tour du monde


 



 

6ème MOIS DU VOYAGE - 21 et 22 septembre 2013


Samedi 21 septembre – Frontière Colombie / Equateur

Au revoir la Colombie.

13 jours en Colombie. Le passage devait être plus court dans notre plan de route. Plutôt heureux de prendre la direction de l’Equateur ce matin. Les 90 km qui nous séparent de la frontière se font avec un temps magnifique qui nous permet quelques belles prises de vues. Lors de ces arrêts, à plusieurs reprises des Colombiens stoppent leurs véhicules pour discuter avec nous dans une ambiance bon enfant. Nous joignons sur l’album quelques photos.

Hier soir, le responsable du garage nous avait conseillé un arrêt juste avant à la frontière pour aller y découvrir la vierge de Las Lajas. Bien nous en a pris d’écouter son conseil, l’église est somptueuse et le cadre unique. Cette cathédrale située dans un canyon fait partie des plus belles que nous ayons vues à ce jour.

Le passage de la douane sera très simple coté colombien avec des employés charmants et souriants. Coté Equateur pas de problème mis à part un peu de délai pour l’entrée de l’Envol (vérification des papiers du véhicule). Nous assurons l’envol pour… 5 dollars.

En rentrant dans le pays, nous remarquons immédiatement la quasi disparition des deux roues. Nous comprenons vite pourquoi en voyant le prix de l’essence : environ 0,50 € le litre. On a liquidé nos devises colombiennes en remplissant le réservoir à Pasto, on aurait mieux fait de mettre le minimum !!! Au bout de quelques km, nous passons à 3 300 m d’altitude, et dans la journée nous ne descendons pas en dessous de 2 400 m. Bien sûr, la température s’en ressent et la petite laine est la bienvenue. Quel confort par rapport au climat d’Amérique Centrale !!!

Les paysages ont changé sensiblement depuis notre départ de Colombie et la Cordillère des Andes se fait plus majestueuse. Nous sommes dans la chaîne de montagne la plus grande du monde. Le premier restaurant où l’on s’arrête se trouve dans un village au bord de la Panamerican. Nous prenons deux cafés, des œufs sur le plat et un sandwich de fromage pour un montant de 2,50 dollars (à peine deux euro). La monnaie de l’Equateur est le Dollar Américain depuis l’an 2000.

Dans la salle où nous déjeunons, sur la télévision d’un autre âge, c’est un Ave Maria que nous écoutons. Derrière le bar, un grand tableau représente la vierge. La religion est très présente ici comme dans une grande partie de l’Amérique Latine. Il n’est pas rare de voir des vierges ou des Christ en autocollants sur les véhicules.

Nous arrivons à Otavalo réputé pour son marché typique après la tombée de la nuit. Notre point GPS n’étant pas bon, il a fallu demander notre chemin quelques fois. Au restaurant, nous rencontrons un couple parti eux aussi pour un an et ralliant San Francisco à la Terre de feu.

Sans nous concerter, nous aurons la même envie pour ce soir : un petit verre de vin rouge. Ce sera un cépage Cabernet Sauvigon qui nous rapproche un peu nos racines…


Dimanche 22 septembre – Quito, Equateur

Quelle journée !

Peu de km aujourd’hui : nous avons choisi de rejoindre Quito, la capitale à environ 100 km, et si possible visiter le centre historique cet après-midi.

En consultant nos mails ce matin, nous avons un message du patron du garage de Pasto (désolé, nous n’avons pas son prénom malgré de bons moments passés avec lui). Nous ne pouvons bien sûr le diffuser sur Collection d’Horizons ; on peut simplement dire qu’il était débordant de gentillesse…

Le petit déjeuner est accompagné de musiques traditionnelles comme dans bon nombre de commerces. Cela diffère de pas mal de pays traversés où la musique passée sur les ondes s’est très américanisée en manquant singulièrement d’identité.

 

Vers 10 h, nous rejoignons l’Envol au parking avec nos bagages que nous posons à coté d’une voiture garée derrière. En fait, cette voiture appartient à un employé de l’hôtel qui vient la reculer pour nous laisser un peu de place. Jusque là on va dire que c’est plutôt sympa ; sauf que le jeune homme en question décide de changer son véhicule de coté et devinez... il roule sur le caméscope prêté par François et Régine des amis de toujours. Après le passage de la voiture, il marche beaucoup moins bien. Pire : il est prêt pour la poubelle. L’employé est très gêné mais ne peut bien sûr rembourser la valeur de l’objet. Faire marcher une quelconque assurance ici, c’est peine perdue. Pour nous dédommager, il nous apporte avant notre départ deux bouteilles d’eau (véridique). On hésite à dire merci… François, Régine, ne vous inquiétez pas, on arrangera ça en rentrant !!! Quand à notre caméscope mis en retraite suite à un petit souci n’empêchant pas la prise d’images, il va reprendre du service.

La place centrale d’Otavalo vaut le détour et elle a en son centre une magnifique tête d’indien sculptée. En prenant la route, on se dit qu’il nous faut penser aujourd’hui à immortaliser le passage de l’Equateur juste au moment ou, sur le GPS, les coordonnées du Nord deviendront

0 00 000 pour juste après voir le N se transformer en S. Rendez vous compte : malgré pas mal de voyages sur cette planète sur la selle d’une moto, jamais nous n’avions traversé cette ligne mythique. De plus, nous sommes dans les jours d’équinoxe.

Le destin en décidera autrement mais pour une bonne, une très bonne raison. En effet, sur la route de la capitale, je vois à un moment sur la gauche quelqu’un nous faire un grand bonjour. Rien d’extraordinaire me direz-vous. Oui, mais là l’homme était debout à coté d’une drôle de machine et il me semble accompagné d’enfants. Faire demi-tour sur cette route où le trafic est assez dense, non je file… Non ce n’est pas possible, il faut que je retourne voir cet équipage. Nous voilà nous rapprochant de ces drôles de voyageurs.

L’homme est asiatique et est bien accompagné de deux enfants n’ayant pas 10 ans. Leur moyen de locomotion est un vélo auquel une carriole a été attelée. L’ensemble est tout sauf moderne. Les vélos n’existaient pas à l’époque mais la carriole pourrait sortir tout droit du moyen âge. Le contact est chaleureux d’entrée. L’homme nous explique en anglais qu’il est Coréen et qu’il est parti il y a 3 ans pour faire un tour du monde avec ses deux enfants âgés à l’époque de 3 et 6 ans.

-En vélo, ça doit être difficile avec vos deux enfants et cette remorque qui doit être lourde.

-Oui elle fait 100 kg. Dans les côtes, on marche, on arrive à faire 30 à 40 km par jour.

-Où dormez-vous ?

-Là ou on s’arrête le soir ; sous la tente.

-En camping sauvage alors, jamais eu de problème ?

-Si deux fois, une au Brésil et l’autre fois au Pérou. On m’a mit un revolver sur la gorge et il nous a fallu donner nos papiers et notre argent.

Ex-tra-or-di-nai-re ! Cette aventure inspire le plus grand respect allant même jusqu’à l’émotion. Pendant la conversation, il nous raconte ses passages en France et en Europe. Il nous montre quelques articles de journaux, le tout avec une grande gentillesse. Pendant ce temps, les deux enfants aux visages d’anges jouent au bord de la route avec calme.

-Ce n’est pas trop difficile avec vos enfants ?

-Au début cela n’a pas toujours été facile, mais maintenant cela va bien et puis vous savez c’est entre 3 et 7 ans que se forge l’esprit. Ce voyage leur évitera d’avoir un concept de vie nationaliste. Quand ils seront grands, ils auront un concept mondial !!!

Echange de coordonnées avant de se quitter. Inutile de vous dire que cette rencontre restera à jamais gravée dans nos mémoires. Cet homme et ses deux enfants nous ont émus plus que de mesure, mais le plus important est cette force qu’il respire et qu’il diffuse…

Du coup, vous comprendrez que, lorsque les chiffres du GPS se sont placés sur le 0 00 000… et bien on a zappé.

Dans l’après-midi, la balade dans le centre historique de Quito nous enchante. Entre la basilique, la place de l’indépendance, la place San Francisco, la cathédrale métropolitaine, le palais gouvernemental, nous passons un moment bien agréable. La montée de la basilique donnant une vue imprenable sur la capitale finit cette après-midi de bien belle manière.

Après le dîner, nous pouvons lire un message de Carlos (le Colombien ayant fait le plan de la pièce) laissé sur le site. Collection d’Horizon étant public, nous vous joignons en intégralité son message laissé dans un mauvais Français (oublions la forme contentons-nous du fond) :

CARLOS TORRES 2013.9.22 21:35

ne parle pas français, mais je suis parvenu à un message dans votre langue j'aime ce que je fais, je tiens ce que je lis sur votre site web est la meilleure expérience que j'ai eu dans ma vie être utile en Colombie avec son réparation de la moto était le le mieux pour moi, je me sens comme un soldat au moment de servir une mission très complexe va bien débarrasser de ce que je leur souhaite bonne chance dans leur tournée et j'espère où ils trouveront des gens comme vous trouverez dans notre boutique heureux et bien qu'il y ait peu que nous les comprenions je pense qu'ils servent une grande aide

PS: Je n'oublierai jamais ce qui a amené dans mon esprit et les yeux personne emporter et vous êtes là pour toujours espoir de vous entendre dans mon email mais je vais écrire pour voir comment se passe son voyage

att colombien Carlos Torres, mais passionné de motos comme technicien mécanique

La journée a été dense, le marchand de sable peut passer, nous nous endormirons heureux…

TOUR DU MONDE EN SIDE CAR

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