tour du monde


 



 

DEBUT DU 7ème MOIS DU VOYAGE - 1er au 3 octobre 2013


Mardi 1er octobre – direction Lima, Pérou

Hasta luego la nature !!!

 

Nous quittons les propriétaires de l’auberge dès 8 h ; que du bien à dire de ce couple chaleureux et de service. De plus, Monsieur parle anglais ce qui facilite l’échange. Un autocollant de l’auberge sera même fixé sur l’Envol. Rappelez vous, Huaraz est à 3 050 m d’altitude ; pour rejoindre la côte et ensuite nous rendre à Lima, nous traversons une nouvelle fois la Cordillère. Un passage à 4 070 m avec une fois de plus des très belles vues où nous nous efforçons de ne pas prendre trop d’images. Le tri des scènes de film en rentrant à la maison va être un peu… compliqué.

Peu de circulation sur la route ce matin. Dans ces régions retirées des grandes villes, les péruviens n’ont pas de voiture et le trafic est constitué de mini bus et de taxis. Compréhensible compte tenu du prix de l’essence qui pour la première fois depuis le début de notre voyage est aussi cher qu’en France (pour le 95).

Lors de la pause café dans un village de montagne, nous remarquons que le temps court moins vite ici qu’ailleurs. Personne n’a l’air pressé et la majorité étant à pied, les contacts et les échanges s’en trouvent multipliés. Avec l’arrivée des technologies modernes (internet, téléphonie), on peut penser que de nombreux jeunes seront irrésistiblement attirés par les villes et ces endroits authentiques perdront petit à petit leur population.

Sur le récit d’une de nos journées précédentes, nous vous parlions de la quasi absence des poussettes. Nous pouvons ajouter que les bébés portés sur le dos de leur maman ou entre papa et maman sur la petite moto sont étonnamment calmes. Les seuls besoins des enfants sont le manger, le dormir, et l’amour ; ceux-là ont tout ce qu’il leur faut…

Comme nous avons déjà connu depuis le Mexique, les péages existent ici aussi. Pour la plupart non opérationnels mais en se rapprochant de Lima, chacun y va de sa contribution, nous faisons exception à la règle avec nos trois roues. Sur le dernier, l’employé nous demande de passer sur la voie réservée au deux roues ; pour ce faire, nous déplaçons deux plots en béton… Des coups à se bloquer le dos pour gagner deux euros !!! En équateur, c’était quelque peu différent, les motos et assimilés payaient, nous avons dû passer cinq péages dans le pays pour un total de un dollar (0,20 centimes le passage)…

La quatre voies nous emmenant sur Lima ressemble à une highway américaine. A la proximité de la capitale, le ciel s’assombrit uniformément. C’est la pollution, impressionnant, avec les abords des routes donnant l’impression d’un chantier permanent, la circulation au milieu de camions hors d’âge crachant des fumées bien noires, on se dit qu’à 4 000 m ce matin, on était plutôt bien…

En nous arrêtant au bord d’un boulevard, pour s’assurer du bon chemin, un automobiliste péruvien nous indique qu’il ne faut pas rester ici, que c’est dangereux pour notre sécurité… Nous sommes en plein jour, au milieu d’un trafic très dense, cela craint tant que ça ici ? Arrivés à l’hôtel, le gardien nous dirige immédiatement dans le garage privé afin d’y ranger l’Envol. Toujours difficile de faire la part des choses entre le réel danger, et la crainte exagérée quelquefois entretenue par les médias. Demain, nous devons rejoindre des péruviens qui nous accueillent dans leur maison sur Lima. Ce soir, le sommeil gagnera par ko au premier round…


Mercredi 2 octobre – Lima, Pérou

Journée plutôt cool aujourd’hui, nous devons arriver vers 16-17 h chez Humberto et Pilar les beaux-parents à Sébastien un collègue deYann (notre gendre toujours très présent pour les bons plans depuis le début du voyage).

Un peu loin du centre de Lima pour faire la visite avant notre départ vers 15 h, on déambule autour de notre hôtel le « Panaméricano ». J’en profite pour redonner un peu de couleurs à mes chaussures bien ternes en m’offrant les services d’un cireur de rue. Bien fait, mais tarif sûrement multiplié par deux ou trois par rapport à un péruvien. Ce sera tout de même plus présentable…

Le départ sera plus compliqué que prévu : l’Envol refuse de démarrer ; plusieurs jours que je trouvais la batterie un peu faible le matin (neuve il y a 6 mois…). Des pinces trouvées auprès du gardien de l’hôtel et un pick-up donneront les volts nécessaires pour partir rejoindre la maison d’Humberto et Pilar située à 10 km d’ici. Pilar et Gaby une amie sont là pour nous accueillir avec beaucoup de chaleur. La maison est confortable et nous passons une agréable soirée malgré la barrière de la langue. Demain, Humberto sera rentré du travail et nous accompagnera pour récupérer un colis envoyé de France par Anabelle et Yann.


Jeudi 3 octobre – Lima, Pérou

Le petit paquet : acte un !!!

Après un petit déjeuner copieux accompagné de Pilar et son frère Rojer, Umberto nous accompagne vers DHL où nous devons récupérer le colis. On vous avait promis de ne pas vous refaire l’histoire d’Astérix et Obélix dans les circuits administratifs ; désolés, pas possible de tenir notre promesse.

Un taxi nous emmène pendant 40 minutes, pour rejoindre le transitaire qui initialement devait livrer le colis directement à la maison d’Humberto. Arrivés sur place, une bonne heure à patienter, Umberto remplit les papiers concernant l’envoi. On se dit que l’on tient le bon bout et que nous allons repartir avec le colis. Petite précision : celui-ci fait 2,5 kg, contient un appareil photo et quelques bricoles vidéo et moto sans grande valeur mais nécessaire à notre voyage. Humberto revient enfin en nous indiquant qu’il nous faut le dédouaner et pour ce faire, se rendre aux douanes situées à quelques kilomètres de là. Taxi, s’il vous plaît…

Il y a quelques jours, on vous avait présenté la douane de frontière péruvienne accueillante, simple et rapide. Là, pour vous donner une idée, vous prenez l’inverse des trois adjectifs… Passage d’une première grille, nous allons à l’accueil où une dame étant visiblement fâchée avec la vie nous indique qu’il n’est pas possible de dédouaner car Umberto est nommé comme destinataire mais que le réceptionnaire du paquet est Guy Noël Poirier.

-Ce n’est pas grave Madame, Monsieur Poirier m’accompagne et il a son passeport.

-Ah non Monsieur ce n’est pas possible, il nous faut la photocopie de son passeport et de l’entrée du véhicule sur le territoire péruvien ainsi qu’un changement de destinataire signé par la compagnie aérienne Ibéria.

-Mais Madame, nous sommes là tous les deux. Et c’est un tout petit paquet !!!

-C’est la procédure Monsieur, au revoir…

Bon, restons zen, direction l’aéroport où nous sommes promenés dans trois endroits différents pour finir par s’entendre dire qu’il nous faut retourner à DHL pour leur demander un changement de destinataire. Là, Umberto comme nous deux commençons à devenir moins zen.

-Re bonjour M. DHL, bla bla bla

-Je comprends votre problème, vous devez écrire à ce mail et notre société vous aura envoyé dès demain le changement de destinataire.

-Mais M., nous sommes devant vous présents tous les deux, vous ne pouvez pas faire ce document.

-Ah non, ce n’est pas dans mes attributions.

En sortant des entrepôts entourés par une grille de 4 m, surveillés par un gardien, des caméras, nous croisons un employé sur sa moto jaune et rouge. L’homme qui venait de nous donner les instructions pour le mail nous rappelle en nous indiquant que l’homme à la moto est celui qui peut nous faire le document de changement d’attribution. Super, avec un peu de chance, vu la taille du colis, il va peut-être nous dire que le passage en douane n’est pas utile et peut-être allons nous repartir avec le paquet !!! Un peu naïf sur ce coup là.

-Vous devez remplir ce document, faire une attestation du contenant du colis, et je vous donne le changement d’attribution. Demain, la douane pourra vous donner l’autorisation de récupérer votre bien.

Bon, il est 18 h, effectivement ce ne sera pas avant demain. Une petite heure de taxi, une autre pour compléter les documents demandés, faire l’attestation, se rendre compte que le montant en euros de la valeur du colis n’est pas la bonne, seulement 15 € d’écart mais nous croisons les doigts pour ne pas repartir à zéro demain…

Il y a des soirs ou même quand le repas est bon, l’accueil super et chaleureux, les saveurs ne donnent pas le même plaisir. De plus, Umberto a passé sa journée de repos à travailler pour nous. On n’ose pas même pas imaginer faire ça sans aide avec notre espagnol limité.


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