tour du monde


 



9ème MOIS DU VOYAGE - 11 au 15 décembre 2013

Mercredi 11 décembre – Vanrhynsdorp, Afrique du Sud

En partant de l’hôtel, après la photo avec Valérie, le gardien du parking, celui-ci nous confie qu’il est très heureux d’avoir fait notre rencontre. Un peu comme si on avait apporté un peu de rêve dans ses journées de 12 h où le seul horizon est le parking ma foi bien petit !!!

Avant de quitter Cape Town, nous faisons du change dans une banque pour environ 100 euro. Le moins que l’on puisse dire est que la procédure est juste extraordinairement compliquée compte tenu du montant. On n’ose imaginer pour une somme plus rondelette !!! Un Africain du Sud nous confie : « nous vivons dans un beau pays mais tout y est compliqué ». Nous avons failli lui répondre : sauf les douanes !!!

Hier soir, Michel et Pascale nous avaient envoyé un mail nous conseillant le passage en Namibie puis au Botswana. Après quelques renseignements pris sur le net, nous décidons de suivre leurs conseils en quittant l’Afrique du Sud du coté Ouest. Nous avons trois bons mois pour remonter le continent et compte tenu de pas mal d’incertitudes, il est bien difficile de planifier. Nous laissons les parcs animaliers d’Afrique du Sud, d’autres nous attendent…

Comme depuis notre arrivée sur le continent, le temps est beau et les routes au revêtement correct. Nous laissons de coté le parc national de la côte West, décision que nous regrettons un plus tard dans la journée, les paysages traversés ensuite n’ayant rien de vraiment remarquables. Si, peut-être ces quartiers privés en bord de côte ; la protection y est maximum.

En campagne il y a tout de même une belle impression d’espace avec peu de villages et de trafic. L’étape se fait à Vanrhynsdorp, un village situé à environ 280 km de Springbok prévu pour demain.

Jeudi 12 décembre – Springbok, Afrique du Sud

Springbok est notre dernière étape en Afrique du Sud. Sans problème inattendu, nous rejoindrons la Namibie demain. Cette région d’Afrique du Sud est très connue pour ses fleurs sauvages ayant d’après les dires d’une habitante la plus grande diversité du monde. Nous ne pourrons en profiter, ce n’est pas la saison.

A ce sujet, un périple comme le nôtre est difficile à planifier en matière de timing. Nous sommes partis début avril pour être grosso modo au printemps et en été pendant 6 mois dans l’hémisphère Nord et idem pour l’hémisphère Sud. Ayant eu des températures froides en Europe, nous avons quelquefois pensé qu’un départ un mois plus tard aurait été l’idéal ; mais au pris d’être en pleine saison des pluies dans quelques pays du Sud de l’Afrique. Pas simple.

Nous sommes en moyenne montagne avec une forte impression d’espace ; comme par exemple aux Etats-Unis avec cette sensation de nature dépliée. Notre arrivée à Sprinbok qui est à 1000 m d’altitude se fait en début d’après-midi. En raison de tarifs élevés, nous mettons quasi une heure à trouver notre coucher. Beaucoup de choix mais hors budget. Contre toute attente, nous trouvons une Guest House à prix correct juste à coté d’une autre deux fois plus chère, le tout pour les mêmes prestations. Allez comprendre…

Le tourisme fait vivre une partie de la ville et cela se voit. Il n’y a pas de sensation de pauvreté. Pour les quelques jours que nous avons passés dans le pays, même si l’apartheid a été aboli, on peut remarquer sans peine que les travaux difficiles ou peu rémunérés (travaux publics, voierie, poubelles, employé de maison) sont quasi exclusivement tenu pas des noirs. Cette loi sur la discrimination laissera sûrement des traces pendant de nombreuses années.

Vendredi 13 décembre – Canyon Fish River, Namibie

La journée commence mal : en descendant sur le parking de l’hôtel, nous avons la mauvaise surprise de voir que l’intérieur du Side-car a été visité cette nuit. Tout est sans dessus dessous mais sauf erreur, rien n’a été volé. Plus de peur que de mal, la prochaine fois, on part en voiture, mais non je rigole !!! Au sujet des vols, les protections de certaines résidences sont délirantes. Pour exemple, la propriété touchant notre Guest House est en plus du système d’alarme traditionnelle, protégée par quatre fils électriques prolongeant les murs d’enceinte.

Nous quittons l’Afrique du Sud aujourd’hui pour rejoindre la Namibie située à environ 150 km. Sur la route, nous doublons plusieurs camions avec l’inscription : camion surveillé par satellite ; cela existe bien sûr en France mais là en plus, c’est indiqué, peut-être pour prévenir les éventuels voleurs !!!

Le passage de la frontière est assez simple, les deux pays faisant partie avec le Bostwana de la même règlementation douanière. Il nous manque juste un peu de change pour payer les droits d’entrée de l’Envol (contrevaleur de deux Euro !!!). Un aller retour au premier distributeur situé à quelques km et nous voilà dans un nouveau pays à découvrir.

Le premier site où nous désirons nous rendre est le canyon Fish River. Il y a des pistes pour arriver sur les lieux. Il faut savoir qu’en Namibie, plus de la moitié des voies de circulation sont des pistes. Celles empruntées aujourd’hui sont roulantes autorisant des moyennes correctes. Inconvénient majeur : la poussière est toujours au menu et en moto, il est bien difficile de s’en protéger. Arrivés à la Fish River, nous ne regrettons pas le déplacement. Toutes proportions gardées, le canyon a les allures du Grand Canyon aux Etats-Unis. Il y a une autre différence de taille, il n’y a personne. Pour vous donner un ordre d’idée : seulement une trentaine de personnes ont visité les lieux depuis ce matin (il est déjà presque 18 h). De fait, sur la piste, croiser un véhicule seulement tous les vingt km n’a rien de surprenant…

En fin de journée peu avant Keetmanshoop, nous trouvons un hébergement au toit de chaume avec les murs en pierre dans un état remarquable. N’ayant que peu de choix et la journée étant déjà bien avancée, nous nous offrons la vie de château pour une bonne nuit réparatrice (475 km au compteur dont plus de la moitié en piste). Au cours du repas, nous mangeons de l’oryx (gazelle Africaine) pour la première fois.

Samedi 14 décembre - Maltahohe, Namibie

Les 260 km qui nous séparent de Mariental traversent un semi-désert sans relief et le parcours est monotone. Lors d’un arrêt à un abri pique-nique, nous rencontrons un homme dormant à même le sol. Nous échangeons quelques mots avec lui. Il nous dit avoir faim et soif et demande un peu d’argent. Il n’a que la peau sur les os, nous lui offrons un verre d’eau et n’ayant pas de nourriture, lui donnons un peu d’argent. Après nous avoir remerciés, il prend la route à pied allant nous dit-il, un peu plus loin acheter quelque chose à manger. Sûrement quelqu’un qui n’a pas souvent l’occasion de dire : elle est pas belle la vie…

Arrivé sur Mariental, nous faisons le plein de l’Envol : l’employée mettra 21 L dans un réservoir de 21 L et dans lequel il devait rester au moins 3 L. Je lui indique que son compteur doit être faux et que je vais payer trop cher. Elle me répond simplement avec le sourire : « oui le compteur doit être mal réglé » !!! Et me fait payer la note sans modification…

Dans cette station, nous trouvons une carte de Namibie. Le GPS est d’une grande utilité mais ne remplace pas la vue globale que l’on peut avoir avec une carte surtout dans un pays que nous ne connaissons pas. C’est à Mariental que nous quittons la route principale pour prendre la direction Ouest vers la petite ville de Maltahohe où nous nous arrêtons ce soir.

Le bar de l’hôtel est chaleureux et au plafond sont fixés des drapeaux de nombreux pays donnant à l’endroit une vraie ambiance voyage. L’établissement est tenu par un couple d’Allemand qui nous prépare un excellent repas. La Namibie est une ancienne colonie allemande et même si l’anglais est majoritaire, entendre parler allemand dans le pays n’a rien d’exceptionnel.

Demain, nous allons encore un peu plus vers l’Ouest pour allez découvrir les plus hautes dunes du monde dans le désert le plus vieux du monde, le Namib.

Dimanche 15 décembre – Sesriem, Namibie

Avant de remonter encore une fois sur le dos de notre monture, nous rencontrons un photographe Namibien de la vie sauvage. Il est d’une grande gentillesse et nous passons un bon moment à échanger avec lui. Encore une fois, notre départ prévu à la première heure sera plutôt à la… deuxième heure !!!

Le menu du jour est exclusivement piste mais la moyenne est correcte. Nous sommes tout de même contraints de graisser la chaîne de transmission tous les 100 km, celle-ci donnant l’impression d’être constamment sèche ; les produits lubrifiants et la poussière ne faisant pas très bon ménage.

Pas de paysage monotone pour aujourd’hui : la nature semi désertique avec un zeste de montagne aux couleurs variées nous ravit. Ce soir, nous avons prévu camping pour deux raisons : la première est que nous voulons partir vers 5 h demain afin d’être auprès des dunes au lever du soleil et la deuxième concerne les tarifs élevés pratiqués dans les parcs en Namibie. Arrivés à Sesriem (65 km du site), nous en trouvons une troisième : la route de 60 km rejoignant les 5 derniers km de piste est interdite aux motos, d’où l’obligation de prendre une navette moyennant paiement. Il est un peu plus de 14 h et nous sommes un peu « scotchés » ici.

Cela faisait un moment que nous n’avions pas déplié la tente, et nous sommes heureux de jouer à nouveau les campeurs. Les emplacements sont spacieux et sous l’arbre qui nous protège du soleil, nous passons tout un moment à observer le ballet incessant d’oiseaux ressemblant à des moineaux qui construisent ce que l’on pourrait appeler à leur échelle une énorme propriété. Pas loin d’un mètre cube avec de nombreuses entrées possibles à la base de ce nid géant. Des dizaines d’aller retour pour à chaque fois mettre une brindille de plus, impressionnant. Les paysages environnants font un peu penser à la savane et l’impression d’être ailleurs est bien réelle.

Nous dînons dans l’immense restaurant du camping construit tout bois avec charpente traditionnelle et couverture en chaume. Celle-ci n’a pas la durée de vie des tuiles mais quel charme !!! Bon on n’est pas là pour rigoler, demain debout vers 4h, on ne traîne pas….

 

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