tour du monde


 



DEBUT DU 9ème MOIS DU VOYAGE - 30 novembre au 2 décembre 2013


Samedi 30 Novembre - Buenos Aires, Argentine

La journée est partagée entre la préparation de notre départ et un peu de farniente. Dans le quartier, cette nuit, plusieurs poubelles ont brûlé et les pompiers se sont déplacés. A chaque fois que nous avons eu l’occasion de parler avec des Argentins, ils nous parlent des difficultés économiques dans leur pays et de nombreux laissés pour compte. L’inflation de 25% par an n’arrangeant rien à l’histoire.

En sortant dîner, un barbecue improvisé auprès d’une carcasse de voiture avec une sono crachant ses décibels donnent une ambiance que nous ne connaissons pas dans nos quartiers. Bien sûr, nous nous abstenons de prendre des photos qui pourraient être pris pour de la provocation. La sono fera silence vers 2h30. Partout dans le monde, les réunions festives sont vitales pour le mental. Manger et boire en écoutant de la musique est universel. Seule la manière et les endroits changent. Le confort et l’aisance ne devant jamais être l’occasion de laisser s’installer l’égoïsme qui fait oublier l’essence même du bonheur…





















Dimanche 1er décembre – Buenos Aires, Argentine

Nous sommes invités à déjeuner vers 13 h chez Suzana et Georges. Un détail nous a échappé en cherchant la bonne adresse : toutes les villes d’Argentine portent les mêmes noms de rue. Et de par sa taille, Buenos Aires et sa banlieue ne font pas exception à la règle. Alors quand on part sur des mauvaises bases, on met un peu de temps à comprendre !!! Nous passons par l’Avenue Rivadavia, la plus longue avenue du monde (d’après nos hôtes) qui ferait 35 km. De plus, cette avenue a la particularité que toutes les artères qui la traversent changent de nom à l’exception de l’Avenue 9 de Julio (qui est la plus large avenue au monde).

Deux heures nous sont nécessaires pour enfin arriver à la maison de Suzana et son mari. Une de leurs filles a été invitée avec son mari accompagné de leur plus jeune enfant de 16 ans. L’accueil est très chaleureux et nous passons un excellent après-midi à parler voyage, famille, travail, économie ; le tout en espagnol. A ce sujet, on est toujours limité mais on a le minimum pour échanger. En un peu plus de trois mois d’espagnol depuis le Mexique, on s’habitue petit à petit. Les rencontres dans la vie tiennent quelquefois à peu de chose : quelques mots échangés avec une touriste au Perito Moreno et on passe une après-midi à la casa !!! Merci l’Envol…

En soirée, nous avons notre réservation au Madero Tango pour dîner et y voir un show de tango. C’est une belle comédie musicale, l’élégance est au rendez-vous et nous passons une excellente soirée. Comme nous vous l’avions précisé, pas de photo de cette soirée, celles-ci n’étant pas autorisées.

En arrivant à l’hôtel vers une heure, un mail du transitaire nous indique qu’il nous faut changer les plans en indiquant que le départ de l’Envol serait peut-être reportée pour entre autre, le délai de réception du règlement. Nous avons bien fait de ne pas réserver l’avion… Dans ce domaine, les expériences passées nous ont souvent démontré l’adage bien connu : avant d’exécuter l’ordre, attendre le contre ordre… Comme dirait notre ami Dan, c’est la vie !!!


Lundi 2 décembre – Buenos Aires, Argentine

Au revoir l’Envol…

Il est 11 h ; je me décide enfin à écrire la journée d’hier. Un peu fainéant ce matin. En musique de fond sur l’ordinateur, du folklore breton, les racines françaises ne sont jamais très loin (salut Phiphi…).

A nouveau, plusieurs échanges de mail avec Cristian le transitaire. Nous nous retrouvons vers 13h30 à son bureau. Dans les transferts, l’administratif a toujours sa place et nos compagnons de vie les ordinateurs n’ont pas changé grand-chose à l’histoire. Une heure plus tard, nous voilà en route vers l’aéroport où Cristian nous accompagne. Dedette fait la route avec lui dans le Dodge. Il fait très chaud aujourd’hui et l’attente avant l’entrée sur le parking des entrepôts me fait mouiller le casque. L’envol a son succès habituel mais de mon coté, je pense déjà à cette palette où il va falloir installer notre fidèle destrier.

Vers 15h30, j’entre enfin dans les entrepôts export de l’aéroport. Cinq à six personnes autour de l’Envol qui se rendent compte qu’une palette pour un side-car, c’est un peu juste !!! Tout le monde y va de son avis et moi au milieu de tout ça (Dedette n’a pas eu l’autorisation d’entrer dans l’espace export), je suis un peu perplexe. L’un des employés parle d’attacher des palettes ensemble en les pointant. Cristian de son coté me rassure : il va falloir un plateau de la compagnie aérienne sur lequel nous installerons les palettes. En fait, ils ne doivent pas avoir un side-car à transporter tous les jours, voir tous les ans !!!









Effectivement, le plateau arrive sur lequel on pose les palettes fixées ensemble ensuite. Voilà l’Envol posé sur ce drôle de support. Ensuite, il faut l’arrimer avec des sangles pour la plupart en mauvais état et pour lesquelles l’employé fera trois allers-retours dans l’entrepôt. Un peu la même sensation qu’il y a 14 ans au port de New-York où nous avions dû aller chercher nous-mêmes les cordes pour attacher nos motos dans le container (salut Jean-Luc et Christine). Vers 18 h, nous quittons notre compère pour normalement le retrouver sur le sol africain. Dans quelques jours, l’Envol n’aura jamais aussi bien porté son nom !!!

Cristian nous retourne sur Buenos Aires et avant de se quitter il nous offre le dîner dans un restaurant du quartier de Puerto Madero. C’est toujours un moment privilégié d’échanger autour d’une bonne table. L’ambiance un peu lourde des lieux de transit de cet après-midi est déjà bien loin. Cristian envisage l’année prochaine un voyage en France et nous parle de la réputation de mauvais accueil que nous les Français avons. A tel point, qu’à l’aéroport les employés lui ont demandé à plusieurs reprises si j’étais vraiment Français… J’essaie simplement d’avoir le plus souvent en tête : on n’est pas responsable de la tête qu’on a mais de celle qu’on fait !!! Il est vrai que le sourire et la joie de vivre sont des denrées devenues trop rares dans notre beau pays (ce n’est que mon avis…).

















 

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