tour du monde


 



 

6ème MOIS DU VOYAGE - 23 au 26 septembre 2013


Lundi 23 septembre – Alausi, Equateur

Les choses ne se passent pas toujours comme on les a prévues : on avait pensé une sortie un peu difficile de Quito, en fait, pas du tout, en vingt minutes, nous étions hors de la capitale.

Comme ce sera le cas pendant de longues semaines, direction plein Sud. Nous voulons nous arrêter dans l’après-midi à Alausi village renommé situé dans la Cordillère.

En Equateur, les tenues traditionnelles sont partout. Cela crée une identité forte renforçant la sensation du voyage. Ici, le chapeau est porté par les hommes comme par les femmes ou même les enfants. L’Equateur navigue entre modernité et mode de vie ancestrale. Entre ceux circulant dans un gros pick-up dernier cri et ceux qui gardent deux ou trois vaches dans la montagne, il y a tout un monde.

Depuis notre départ, il y a un compagnon de route constant qui ne se fait jamais oublier, quel que soit l’endroit, le pays, le continent. C’est le représentant type de la globalisation ; j’ai nommé Mr Coca-Cola. Non seulement, l’ogre vent la boisson du même nom mais aussi tout un tas de jus de fruits qui, dans certain cas, n’en ont que le nom (quelquefois 3,5 % de… jus de fruits). Facile à trouver les bouteilles de 2 L de la boisson « reine », en revanche 1 ou 2 litres d’eau est quelquefois mission impossible. Sans commentaire…

Notre petite journée de route (280 km) se passe entre 2 500 et 3 500 m, sur une route avec peu de trafic au milieu des Andes. Des balades comme on les aime.

Nous arrivons en milieu d’après-midi à Alausi et visitons le village en profitant de deux heures de jour avant la tombée de la nuit à 18 h… Situé à 2 350 m d’altitude et entouré des montagnes majestueuses des Andes, Alausi est célèbre pour la statut de San Pedro dominant le village et pour son train touristique traversant la vallée.

Pendant le dîner, nous rencontrons un couple de belges avec leur fils en voyage ici, celui-ci étant marié avec une Equatorienne. Comme nous l’avons déjà évoqué quelquefois, parler un peu français fait plutôt du bien.


Mardi 24 septembre – Cuenca, Equateur

En partant d’Alausi, nous pouvons voir une dernière fois San Pedro veillant sur le village. Seulement environ 180 km avant Cuenca troisième ville d’Equateur où nous voulons nous arrêter aujourd’hui car d’après les infos, incontournable dans le pays. Comme hier, l’altitude est élevée mais contrairement à l’Europe, la végétation au-delà de 2 000 m est toujours composée essentiellement de feuillus du à la proximité de l’Equateur (la ligne imaginaire à mi-chemin des pôles).

Nous nous arrêtons dans un village pour un café qui se transformera en soupe, délicieux. Après cette pause revigorante, la pluie fait son apparition et la tenue chaude est de rigueur. Il y a deux petites semaines à Carthagène, nous ne pouvions pas faire trois pas sans suer à grosses gouttes… En se rapprochant de Cuenca, le ciel se découvre et cela nous rassure pour la visite de la cité. Nous trouvons un hôtel proche du centre historique et peu de temps après, nous voilà à pied dans cette ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1999.

Pardonnez nous l’abondance de photos, mais le centre est réellement magnifique et il ne nous a pas été possible de faire moins !!! Entre les églises, les cathédrales, les bâtiments coloniaux les places admirablement entretenues, les rues pavées, tout y est pour régaler l’œil. La vie en Equateur n’est pas chère et nous permet d’agrémenter nos pauses de petits cafés ou glaces selon nos envies. A coté du restaurant où nous dînons ce soir, quelques prostituées attendent le client ; drôle de métier…


Mercredi 25 septembre – en direction du Pérou, Equateur

Sur le papier, la ville de Cuenca ne fait que 450 000 habitants, mais en sortir nous a paru plus long que sortir de Quito la capitale !!! Aujourd’hui, nous devons nous rapprocher de la frontière péruvienne pour arriver dans le pays demain. Le ciel est gris, les Andes sont enveloppées de nuages, la pluie nous accompagne de temps en temps, la température oscille entre 5 et 10 degrés dès que nous roulons au dessus de 3 000 m : tristounet !!! En début d’après-midi, la pluie nous quitte définitivement pour la fin de la journée.

Notre principe est d’arriver aux frontières dans la matinée afin de prendre nos marques dans l’après-midi dans le nouveau pays : réseau routier, monnaie, hébergement etc… Sur la carte, peu de village avant la frontière, les villes de Loja et Catamayo en sont trop éloignées. Nous verrons entre les deux.

Dans un tour du monde, la gestion du coucher est importante. Quelques fois facile car la réservation est faite la veille sur le net : c’est le cas des étapes dans les grandes villes ou dans des lieux très touristiques. Aujourd’hui, rien de tout ça. A 115 km du Pérou, un village au nom de Vera Cruz pourrait faire notre bonheur. En fait quelques maisons, pas d’hébergement. 20 km plus loin, Catacocha, pour lequel nous devons sortir de la Panamérican. C’est une bonne surprise, il y a ici tout ce qu’il faut pour passer une soirée agréable : l’hébergement, la place centrale typique et animée, quelques belles vues sur les Andes…

Le restaurant où nous dînons donne comme bon nombre d’entre eux directement sur la rue : pas de fenêtre ou de porte, simplement des rideaux de fer baissés lors de la fermeture. Le toit est constitué de tôles ondulées. Le service est fait par les filles des propriétaires qui, entre les clients, révisent leurs leçons sur une table inoccupée. Le repas se compose le plus souvent d’un seul plat complet accompagné d’une boisson. Pour deux plats de viandes et deux cafés, nous paieront un total de 4 €. Demain, nous allons à la rencontre des Péruviens. Elle est pas belle la vie…


Jeudi 26 septembre – Frontière Equateur / Pérou

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. C’est un temps radieux qui nous accompagne aujourd’hui. En traversant l’Equateur, nous sommes passés de la fin de l’été au début du printemps. Les arbres n’ont pas retrouvé leurs feuilles mais la nature y travaille. Les pluies doivent être moins fréquentes ici, pas de végétation luxuriante. Peu avant la frontière péruvienne, les vêtements traditionnels équatoriens ont disparus. L’altitude inférieure à 1000 m fait que la température est beaucoup plus chaude, et en conséquence les tenues des habitants aussi.

A la frontière équatorienne, peu de monde, les postes passeport et véhicules se touchent : en 10 minutes l’affaire est bouclée. La frontière péruvienne sera du même tonneau : trois postes à passer situés l’un à coté de l’autre. L’ambiance y est calme et bon enfant, la musique d’un coté et la télévision de l’autre tiennent compagnie aux douaniers quand il n’y a personne. A l’un des postes, l’un d’entre eux interrompt ses mots croisés pour le tampon indispensable sur le passeport. Vingt minutes plus tard, nous sommes fin prêts pour entrer sur le sol péruvien. Deux douaniers sortent de leur bureau pour prendre l’Envol en photo en nous souhaitant bon voyage. Roulez petit bolide !!!

Sur les premiers kilomètres, le trafic est quasi nul, puis nous traversons les premiers villages qui laissent une impression de pauvreté. En rentrant en Equateur, nous avions quitté les deux roues mais là on les retrouve avec en plus d’innombrables trois roues qui sont en fait des deux roues aménagés pour le transport de passagers ou de marchandises.

Devant arriver sur Lima pour le 2 septembre (nous devons être accueillis par les beaux-parents d’un collègue de Yann notre gendre), inutile de faire de grosses journées de route avant cette date, une moyenne de 200 à 250 km suffira. Sullana sera notre étape du soir, la rentrée dans la ville nous impressionne. Entres les trois roues évoqués un peu plus haut, les ralentisseurs qui nous obligent quelquefois à descendre de l’Envol, les énormes trous de la chaussée, la recherche d’un hôtel, la chaleur, on finirait par se fatiguer !!!

Nous trouvons un hébergement au nom évocateur : Aventure Hôtel. L’Envol y trouve sa place dans l’entrée près de la réception. Ici comme à la douane ou dans de nombreux commerces, pas d’ordinateur mais des registres remplis à la main ; mais si c’est possible !!! Dans la chambre, certaines vitres sur l’extérieur sont remplacées par du carton (voir photo). Nous demandons l’emplacement d’un distributeur d’argent, le responsable de l’hôtel nous accompagne. Il faut être en forme pour vivre ici, certains trottoirs culminent à 60 cm. Depuis le Mexique, les grilles de protection des bâtiments en tout genre sont monnaie courante, mais ici pas moins qu’ailleurs…

Depuis notre départ de France, nous sommes heureux de pouvoir découvrir toutes ces cultures, ces modes de vies, ces paysages différents. L’aventure n’en est qu’à la moitié et la collection d’horizons devrait continuer de s’étoffer pour notre plus grand plaisir. En revanche, à aucun moment, nous nous sommes dits : tiens voilà un endroit ou nous aimerions nous installer. Nos racines, notre famille, nos amis sont nos compagnons de route permanents. Loin des yeux mais pas du cœur. La parenthèse d’un tour du monde permet entre autre de savoir ce qui est important et ce qui l’est moins…

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