tour du monde


 



6ème MOIS DU VOYAGE - 3 au 7 septembre 2013


Mardi 3 septembre - Panama

On avance !

On a arrive à 8h30 à la DIJ pour un rendez-vous à 9 h. En arrivant sur les lieux, on nous informe que le bureau ouvre à 10 h. On s’occupera de nous vers 10h45.

L’inspection de l’Envol dure peut-être deux minutes et l’employé de la DIJ m’indique de revenir vers 14 h pour récupérer le document indispensable ; ou comment faire pour perdre une journée là ou en une heure on pourrait faire le tour du sujet. Mais comme on l’a déjà dit, on n’est pas vraiment en position de force, le principal étant d’avancer.

 A 14 h, on se retrouve dans un autre bâtiment, et là on est servi en un petit quart d’heure. On a maintenant le nécessaire pour le départ prévu demain matin à 8 h avec, selon leurs infos 6 autres véhicules vers Colon le port d’embarquement. Ca va doucement mais Carthagène en Colombie se rapproche petit à petit.

Et comme des enfants, on commence à rêver d’Amérique du Sud…


Mercredi 4 septembre – Puerto de Cristobal, Panama

J’avais un pressentiment de journée un peu compliquée…

Avant de partir au petit déjeuner, je vérifie qu’il n’y pas de nouveau message sur le net venant du transitaire. Pas d’internet ce matin. J’en parle à une jeune employée de l’hôtel qui n’en a visiblement pas grand-chose à faire. On oublie le net, de toute façon, on a rendez-vous à 8 h à l’Amador Yacht Club, il n’y a pas trop de temps à perdre. A propos d’amabilité, à notre avis, les Panaméens sont plutôt moins souriants et moins sympas que leurs autres voisins d’Amérique Centrale.

Un petit café, direction le garage pour prendre l’Envol pour la dernière fois au Panama… ce soir, il doit dormir dans un container. Dans le garage de l’hôtel, un client s’est garé on va dire juste comme il ne faut pas : des gravas en sacs nous empêchent de sortir. Séance manutention, il est 7h45, on est déjà limite en sueur.

Nous sortons dans l’avenue, l’axe de roue ne tourne plus, il est à nouveau sectionné. Hors de question de rater l’embarquement de cette semaine ; nous décidons tout de même de faire les 80 km qui nous séparent de Cristobal le port de Colon. En étant très soft, ça doit tenir. Depuis notre départ, cet axe est un problème récurrent, nous allons décider d’en faire venir un de France en espérant que les problèmes s’arrêtent enfin de ce coté là.

Le lieu de rendez-vous se trouve à coté de l’avenue Amador, longue de plusieurs km et il nous faudra l’aide d’un taxi pour trouver ce fameux Yacht Club ; introuvable sans être guidé. Il est 8h15, Amy, l’agent du transitaire prévient qu’elle sera là un peu plus tard suite à des problèmes de douane. En fait, nous attendrons jusqu’à 10h45…

Le temps de discuter avec deux couples d’Allemand en camping-car : ils ont la cinquantaine, sont partis depuis plusieurs années et n’ont pas d’échéance de retour. Il y a aussi un couple de professeurs Allemands, en Pick-up Toyota parti pour deux ans (Amérique Centrale et Amérique du Sud).

Vers 11 h, ce sont 8 véhicules qui prennent la route de Colon. En route, nous en perdons deux, et lorsque que nous établissons les formalités de douane, ils sont toujours aux abonnés absents. Ce sont les deux véhicules qui doivent être dans le même container que nous !!!

On commence à se dire que ça va être compliqué pour que tout soit bouclé avant la fermeture du service container à 16h30. Les deux égarés arrivent enfin mais repartent avec Amy pour les formalités de douane. On ne va pas vous faire à chaque fois le coup d’Astérix et Obélix dans les circuits administratifs mais aujourd’hui c’était encore quelque chose !!!

Au fil de la journée, les relations se créent entre les différents participants à ce « jeu de piste ». Nous échangeons avec un jeune couple du pays basque, Benjamin et Maud parti du Mexique il y a quelques semaines et désirant s’installer en Amérique du Sud ; pour le moment rien de bien précis, ce sera où le vent les portera. Une famille colombienne descend du Québec avec leur voiture et une remorque chargée d’une Yamaha Venture de 1985. Pour eux c’est un retour au pays pour 4 mois. Deux hommes, la trentaine, chacun dans leur véhicule pour un voyage de plusieurs mois en Amérique du Sud. Un Américain d’un certain âge, plutôt bizarre, on pourrait dire en France : « un peu à l’ouest » !!! Lui, on ne sait pas trop ce qu’il vient faire en Colombie, peut-être ne le sait-il pas lui-même. C’est un peu comme les pannes qui permettent des rencontres quelquefois enrichissantes. On se passerait de vivre ce genre de journée mais au final, c’est pas mal d’images en tête avec des histoires chacune différentes.

Vers 17 h, comme on pouvait le pressentir, les véhicules resteront sur les quais des douanes pour un chargement demain. Le paiement ne peut se faire qu’en cash auprès de la voiture d’Amy. Elle repartira avec pas loin de 10 000 dollars encaissés sur un parking à la tombée de la nuit…

Pour revenir à Panama city, Amy se propose de nous emmener jusqu’à notre hôtel accompagné de l’Américain pour le moins bizarre. Nous assistons dans la voiture à une altercation entre Amy épuisée par sa longue journée et cet homme qui visiblement ne veut plus payer et en référer à son avocat. La journée n’a pas été fluide telle qu’elle aurait dû l’être mais sa réaction est pour le moins excessive.

Vers 20h30, lorsque l’on se retrouve tous les deux à la table du restaurant, on est plutôt heureux de finir cette journée devant un bon plat et une bonne bouteille. N’ayant pris qu’un café ce matin, ça fait 24 h que l’on ne s’est rien mis sous la dent… Et puis allez, on va le dire, on a un peu abusé… Il paraît que ça n’arrive qu’aux vivants !!!


Jeudi 5 septembre – Vieille ville de Panama, Panama

Le réveil est un peu dur ce matin, et encore un aspégic m’a sauvé d’un mal de tête carabiné.

Encore deux jours à rester sur Panama avant un décollage samedi pour rejoindre Carthagène en Colombie.

En début de matinée, nous avons un échange téléphonique avec Albert Chouin le constructeur de l’Envol un peu embêté de nos ennuis à répétitions sur ce foutu axe. Il a peut-être une solution qui pourrait enfin résoudre notre souci. Rien de sûr, mais l’ombre d’une solution réchauffe le cœur. A tester dès notre arrivée en Colombie. Ne pouvant pas récupérer l’Envol avant mardi, cela laisse un peu de temps là-bas pour demander l’adresse de quelqu’un de compétent dans le domaine.

La vieille ville est à 2 km de notre hébergement. Ce sera la destination du jour. Le théâtre, le palais présidentiel, la cathédrale, son quartier colonial, nous ravissent. La caméra et l’appareil photo nous seront bien utiles. Deux fois, nous serons abordés par des Panaméens nous demandant de ranger le caméscope dans le sac à dos ceci afin d’éviter le vol. On se dit que cela doit quand même être un sujet ici… Pas de regret de l’absence de l’Envol, celui-ci ne nous aurait été d’aucune utilité dans cet endroit somme toute pas très étendu.

Panama navigue entre modernité avec son centre d’affaires, sa grande distribution de périphérie et ses marchés comme on peut en voir aujourd’hui où la taille des échoppes peut être minuscule. Pour se rattraper d’hier soir, au restaurant, on fait soft…


Vendredi 6 septembre – Panama

C’est notre dernière journée au Panama. Nous avions décidé de retourner dans la partie moderne de la ville faire quelques images vidéo de la partie gratte-ciels au bord du Pacifique (caméra oubliée lors de notre premier passage). Certains Amérindiens avaient dû faire la danse de la pluie avec un peu trop de conviction, celle-ci tombera sans pause toute la journée sur la ville. Alors une fois n’est pas coutume, on aura un emploi du temps frisant la fainéantise…


Samedi 7 septembre – Bogota et Carthagène, Colombie

Aujourd’hui, c’est encore sous des trombes d’eau que nous prenons la navette pour l’aéroport. Nous faisons une escale à Bogota avant d’arriver sur Carthagène la ville port de Colombie où nous devons retrouver l’Envol.

En ce qui concerne Bogota, vous n’aurez que des photos prises de l’avion. Nous avons en effet décidé de ne pas passer par la capitale compte tenu des nombreuses manifestations organisées dans le pays depuis quelques jours. A ce sujet, 50 000 militaires ont été mobilisés dans le pays afin d’empêcher le blocage des routes et ainsi éviter les pénuries de denrées sur les grandes métropoles. De notre coté, on espère que cela ne va pas être trop chaud, qui vivra verra… Pendant le vol, nous prenons quelques photos du ciel que nous trouvons magnifique. Les photos sont un peu ternies par le hublot de l’avion mais on voulait vous faire partager ces moments où l’on prend de la hauteur !!!

Arrivés à Carthagène, un taxi à la conduite « à peu près » nous emmène à l’hôtel. La rue de celui-ci fermée au bout par un barrage de pierres fait un peu coupe-gorge. L’hôtel pour sa part est propre et confortable ; l’accueil y est chaleureux. En soirée, première sortie à pied sur le sol colombien. Pas mal de monde dans la rue mais la fréquentation des restaurants et des bars est quasi nulle ; impression à confirmer demain, nous n’avons fait qu’une petite partie. Dans l’auberge où nous dînons, nous sommes deux clients !!!

Demain Dimanche, je doute de pouvoir trouver un tourneur pour l’Envol. Nous ferons à pied la visite de Carthagène.

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