tour du monde


 



7ème MOIS DU VOYAGE - 15 au 17 octobre 2013

 

Mardi 15 octobre – Frontière Pérou / Bolivie

Bienvenue en Bolivie.

 

Après un début de journée frais et pluvieux, le ciel se dégage quelques kilomètres après Puno. Nous profitons du passage de la route auprès du Titicaca pour y prendre quelques images. La Cordillère est en toile de fond avec des sommets enneigés, superbe. Ce soir, le célèbre lac ne sera plus qu’un souvenir.

En nous arrêtant près d’une statue Inca le long d’une falaise, nous rencontrons un Brésilien en moto passant ses vacances au Chili, Pérou et Bolivie ; l’échange est très chaleureux.

Vers 13h, nous arrivons à la frontière Bolivienne. Nous liquidons nos derniers Soles dans un petit café péruvien. Là, un couple de clients et la patronne du commerce, nous indiquent qu’il n’est pas possible aujourd’hui de nous rendre sur La Paz en raison de pierres sur la route ; sûrement des travaux, du moins, c’est ce que nous comprenons. Ils nous indiquent que la police nous renseignera. Qui vivra verra, nous passons les postes frontières péruviens et boliviens sans problème et prenons sans souci la route de la capitale. Une heure de décalage en moins par rapport à la France, nous sommes maintenant à 6 h.

La Bolivie est un pays comptant 60% de pauvres. Dans les champs, les bœufs sont largement utilisés pour le labour et comme au Pérou les maisons en terre nombreuses. La taille de celles-ci est souvent minuscule, comme un studio en France, et ce, pour des familles entières.

Dans la banlieue de La Paz, nous arrivons sur une avenue où de nombreux camions sont arrêtés sans raison apparente. Un peu plus loin, nos sommes fixés et comprenons ce que les Péruviens ont voulu nous dire juste avant la frontière. Nous sommes un jour de manifestation et l’avenue est fermée par de nombreux barrages de pierres gardés par des Boliviens hommes et femmes. Au premier barrage, on ne veut pas nous laisser passer. Après quelques minutes, l’un d’entre eux dit aux autres qu’ils ne sont pas là pour bloquer les touristes et qu’il faut enlever les pierres. Les pour, les contre, on finit par nous dire qu’il nous faut enlever les pierres nous-mêmes pour continuer notre route. Je m’exécute calmement (Dedette reste garder l’Envol) et nous passons ce premier barrage.

Il y en aura cinq comme ça, certains avec un passage sur le coté, d’autres à négocier un peu et un ou je recevrai un coup appuyé de bouteille de Coca. Bienvenue en Bolivie !!!

Arrivés sur La Paz, la capitale administrative du pays, nous profitons de la fin de l’après-midi pour nous balader dans le centre ville. Le sommet du Nevado Illimani culminant à plus de 6 000 m, surplombe la ville. Une fois n’est pas coutume, nous mangeons un hamburger international celui-là.


Mercredi 16 octobre - Oruro puis Chalapata, Bolivie

En partant de La Paz, il fait huit degrés. La sortie de la ville est hideuse. La Bolivie préparant une quatre voies pour aller jusqu’à Oruro, nous passons de parties bitumés à des portions cassantes et poussiéreuses. Les camions et les cars dégagent leur fumée noire ; de nombreux déchets jonchent le bord de la route. Au milieu de tout ça, une foison de petits commerces et des bâtiments donnant toujours l’impression d’être non terminés. En quittant enfin la banlieue de La Paz, nous arrivons à nouveau sur un barrage de pierres (les Boliviens manifestent souvent). Nous évitons celui-ci en passant sur la partie travaux de la quatre voies en chantier. Un car restera bloqué sur un dénivelé un peu haut. Nous filons notre route sur un plateau à 3 700 m sans charme. En voulant faire le plein d’essence, nous remarquons que les stations sont fermées. Y aurait-il un lien avec les manifestations ?

La destination du jour n’est pas encore décidée. La première solution est Santa Cruz de la Sierra ou un français travaillant au consulat est prêt à nous accueillir. Ensuite nous filerions vers les chutes d’Iguacu en passant par le Paraguay. La deuxième éventualité est de passer par le Salar d’Uyuni, le plus grand lac salé du monde avec paraît-il des paysages somptueux. En choisissant Uyuni, nous prendrions ensuite la direction du Chili ou de l’Argentine.

A la pause café, le hasard nous fait rencontrer des Français qui viennent de l’Uyuni et d’après eux, le site est unique et incontournable. Nous prenons notre décision : nous irons sur le Salar et prenons la direction Oruro puis de Chalapata. A Oruro, nous brassons un peu de vent pour sortir de la ville où comme souvent les panneaux indicateurs ne sont présents qu’une fois arrivés sur la bonne route… Entre les rues barrées ou en terre, les ralentisseurs assassins, les marchés grouillants de monde, il y a de quoi suer sous le casque.

En nous éloignant d’Oruro, nous retrouvons enfin une route sympa avec des paysages agréables. Sur l’une des photos, vous verrez une statue d’une vache et son veau ; vous vous demanderez sûrement pourquoi cette photo. C’est juste un clin d’œil à un ami Hugues travaillant dans le monde du bétail et passionné par son métier.

Nous nous verrons refuser deux fois le plein dans deux stations services ouvertes. Ca commence à nous inquiéter : après Chalapata où nous devons nous arrêter ce soir, il y a 200 km de piste où il n’y aura pas de quoi ravitailler. A la troisième station, on accepte enfin de nous servir, simple détail, nous payons plus du double d’un Bolivien, une histoire de taxe pour les étrangers.

A Chalapata, devant un hôtel à priori fermé, nous rencontrons une Française qui couche dans celui-ci. Elle a les clés de l’établissement, appelle la propriétaire pour nous et le tour est joué. Nous passons la soirée avec Sophie la colocataire travaillant dans le commerce équitable et visitant ici un de ses fournisseurs de Quinoa (céréale). Petit détail, l’hôtel est plutôt rustique et nous nous passerons d’eau…


Jeudi 17 octobre - Uyuni, Bolivie

Rude journée.














Sur les 210 km qui nous séparent d’Uyuni, seuls 20 sont bitumés. C’est avec un peu d’appréhension que nous abordons cette longue portion de piste. Pas de risque de se tromper, la piste principale est large. Nous en sortons régulièrement pour prendre des pistes secondaires épargnées par la tôle ondulée. Pour les néophytes, celle-ci est constituée de creux et de bosses se succédant avec un écart très faible : sur ces parties, les véhicules sont secoués sans répit.

Lors d’une sortie sur une piste secondaire, je plante l’Envol dans un remblai meuble non stabilisé. Cela nous vaudra une demi-heure à enlever, à l’aide de l’assiette de notre pique-nique (nous n’avons pas de pelle), la partie meuble pour trouver le dur. Pendant ce moment, pas un véhicule sur la piste. Après cet épisode, je serai un peu plus vigilant en sortant de la principale…

Les villages traversés sont d’une grande pauvreté et l’arrivée de l’Envol fait sur la population un effet certain facilitant beaucoup les contacts.

Dans l’après-midi, le sable est de plus en plus présent, et il me faut passer en force jusqu’à un passage où nous nous planterons sans possibilité d’en sortir par nous-mêmes. Dedette reste garder l’Envol et me voilà parti un kilomètre plus loin pour demander à des ouvriers des travaux publics de l’aide. Pas dix secondes après qu’ils aient compris mon problème que déjà huit bons hommes m’accompagnent.Un pick-up passant par là s’arrête pour nous emmener dans la benne. Trois minutes plus tard, nous étions sortis de ce faux pas et continuons notre chemin.

Dans les endroits très sablonneux, j’accélère fort en ayant mis sur deux roues motrices ; ça passe mais l’Envol n’est pas fait pour traverser les dunes… Vers 17h30 et environ 8h30 de pistes, nous arrivons enfin à Uyuni. Le cheval et les cavaliers sont dans un état de poussière et de sable déplorable mais nous sommes heureux de cette journée un peu rude. Demain, nous découvrirons le fameux désert de Salar.

















 

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