tour du monde


 



 

DEBUT DU 8ème MOIS DU VOYAGE - 2 au 5 novembre 2013


Samedi 2 novembre – Général Roca, Argentine

Le rêve du routard : que du bonheur !!!

Mon pneu arrière donnant de sérieux signes de fatigue depuis quelques jours, nous passons en partant chez un marchand à 200 m de l’hôtel. La taille n’étant pas du courant, j’ai un doute, en fait pas du tout j’ai même le choix sur la marque, formidable. L’équipe est super sympa et reste nous aider le temps du démontage/remontage.

Vers 11 h, nous pouvons partir tranquille vers Bariloche situé à plus de 900 km. Nous arrivons progressivement vers des régions où la densité de population est très faible et celle des stations essence aussi d’ailleurs. Le jerrican de 20 L nous sera bien utile. Florent Pagny a une propriété en Patagonie : pour trouver du calme, il n’y a pas mieux. Notre ami de toujours de Jean-Luc rêve d’un village avec les copains. On a trouvé, on s’installe dans le coin… Seulement, il faut que tous les gens qu’on aime soient là, ça fera un gros village !!!

Au resto le midi, l’endroit nous plaît, perdu au milieu de la nature, nous ne sommes que quelques clients, la viande est super top, ambiance voyage… Comme aux Etats-Unis, les vieux pick up des années 70 sont fréquents.

Après 510 km, nous nous arrêtons à Général Roca pour y passer la nuit.

Nous sommes samedi et les Argentins sont de sortie ; la nuit est accompagnée des échappements libérés des voitures jusqu’au petit matin…


Dimanche 3 novembre – Bariloche, Argentine

La route des 7 lacs.

Afin de ne pas rester toujours dans la plaine, nous prenons Sud Ouest vers Bariloche, ville touristique très connue, entourée de la Cordillère. Le temps est comme depuis plusieurs jours, magnifique avec une température idéale.

Général Roca et Neuquèn villes traversées en début de journée, sont dans une région où l’activité principale est la production de fruits. Les paysages pourraient faire penser à certaines régions de France : quel contraste avec les étendues inhabitées côtoyées depuis quelques jours. Après environ 80 km, nous retrouvons les paysages de toundra avec les premiers contreforts des montagnes. On se retrouve rapidement à mille mètres d’altitude avec en fond les sommets enneigés de la Cordillère. Les longues lignes droites ont laissé la place à une route plus sinueuse pour le plus grand plaisir des yeux.

En milieu d’après-midi, nous rencontrons un groupe de motards visitant la région. Parmi eux, un Français installé en Argentine avec qui nous échangeons pendant un bon moment. Il rêve lui aussi de partir pour un long voyage mais est inquiet pour sa sécurité. C’est étrange cette peur que tous les hommes ont de l’ailleurs et de l’autre alors que dans la grande majorité des cas, cette peur disparaît quand on est dans l’endroit.

L’arrivée sur Bariloche se fait par la route des 7 lacs. La ville située au bord du Nahuel Huapi offre de superbes panoramas ; l’occasion de prendre encore quelques clichés. Beaucoup de touristes ici. Nous dînons dans un resto où tout est en bois : je veux une salle à manger pareille. En écrivant ces lignes, je me rends compte que l’on a oublié d’immortaliser l’endroit !!!

Demain, nous continuons sur la 40, en direction du Perito Moreno encore à 1 400 km.


Lundi 4 novembre – Gobernador Costa, Argentine

La guerre du pétrole.

Comme depuis maintenant plusieurs jours, nous partons sous un ciel radieux. La route est en moyenne montagne avec la vue sur les sommets enneigés de la Cordillère. Une petite pause mécanique sans gravité (contrôle jeu roue avant solutionné) nous fait perdre une petite heure. En fin de matinée, nous nous arrêtons dans un bar au milieu de la montagne avec une superbe vue, un vrai petit paradis. Circulation réduite, calme, une grande impression de sérénité se dégage de l’endroit. Au risque de me répéter, on comprend Florent Pagny vivant une partie de l’année dans cette région.

Lors d’un petit détour à Esquel pour faire le plein (les stations sont assez espacées), nous sommes surpris de voir une file de plusieurs centaines de mètres attendre pour le précieux liquide. Ayant encore le jerrican de 20 L nous filons notre chemin, il y deux stations dans les 200 km… On aurait peut-être dû patienter à Esquel. En effet, nous apprenons à Gobernador Costa, bourgade située sur la route 40, que des manifestations empêchent les camions de ravitailler dans la région et que dans le meilleur des cas, les stations ne fonctionneront pas avant mercredi. On se console en se disant qu’on a fait 460 km aujourd’hui et que, demain sera une journée de repos. On trouve dans un « hospedaje », une sorte de studio équipé au rez-de-chaussée donnant sur un jardin fermé : bien plus agréable qu’une chambre d’hôtel lorsque l’on doit y passer un peu temps.

En allant ravitailler dans le village, on se retrouve dans la situation de nos ancêtres : circulation quasi nulle compte tenu de la pénurie de gazoline, et les petits commerces comme autrefois. Cela faisait bien longtemps qu’on avait marché tous les deux dans un village avec des sacs de course à la main. Demain c’est grasse matinée !!!


Mardi 5 novembre - Gobernador Costa, Argentine

Mauvaises nouvelles.

Aujourd’hui, juste rien à faire, ça va pas être facile !!! Un avantage quand même, on n’a pas à regarder l’heure sauf à savoir si c’est à peu près l’heure de manger. C’est marrant, on oublie jamais ce moment privilégié ma foi bien agréable pour se régaler le palais et pour échanger encore une fois avec ceux qu’on aime. 33ans après, toujours des choses à se dire et content de se tenir compagnie. Ca doit être ça la magie de la vie !!!

Avant le déjeuner, je m’occupe un peu de collection d’horizons pendant que Dedette en profite pour redonner un aspect propre à nos vêtements qui souffrent forcément un peu sur l’Envol. En rentrant, elle n’est pas au mieux, un mauvais torticolis a l’air de la faire souffrir un peu, beaucoup…

Je prends un petit moment pour aller voir à la station du village pour savoir si le son de cloche sur le réapprovisionnement est le même qu’hier. En fait, on vient de passer à mercredi (demain) à samedi !!! Et m…. 4 jours de plus plantés là sans rien d’autre à faire qu’attendre.

Ce n’est pas la meilleure nouvelle du jour, mais la journée n’est pas finie et l’après-midi voit l’état de santé de Dedette se compliquer avec de vives douleurs du coté droit de la cage thoracique, ce jusqu’au début de soirée ou ne tenant plus, on se retrouve au centre de soin du village pour une piqure de calmant. Même en cas d’approvisionnement d’essence demain, nous serions de toute façon mal pour repartir. Le diagnostic du médecin est assez pauvre en détails : la piqure va vous soulager, reposez vous bien, ça va se calmer. Avec toutes ces précisions, nous voilà bien renseignés !!! Perso, je vois bien une déchirure musculaire, on verra demain matin si ça c’est amélioré ou s’il faut aller plus loin dans les investigations… On croise les doigts. Petits détails, au centre de soin, la visite du médecin, les médicaments, la bande élastique ne nous a rien coûté et nous n’avons rempli aucun document : vous êtes dans le service public Senior !!!

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