tour du monde


 



 

9ème MOIS DU VOYAGE - 23 au 26 décembre 2013

 

Lundi 23 décembre - Victoria Falls, Zimbabwe

En quittant Kasane, nous avions le choix entre la Zambie et le Zimbabwe. Le deuxième l’emportera pour deux raisons : la première est que les chutes Victoria sont à priori plus belles de ce coté et ne nous en cachons pas, cela fait un pays de plus dans notre long voyage…

Il fait déjà très chaud ce matin et le passage à la douane durera environ 2h30. Suffisant… Le visa s’obtient sur place et le carnet de passage en douane demandé en France (pour l’Envol) doit être complété. Ce carnet qui évite les taxes d’entrée d’importation temporaire pour le véhicule est principalement utilisé en Afrique. Ce système a été mis en place afin d’éviter les trafics de véhicules entre les pays. Vers 11 h, nous quittons enfin la frontière et entrons au Zimbabwe, pays de 13 millions d’habitants sans contact avec la mer.

Seulement 80 km nous séparent des chutes victoria. Arrivés sur place, on nous aborde tout de suite au sujet des hôtels, les prix étant corrects (pour l’endroit…), nous acceptons la proposition de Kingstone qui est tout joyeux de monter dans le side afin de nous emmener à l’hébergement.

Nous sommes à deux pas des chutes et nous partons sans tarder pour découvrir cet endroit unique inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. 1 700 m de largeur, jusqu’à 108 m de hauteur, et l’une des caractéristiques remarquable de ces chutes est qu’elles se jettent dans une faille du plateau qui permet de pouvoir les admirer à seulement une centaine de mètres. Il n’y a pas foule, et la chaleur est quelquefois tempérée grâce au brumisateur naturel des chutes. La réputation n’est pas surfaite et c’est réellement une merveille de la nature. Dans le parc, nous y voyons des singes, des gazelles et nous prenons un lézard qui par chance fera la pause pour l’objectif.

Nous passerons Noël en Zambie située à deux pas d’ici.


Mardi 24 décembre – Frontière Zimbabwe / Zambie

Jamais seuls…

La frontière zambienne se trouve à environ deux km de notre hébergement. A peine montés sur l’Envol que nous en redescendons pour les mêmes procédures qu’hier… A chaque changement de pays, c’est toujours l’occasion de se rendre compte que sur cette planète la liberté totale de déplacement n’existe pas. L’autre soir, nous discutions de l’animal que nous voudrions être dans une autre vie si jamais nous avions le choix !!! Pour ma part, c’est définitivement un oiseau migrateur : pas de frontière, chaque année partir pour un grand périple, être accompagné de ma famille et ma tribu… C’est peut-être pour ça que l’Envol porte ce nom…

Beaucoup moins de monde qu’hier à cette douane, en revanche, ils n’y vont pas de main morte en ce qui concerne les frais : 50 Dollar le visa, 10 Dollar de taxe carbone, 10 Dollar de péage pour les routes, et 38 Dollar pour l’assurance ; soit un total de 158 Dollar !!! Nous y passons tout de même encore deux bonnes heures et en quittant le poste frontière, on est heureux de se dire que ce n’est pas tous les jours. Pas mal de babouins ici qui jouent un peu les clochards en allant fouiller les poubelles ; on s’y fait vite mais la première fois, ça surprend.

Au Zimbabwe, la monnaie officielle est le Dollar et comme nous en avons un peu sur nous, nous ne nous sommes pas préoccupés des distributeurs. En Zambie, c’est différent et nous perdons pas mal de temps pour avoir ce qu’il faut. Dans tous les distributeurs, il faut faire la queue une bonne demi-heure et quelquefois, pour ne retirer que la contrevaleur de 80 €. Lors de l’un de ces arrêts, nous rencontrons des Suisses en périple en Afrique pour 18 mois. Leurs renseignements sont précieux pour les semaines qui viennent.

Depuis le début de notre voyage en Afrique, nous roulons à gauche, et la Zambie ne fait pas exception. J’ai toujours été impressionné par l’influence de l’Angleterre dans le monde entier. Les conquérants Anglais ne devaient pas être des tendres…

L’arrêt dans un restaurant nous fait vite entrer dans l’ambiance : musique africaine à tue tête et repas sans couvert. On se lave les mains avec une petite réserve d’eau dans le coin de la pièce… Comme vous pourrez le voir sur les photos, il est impossible de s’arrêter sans être abordés par un, deux, ou trente personnes autour de l’Envol. Lors d’un arrêt sur une route sans village, une voiture stoppera même son chemin et les trois occupants en descendront pour voir de plus près cette drôle de monture.

L’hébergement est au milieu de la nature et là encore, des hauts parleurs saturés nous envoient non stop de la musique traditionnelle africaine. C’est le soir du réveillon et par la même occasion le jour de mes 55 ans. Il y a trois jours, nous ne savions pas où nous serions pour cette petite ride supplémentaire !!!













Mercredi 25 décembre - Zambie

C’est Noël aujourd’hui. Pas de repas familial, seulement l’appel de l’horizon… Pas de tristesse, mais un peu de nostalgie en pensant à tous ceux qu’on aime au pays… L’Envol de son coté ronronne sans se poser de question ; il n’a pas d’états d’âmes lui !!!

Lors d’une pause dans un bar, nous prenons la décision de passer par le Malawi, cela nous rallonge un peu mais il paraît que le pays vaut le déplacement. En quittant Lusaka, nous prenons vers l’est et en nous éloignant de la ville, le trafic diminue fortement. Pas un km sans rencontrer piétons ou cyclistes.

Pas de grande ville sur cette route, et par la même occasion peu de possibilité de couchage.

Nous commençons dès 16h30 à chercher notre hébergement. La nuit tombe assez vite et camper au bord de la route n’est pas la solution idéale… En traversant un village, nous voyons l’inscription Lodge sur un mur. L’établissement n’a de Lodge que le nom mais faute de mieux, on prend ce qu’on a. Le prix est dérisoire ; le confort, quel confort ??? Pour les toilettes collectives, l’odeur fait que vous ne restez pas trop longtemps… La femme qui tient cet hôtel est d’une grande gentillesse et se propose de nous faire le dîner. Les Zambiens dans leur majorité sont des gens souriants au contact facile.

Vers 19 h, à la tombée de la nuit, l’électricité arrive grâce à un groupe électrogène. Une demi-heure après, c’est musique jusqu’à environ minuit. Nous déambulons dans ce village où trois ou quatre bars accueillent les habitants désirant finir leur soirée autour d’une bière ou d’un Coca. Pas de multimédia dans les foyers, les gens se retrouvent… Nous demandons si la musique ce soir est liée au jour de Noël : pas du tout, c’est comme ça tous les jours.

Nous sommes heureux de passer un moment comme celui-là à côtoyer de près la population d’un village traditionnel. Malgré le son saturé des haut-parleurs, la fatigue nous emportera à nouveau dans l’univers des songes.


Jeudi 26 décembre – Chipata, Zambie

Les toilettes étant ce qu’elles sont, nous avons prévu pour la nuit un petit récipient pour les petites commissions au cas où. Et bien devinez ce qu’on fait le matin en se levant… On tape bien sûr dans le petit récipient qui n’a rien demandé à personne et qui déverse la citronnade à même le sol. On se presse alors pour allez chercher dans l’Envol un vieux chiffon pour éponger (je rappelle qu’il n’y a pas d’eau). Et là, on fait quoi en sortant de la chambre ? On oublie que la sortie est plus basse que mes 1m75 et on se cogne la tête… Le retour pourrait s’appeler : la bosse plan deux !!! (Pour ceux qui n’aurait pas compris, je me recogne encore une fois). Tout d’un coup, on trouve la vie nettement moins belle et là Dedette dit d’un calme olympien :

-« Ne t’inquiète pas, ce n’est pas grave ».

Guy No un peu moins calme :

-« Arghhh, Grrrrr, censure !!! ».

Après ce début de journée un peu difficile dirons nous, nous nous consolons devant un café bien chaud grâce à l’eau bouillie préparée par la gérante du lieu. Pour ce faire, elle a allumé un feu et posé la casserole sur les braises comme le faisaient nos ancêtres. Ce charbon de bois est en vente en sac partout au bord des routes et dans les villages, la cuisine est préparée sans gaz et sans électricité.

Cette journée nous permet de longer de nombreux villages traditionnels en observant les scènes de vie de ses habitants. Certains vont chercher de l’eau avec des bidons plastiques, d’autres pillent le mil, des vendeurs de fruits attendent le client au bord de la route, des groupes de personnes assis discutent à l’ombre d’un arbre ou d’une case… Tout arrêt provoque comme d’habitude, la rencontre avec la population.

Après 410 km, nous arrêtons à Chipata, ville situé à 1000 m d’altitude proche de la frontière du Malawi. La journée avait mal commencé, elle ne finira pas très bien. Il nous changer à nouveau des roulements qui ne tiennent pas suite à l’axe abimé. Je finirai la soirée une peu, énervé…

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