercredi 1er janvier – Tanzanie

Le premier jour de l’année se passe à l’hôtel où nous sommes contents d’avoir le net pour planifier un peu les jours à venir. A ce sujet, nous avions pensé avoir le temps de prévoir notre voyage en Afrique pendant la traversée de l’Envol vers l’Afrique du Sud mais comme il est venu par les airs, pas de délai pour préparer. Alors, nous faisons un peu au jour le jour.

Il a plu quasiment toute la journée, seul un petit intermède de soleil nous a permis de vous souhaiter tous nos vœux pour 2014 avec une petite vidéo. N’ayant pas de musique sur l’Envol, on est toujours heureux de pouvoir en écouter quand on en a l’occasion. On a fait le plein aujourd’hui.

Au restaurant, ce n’est pas la première fois que nous voyons des matchs du championnat anglais retransmis. A propos d’Anglais, la Tanzanie est le 7ème pays visité sur le continent et la conduite à gauche a toujours été de mise. Demain, nous prendrons la direction du parc national Mikumi en nous arrêtant probablement à Iringa.













Jeudi 2 janvier - Tanzanie

A peine 20 km au compteur que nous stoppons pour mettre les vêtements de circonstance : la tenue de pluie. Celle-ci nous accompagnera toute la journée pendant les 335 km qui nous sépare d’Iringa. Le ciel est bas, et la prise d’images est inutile. La seule accalmie nous permet de pique-niquer en plein air.

Encore de nombreux camions en panne signalés là aussi par des branchages posés sur la route à intervalle régulier. La police est très (trop !!!) présente : peut-être cinq arrêts sans compter les radars. On ne sait pas toujours ou s’arrête la limite à 50 dans les villages très longs, alors on reste vigilant. Le Français Jean-Marc rencontré il y a quelques jours avait eu pour sa part un 54 et un 51 pour 50 avec amendes à la clé. Et puis, cerise sur le gâteau, les ralentisseurs sont fréquents en agglomération.

Alors, du gris, de la pluie, les paysages dans la brume, la police, les gendarmes couchés, on mélange le tout et on a la recette d’une journée bof !!! Vous savez que j’aime bien les dictons et celui du jour serait bien : « On ne peut pas toujours gagner !!! ». Demain sera un autre jour.

Vendredi 3 janvier - Mikumi, Tanzanie

Le ciel s’éclaircit.

La veste sera rapidement de trop aujourd’hui. Le soleil brille et on peu dire brûle : pas que la température soit excessive mais le contact avec la peau donne une sensation de brûlure inconnue dans notre pays. La proximité de l’Equateur y est sûrement pour quelque chose. Dans quelques jours, nous passerons de l’été à l’hiver sans voir de grandes différences.

On vous a parlé de la police hier, on en remet une dernière couche : ils sont présents un peu partout. A tel point que je ne pourrai m’empêcher de dire à l’un d’entre eux :

-« Pas beaucoup de liberté dans votre pays, quatre fois que l’on m’arrête depuis 80 km !!!

-C’est juste pour voir votre véhicule et pour votre sécurité.

-La sécurité d’accord mais point trop n’en faut… »

Le tout avec le sourire pour ne pas froisser la susceptibilité de ces hommes et ces femmes en uniformes.

Pour la première fois depuis notre arrivée sur le continent, nous voyons des baobabs (troncs énormes et torturés, petites branches, ils ne ressemblent à aucun autre). Lors d’un arrêt pour prendre en photo une église, nous serons interpelés par plusieurs hommes au bord de la route manifestement pas très heureux que nous prenions leur lieu de culte en image. L’un d’entre eux demande de l’argent. Nous proposons un petit montant immédiatement refusé par un autre qui nous fait comprendre qu’il n’y a rien à donner. J’avoue que sur ce coup là, on n’a pas tout compris. Notre départ sera accompagné d’un coup donné sur l’arrière de la moto. Soixante mille kilomètres, deuxième fois que la sensation était plutôt moyenne (la première étant en Bolivie lors d’une manifestation)…

Au fil de la journée, les paysages deviennent montagneux et les camions en panne pullulent. L’un d’entre eux s’arrête devant nous avec les freins limite départ de feu…

Dans un bar restaurant typique, nous rencontrons deux Massaï dont l’un en tenue traditionnelle. L’autre arbore un maillot de football et veut devenir ingénieur des ponts et chaussées. Nous y mangeons des brochettes de chèvres avec des pommes de terre. Ils mettent tout dans celles-ci ; là c’était plutôt des tripes. Fines bouches s’abstenir !!!

Après « seulement 190 km », nous arrêtons à Mikumi, village proche du parc national du même nom et nous y réservons pour demain une place dans un 4X4 afin d’essayer de rapporter de jolies photos de safari. Le départ est prévu au lever du jour vers 6h30. Plus de chambre simple disponible. Pour la première fois de notre voyage, nous avons à notre disposition une maison immense seulement pour nous deux… Elle est pas belle la vie !!!


 



 

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