tour du monde


 



FIN DU 5ème MOIS DU VOYAGE - 26 au 28 août 2013


Lundi 26 août – Volcan Arenal, villages La Fortuna et Quepos, Costa Rica

Ce matin, la chance est avec nous, le volcan Arenal a enlevé son manteau de nuages dont il se pare le plus souvent. Ce volcan est l’un des plus célèbres du pays et aussi le plus jeune. Son activité a commencé il y a seulement… 7 000 ans ; on est bien peu de choses. Sa dernière période d’activité s’est produite entre 1968 et 2010. 42 ans de travail, c’est assez pour prendre sa retraite, non ??? Pendant le petit déjeuner, nous rencontrons un Français ayant une agence de tourisme ici. Venu au Costa Rica comme éducateur spécialisé, il s’est tourné vers le tourisme rural et il fait maintenant des allers retours avec la France.

Vers 10 h, nous quittons le village de La Fortuna pour rejoindre Quepos sur la côte pacifique. 280 km commençant par de la petite route de montagne ou la moyenne est très faible. Comme nous en avons parlé plusieurs fois depuis notre arrivée en Amérique Centrale, il faut chaque jour avoir en tête la nuit qui est là à 18 h. Par principe de sécurité, nous nous refusons (sauf cas exceptionnel) à rouler en nocturne. Il faudrait partir vers 6h30/7h00 pour compenser mais on a un peu de mal !!!

On finit par s’habituer à la végétation luxuriante ; comme presque tous les jours, on prend notre averse tropicale.

En arrivant sur la côte pacifique, on ne peut s’empêcher d’immortaliser quelques superbes points de vue. Quelques km avant Quepos, nous croisons sur le bas coté, un convoi de charrettes tirées par des bœufs du plus bel effet. J’ai toujours trouvé bizarre cette irrésistible attirance et le charme qui en découle sur des scènes du passé qui sont pour la plupart des situations inconfortables pour ceux qui les vivent. Là, on est exactement dans ce cas de figure : l’image renvoyée par cette scène d’un autre âge a un charme fou. Le temps de s’arrêter avec l’Envol, de faire demi-tour, de descendre de la machine et d’aller en marchant vers ces gens sans appareil à la main pour leur demander si une photo est possible. L’homme menant le convoi acquiesce et arrête leur lente marche pour nous laisser le temps de faire un peu de film et quelques photos. Dans chacune des charrettes, un signe de sympathie à notre encontre, que des regards chaleureux envers ces Européens roulant sur leur drôle de machine. Dans la vie, de petites choses peuvent rendre sacrément heureux…


Mardi 27 août - Direction Golfito, Costa Rica

Ce matin en ouvrant les rideaux, c’est la pluie tropicale qui mène la danse. En prenant le petit déjeuner, on a un peu la glue !!! Il est 8h15, on se dit qu’il n’y a pas le feu au lac et que l’on peut patienter un peu pour que ça se calme. 9 h, 10 h, 10h30, ça ne se calme pas, on enfile nos tenues de pluie avec résignation et roulez petit bolide sous les trombes d’eau… Environ 20 km plus loin, il ne pleut plus. Nous sommes heureux de pouvoir à nouveau faire des pauses au bord du Pacifique, en appréciant de belles plages quasiment vides.

Vers 13 h, voyant l’horizon prendre un air en colère, nous nous arrêtons pour un repas de roi : avocat, banane sur le top-case et puis… c’est tout !!! A ce moment là, on se dit qu’une photo avec le retardateur serait une bonne idée et je ne sais plus pourquoi un fou rire nous prend, Dedette en pleurera de joie (voir la photo). Après ce joyeux repas, comme prévu le vilain temps reprend sa place. A ce rythme là, on va devenir des spécialistes des averses tropicales…

Un peu avant 16 h, nous arrivons à Golfito où nous trouvons rapidement une chambre correspondant à notre budget. Encore 2 h de jour : si ça de découvre, on fait le tour du golfe… mais le temps restant sur la commande déluge, on fera plutôt le tour du bar restaurant d’à coté en sirotant une Impérial (bière du Costa Rica). Comme souvent au Costa Rica, pas de mur ni de fenêtre à ce bar, seulement des grilles permettant de clôturer l’endroit après la fermeture. On est bien, prendre son temps quand on n’a rien d’autre a faire fait aussi partie d’un tour du monde. On s’est imaginé un moment nos copains de toujours là, assis avec nous à cette table. C’était juste dans notre imagination mais ils étaient tout près…

Demain sera un autre jour, nous devrions poser roues de l’Envol sur le sol du Panama.


Mercredi 28 août – Sacrée frontière entre le Costa Rica et Panama !

La frontière !!!

Avant de prendre la direction du Panama, nous profitons du temps découvert ce matin, pour faire un tour à Golfito. Le village est touristique mais a gardé malgré toute son authenticité : ici, on vit du tourisme mais pas seulement. Nous ne voulons pas trop nous attarder, un passage de frontière prend du temps et nous nous avons choisi de ne pas réservé d’hôtel pour ce soir.

Je ne peux m’empêcher de vous raconter en détail le passage de la frontière Costa Rica, Panama…………

Nous garons l’Envol et nous dirigeons vers le guichet entrée au Panama. Ah non, il vous faut aller en premier du coté Costa Rica pour enregistrer votre sortie (oui bien sûr, on aurait du y penser). Retour 300 m en arrière pour enregistrer la sortie. Il nous faut aussi enregistrer la sortie de l’Envol : un premier poste à faire où l’on nous indique qu’il faut en faire un deuxième pour enregistrement définitif. Dans ce deuxième poste, la douanière Costaricaine ne décoincera pas un sourire et continuera de manger un fruit exotique en décortiquant pendant ma présence. Surprenant de voir nombre de douaniers(ères) avoir oublié leurs sourires même quand leurs origines proviennent de peuple dont la gentillesse est l’une des qualités premières (ce qui est le cas du Costa Rica). Bon de ce coté, tout est ok.

Retour au premier poste de tout à l’heure pour l’entré au Panama. Avez-vous votre billet de retour pour la France ? Ah non nous sommes en side-car Monsieur. Et bien il vous faut en premier aller assurer votre véhicule au poste que vous voyez là-bas. Bien sûr, Monsieur, nous y allons de ce pas. Après avoir déboursé 16 dollars pour cette assurance (moins que les 37 payés aux deux dernières frontières), nous revenons pour la troisième fois au poste entrée Panama. Il nous faut 500 dollars afin que j’enregistre votre entrée ; 500 dollars mais ce n’est pas possible ! Echange infructueux pendant deux minutes et là, une femme faisant la queue dernière nous indique en français qu’il nous faut simplement prouver que nous avons au moins 500 dollars en poche pour entrer dans le pays. On ne nous l’avait encore jamais faite celle-là. On a un peu de dollars en stock mais ce ne sont que des petites coupures et le compte n’y est pas. Nous allons les chercher dans l’Envol au milieu de toutes les personnes attroupées autour du side-car (comme d’habitude) : bonjour la discrétion. Pour la quatrième fois, retour au même poste où nous montrons nos dollars, et là miracle, le douanier tamponne nos deux passeports.

En préparant le départ, un homme en tenue officiel vient nous voir et nous indique qu’il nous faut aller à un poste un peu plus loin pour la « motocycletta »… Bon, direction ce nouveau poste où l’homme nous indique qu’il nous faut avant aller dans un autre endroit qu’il nous indique du doigt ; on va y arriver, on y croit !!! Nouvelle douanière qui prend le document d’assurance le tamponne et nous le rend immédiatement ; super, ça c’est du rapide.

Retour au poste d’avant ou l’homme nous indique qu’il manque un document, la permission de rouler sur le territoire du Panama. Là, on commence à être un peu gavés mais dans un poste frontière, on est forcément un peu soumis alors on s’exécute… Bonjour Madame, blablabla, là aussi sans un sourire, la douanière prend les justificatifs et va sur son ordi taper ce nouveau document. Un quart d’heure après, elle nous le rend complété et nous montre quelqu’un à qui nous devons faire voir la motocycletta. Je crois que l’on va connaître tous les employés du poste frontière !!! L’homme fait le tour de l’Envol, griffonne sur un document, nous pouvons aller de nouveau au poste nous ayant demandé une permission. C’est ok Monsieur’Dame, vous devez maintenant faire enregistrer par le Monsieur que vous voyez là-bas. C’est un sketche, on doit être filmé, quelqu’un va nous aborder pour nous dire que tout cela est une blague… Le nouvel employé note les caractéristiques sur un registre et nous indique qu’il nous faut maintenant déplacer le side-car un peu plus loin pour décontamination (vous savez le jet de je ne sais quoi sur les roues et la carrosserie, on n’est pas persuadé que ça décontamine grand-chose…). Ensuite, l’homme nous indique que c’est terminé. Non ce n’est pas vrai, il reste bien encore un poste à passer !!! En fait oui, il y aura un dernier poste où l’on vérifiera nos papiers avant d’enfin pouvoir prendre la route librement.

L’entrée au Panama se fait par une quatre voies en bon état. En voulant réserver un hôtel ce matin avant le départ, nous avions vu deux villes sur notre route : David un peu trop près à notre goût et Santiago un peu loin. Nous réserverons sur place. En fait après David, peu de villages et pas d’hôtel. La nuit tombant plus tard ici (décalage d’une heure par rapport au Costa Rica), nous filons notre chemin. Les paysages sont quelconques et ne méritent pas d’arrêts fréquents pour des photos. En milieu d’après-midi, un chien errant traversera devant nous, nous ne pouvons malheureusement pas l’éviter ; on n’aime pas ça !!!

Ensuite, une énorme averse forçant à rouler entre 30 et 50 ne nous facilite pas la tâche pour la recherche du coucher de ce soir. La fin de l’étape se fera au sec et nous nous arrêtons au premier hôtel trouvé au bord de la route seulement 10 km avant Santiago. Nous sommes bien tombés, confort au top et prix correct. Après des journées bien remplies comme celle-là, ça fait plutôt du bien.

TOUR DU MONDE EN SIDE CAR

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