tour du monde


 



 

FIN DU 7ème MOIS DU VOYAGE - 28 octobre au 1er novembre 2013


Lundi 28 octobre – Frontière Bolivie/Argentine

Argentine nous voilà !

L’arrivée sur la frontière de l’Argentine est loin de se découvrir sans un peu d’aide. On imagine souvent les frontières sur de grandes avenues bien indiquées. C’est vrai dans certains endroits mais aujourd’hui, sans l’aide des passants, impossible de deviner. Certains habitants donnent même l’info sans même avoir à poser la question. Pas un panneau d’indication et elle est perdue dans un dédalle de ruelles au milieu d’un marché.

L’Argentine est le 24ème pays du voyage ; en fait assez peu de pays par rapport aux kilomètres parcourus, ceci en raison de l’immensité de certaines nations traversées : Russie, Canada, Etats-Unis.

A la frontière, c’est un fourmillement de personnes faisant des allers-retours entre l’Argentine et la Bolivie pour décharger des camions. Impressionnant. Au niveau administratif, ce n’est pas simple, on mettra trois heures pour être sur le sol Argentin. Pendant que nous accomplissons les formalités, quelques douaniers, sans demander, montent sur l’Envol pour des photos. Ca énerve un peu mais bon, se fâcher avec la douane n’est peut-être pas un bon plan… Pendant tout le moment que nous passons ici, pas de passage de véhicules, seulement des piétons, surprenant.

Dès que nous abordons la route en Argentine, nous sentons une nette différence de niveau de vie ; Pas d’impression de richesse, mais seulement une pauvreté moins présente. La route est plate et droite avec peu de trafic, cela nous permet d’avancer plein Sud avec une bonne moyenne. Le genre de route qui pourrait ennuyer ceux qui n’aiment pas rouler mais personnellement on aime avaler des bornes en laissant divaguer l’esprit sans trop s’occuper de la conduite. Pour la première fois depuis le début de notre voyage, nous voyons des voitures françaises, récentes ou pas. Les R12 et 504 se croisent encore de temps en temps…

Arrivés sur San Pedro, nous passons notre soirée à nous balader sur la place centrale et nous y restons pour dîner. L’endroit est très animé avec de nombreux jeunes. Pas mal de deux roues qui, une fois de plus nous laissent cette sensation ressentie en Colombie : l’insouciance et la liberté d’aller venir, avec ou sans feu avec ou sans casque, avec ou sans équipement…

Demain, nous continuons plein Sud vers Cordoba, Ushuaia est encore loin très loin !!!


Mardi 29 octobre – Frias, Argentine

Une vraie question.

Malgré l’hôtel confortable, le petit déjeuner est un… petit déjeuner ; pas ceux du genre à se dire, on attendra ce soir pour un autre repas. Depuis notre arrivée en Argentine, nous nous sentons plutôt bien. Evidemment, de nombreux détails changent de notre vieille Europe, mais dans la globalité, on s’en rapproche. Notre première impression sur les Argentins est plutôt bonne, le sourire, la gentillesse et le service sont là.

Comme hier, le temps est beau et chaud et la route file tout droit vers l’horizon. Dans l’entrée de certaines villes, les déchets jonchent le sol. Le cheval est ici encore largement utilisé entre autre par les gardiens de troupeaux et nous pouvons voir des élevages importants dans les prés. Même chose au niveau des vaches présentes en nombre un peu partout. A propos de vache, on nous avait dit que la viande en Argentine était excellente ; notre premier repas dans un resto confirme cette affirmation. Elle est succulente, quasiment possible de la couper avec une fourchette !!!

Après 560 km parcourus au milieu de paysages monotones, nous nous arrêtons à Frias pour y faire le plein et y chercher un hôtel. En descendant de l’Envol, j’entends le bruit caractéristique d’un nouveau problème sur la partie cycle ; sûrement une nouvelle soudure à refaire. Plusieurs fois que l’on y pense sans en avoir parlé : avec une fragilité maintenant largement démontrée depuis le début du voyage, il se pose une vraie question : doit-on emmener l’Envol en Afrique où les conditions de route seront largement pires ? Nous avons encore un peu de temps pour y réfléchir. Avant cela, il nous faut régler notre nouveau problème demain.


Mercredi 30 octobre – Cordoba, Argentine

Rude journée.

L’endroit du cadre fêlé ayant été trouvé, nous partons à la recherche d’un soudeur. Nous ferons trois adresses avant de trouver notre bonheur. Les trois frères qui tiennent la petite société sont d’une grande gentillesse. L’un d’entre eux nous dit avec un humour :

-En Europe ou aux Etats-Unis, vous travaillez à fond onze mois de l’année et vous prenez un mois de vacances. Nous, ici, on prend moins de vacances mais notre rythme est « tranquillo » !!!

L’Envol est mis sur un pont en pierre après avoir déplacé une voiture garé là depuis longtemps et éviter un chat crevé… Le travail est bien fait et une fois tout remonté, le grincement est… toujours le même. Cela semble venir du bras oscillant. Un petit moment de réflexion, et nous partons vers Cordoba ville de plus d’un million d’habitants, où nous devrions trouver un concessionnaire Suzuki.

Environ 360 km qui se font rapidement sur des routes rectilignes à l’infini. Pour ne pas perdre de temps, nous cherchons en premier le garage moto pour ensuite trouver un hôtel proche. Facile de trouver quelqu’un qui vous renseigne mais pour avoir le bon renseignement, c’est autre chose. Nous passons une heure et demi sur un périphérique bouché et ensuite un autre moment en ville sans succès. Il est plus de 19 h, trop tard pour trouver quelque chose d’ouvert. Il nous faut une heure pour trouver notre hôtel. Enfin, on peut se poser. Internet nous renseignera peut-être mieux sur les concessions Suzuki.

Depuis notre passage chez Guy et Anna Maria, l’Envol occupe nos esprits plus que de mesure et cela finit par fatiguer l’équipage tout en l’empêchant de passer du temps pour la découverte et le tourisme. Demain, ce sera comme aujourd’hui, centré autour de ce satané side-car.


Jeudi 31 octobre – Cordoba, Argentine

Cordoba City.

En partant ce matin voir les concessions Suzuki présentes à Cordoba, la chance ou la malchance fait que nous partons sous la pluie : le grincement d’hier disparaît. Les concessions ne s’occupent que de petites cylindrées. Je décide de graisser comme je peux l’axe du bras et nous repartirons demain.

Nous en profitons pour visiter le centre de Cordoba, deuxième ville d’Argentine, avec une place centrale animée et quelques beaux édifices. Dans cette ville, 12% de la population est étudiante, une des proportions les plus élevées au monde.

Très longtemps que nous n’avions pas acheté d’apéro, nous nous laissons tentés par une une bouteille de whisky à 5 € !!! L’alcool dans le pays est très bon marché ; par exemple, dans les petits restaurants, une bouteille de vin coûte entre 4 et 7 €. La bière s’y vend en litre et est à 3 €.

En milieu d’après-midi, on en profite pour planifier notre parcours dans le Sud de l’Argentine et faire le circuit en conséquence. Un coup de fil avec Yann notre gendre et Anabelle nous permet d’avoir des nouvelles fraîches de la famille et du Choletais. Ca fait toujours du bien d’entendre la voix des gens qu’on aime. Le soir au resto, on retrouve un client présent la veille et passablement éméché. La soirée a du mal se terminer, il a un bras dans le plâtre. De notre coté, on a fait un peu fort mais on est rentré sans encombre ; comme j’ai déjà dit, il me semble, ça n’arrive qu’aux vivants !!! Au moment de rentrer, une énorme averse transforme la rue en ruisseau, impressionnant.

Demain nous quittons Cordoba et sauf changement, ce sera pluie au programme.


Vendredi 1er novembre – Santa Rosa, Argentine

On taille la route.

Comme les infos l’avait dit hier, nous partons sous une pluie bien présente mais pas le déluge d’hier soir ; avec de telles conditions, on aurait attendu patiemment à l’hôtel. On a toujours un peu la glue quand la pluie nous accompagne ; par chance, ça s’améliore dès les cinquante premiers kilomètres et en milieu de matinée, il fait gris mais sec.

Nous roulons pendant 620 km dans un paysage peu varié sur des routes avec l’horizon en ligne de mire. L’air est pur et les oiseaux sont nombreux. Les prés où paissent chevaux et vaches sont immenses. Nous ne sommes pas encore en Patagonie mais déjà les fermes appelées estancias ont une taille respectable.

Les arrêts dans les stations ou les restos suscitent ici comme ailleurs un attroupement autour de l’Envol. On prendrait un euro par photo, on pourrait voyager gratis !!!

L’impression « grands espaces » ressentie en Argentine ressemble un peu à celle des Etats-Unis, on aime !!!! L’arrêt sur Santa Rosa clôturera cette journée finie sous le ciel bleu. Demain, nous bifurquons sur la droite pour rejoindre dans les deux jours Bariloche située au bord de la Cordillère.


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