tour du monde


 



FIN DU 9ème MOIS DU VOYAGE - 27 au 29 décembre 2013


Vendredi 27 décembre – Chipata, Zambie

Une journée de travail en Zambie.

Après le petit déjeuner, nous allons à la recherche d’un garagiste qui nous dirige vers de ses confrères. Un des employés monte dans le side afin de nous montrer le chemin. A peine arrivés, nous sommes envahis ; que de monde dans ce garage !!!

Les roulements recherchés sont en stock mais en démontant, je me rends compte qu’il nous faut un nouvel axe et qu’un tourneur nous est indispensable. Me voilà sur un 150 cm3 emmené par un Zambien qui en fait passera toute la journée avec nous. L’axe est fabriqué avec une chandelle et le tourneur me promet de recharger l’autre pièce abîmée. En rentrant de voyage, nous pourrons vous faire un compte rendu détaillé des conditions de travail de cette profession un peu partout sur la planète !!! Plusieurs allers retours seront nécessaires pour avoir une pièce adaptée avant de commencer à remonter vers 16 h. A trois mètres de l’Envol, un peintre passe une couche sur une Toyota ; ici pas de cabine.

Tout se passe bien jusqu’à la dernière opération, le serrage de l’écrou. Le filetage qui fonctionnait très bien à vide ne supporte pas le serrage. Il est trop tard pour redémonter ; le rendez-vous est pris demain matin 8 h pour finaliser.

Et vous me direz, que fait Dedette pendant tout ce temps ? Elle a attendu patiemment entre 9 h et 17 h dans le garage en passant une partie de la journée à répondre aux questions des ouvriers ou des clients passant dans l’établissement !!!

Une fois de plus, cet incident dont on se serait bien passé nous a permis d’être en prise directe avec le travail en Zambie. On parlerait chez nous de tourisme économique !!!

Le soir au restaurant de l’hôtel, on nous indique à 20h15 qu’il est trop tard pour manger. Nous n’avons pas l’Envol, l’hôtel est décentré, c’est la saison des pluies et… il pleut, alors on reviendra tout penaud dans notre chambre en attendant des jours meilleurs…


Samedi 28 décembre - Zambie

L’Envol sur ses pattes.

En partant à pied vers le garage, un zambien non taxi s’arrête en nous demandant où nous allons. Il nous propose un prix dérisoire que nous acceptons sans hésiter. Notre « accompagnateur » d’hier n’est pas là, il n’arrive que vers 9 h. On vous passe les détails de la réparation, l’avenir le dira.

En retournant à l’hôtel, nous prenons une « douche » frisant les records rencontrés en Amérique centrale. Une fois l’averse terminée, nous nous rendons dans un restaurant pour le déjeuner. Les africains donnent souvent à leurs commerces des noms très ambitieux malgré la petitesse de leurs affaires, du style : « Business Center » pour un local de 15 m2 au bord de la route !!! Là, la grandeur de l’affichage restaurant-bar laisse penser à un établissement de taille respectable, en fait il n’en est rien, trois vieilles tables plastiques accompagnées de chaises de la même matière, et vous avez fait le tour du mobilier. Poulet, poisson ou bœuf accompagné de mil ou de mil… voilà pour la carte. Ambiance bon enfant, accueil chaleureux et tarif du plat proche de un Euro. Et puis dans ces lieux, vous ressentez l’âme du peuple.

Ensuite, il nous faut trouver un commerce Internet afin de mettre à jour collection-d-horizons. L’effet de l’Envol sur la population est inimaginable : tous les 100 m, on nous demande de nous arrêter afin de voir de plus près notre drôle d’insecte. Même les femmes habituellement beaucoup moins intéressées par les véhicules motorisés s’y mettent. Alors deux solutions : on fait comprendre qu’on en a marre à chaque fois que c’est possible ou l’on se prête au jeu avec un sourire et en répondant avec gentillesse aux questions que les Zambiens ne manquent pas de poser. Vous l’avez deviné, on a choisi la deuxième voie mais entre nous par moment, ça devient saoulant !!! Nous trouvons un commerce Internet où nous envoyons avec plaisir les dernières nouvelles. Depuis bientôt neuf mois, nous sommes heureux de partager nos sensations avec les fidèles internautes ou les occasionnels. Et puis, vous connaissez une de nos devises : « Tout ce qui n’est pas partagé est perdu… » !

En soirée, nous aurons une longue conversation téléphonique avec Claire une amie ; presque comme si on était au coin du feu à la maison. L’âme n’a pas toujours besoin de braise pour se réchauffer…


Dimanche 29 décembre – Frontière Zambie / Malawi

24 heures !!!

Dans la nuit, la pluie a commencé vers 3 h et ne s’est pas arrêté. Le toit en tôle retransmet le bruit de chaque goutte et le courage manque un peu pour sortir du lit bien chaud et partir vers le Malawi, pays pour lequel nous n’avons que peu d’info.

Comme tous les jours, c’est l’aventure et en Afrique pas moins qu’ailleurs… Le passage à la frontière se passe sans problème à part avec un changeur du Malawi ou du Zambie qui voulait juste diviser le prix du Dollar par deux. Une chance que nous avions le cours de la devise récupérée la veille sur le web. Je lui ai juste fait comprendre qu’il était là pour gagner sa vie et non pas pour escroquer ses « clients »… Ensuite un poste assurance véhicule nous arrête afin de nous couvrir pour ce pays. L’homme nous indique qu’il ouvre le bureau dans quelques minutes. Après un quart d’heure d’attente, il nous indique que le bureau restera fermé et qu’il nous faudra nous assurer plus loin. Bienvenue au Malawi !!!

La première impression en entrant dans le pays est la pauvreté : peu de véhicules, pas de deux roues motorisés, seulement des piétons et de nombreux cyclistes à un, deux, ou trois sur le vélo.

A contrario, les maisons des villages recouvertes de végétaux séchés mais construites en briques font plus cossues que les cases en Zambie. L’arrêt dans un bar de village provoque l’attroupement de peut être 40 personnes autour de l’Envol. Imaginez tout autour de vous la population à quelques centimètres. Il n’y a pas de sensation de peur mais des moments forts difficilement exprimable par des mots. Nous avions décidé de nous arrêter à Mzuzu, ville située au nord, mais le sort en décidera autrement : lors d’un arrêt, je contrôle l’axe de roue qui est… cassé. Il aura duré : 24 heures. Record battu !!!

Il nous faut trouver un hébergement rapidement et remonter l’ancien axe qui a été « rechargé ». Lors de deux arrêts consécutifs par la police pour contrôle de papier, un policier me renseigne sur une guest house situé dans un village à quelques km d’ici. Nous faisons répéter le prix de la chambre plusieurs fois, la valeur est d’environ 3,50 €. Record battu !!! Imaginez en France une chambre d’hôtel pour la valeur de 3 litres d’essence ; c’est la proportion au Malawi. L’essence ici est très chère pour la population, d’où l’impossibilité pour le plus grand nombre de posséder un véhicule motorisé.

Le changement d’axe se fait en une heure, je vais finir par être performant… Petite anecdote pendant la réparation : comme souvent sur ce continent, difficile de travailler sans avoir quelques spectateurs. Lors d’un desserrage un peu difficile, je demande de l’aide pour quelques secondes à l’un d’entre eux. L’homme ne veut pas m’aider ; pas habitué à ce genre de réponse… Sans demander ensuite, le gérant de l’hôtel m’aidera lui avec gentillesse.

La soirée se passe dans le bar de l’établissement où le jeune employé nous parle de son rêve de visiter la France. Notre lieu de naissance élargit ou diminue les horizons que nous pouvons atteindre. Merci la chance de nous avoir donné l’occasion d’enrichir notre collection d’horizons…

 

TOUR DU MONDE EN SIDE CAR

Tout ce qui n'est pas partagé est perdu...

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