tour du monde


 



5ème MOIS DU VOYAGE - 17 au 20 août 2013


Samedi 17 août – De Guatemala à Chiquimula, Guatemala

Les pays d’Amérique centrale sont petits et aujourd’hui est notre dernière journée entière au Guatemala. Compte tenu des dernières journées où les averses tropicales sont arrivées vers 16 h, notre but est d’arriver à la ville étape au plus tard dans ces eaux là. A propos du climat, nous trouvons qu’il est fatigant car rarement dans les conditions que l’on désirerait. Ou la température est forte et l’humidité omniprésente nous font mouiller les vêtements en ayant à peine bougé le petit doigt, ou ce sont de fortes pluies qui les mouillent mais là de l’extérieur. Le climat de nos rêves n’est pas ici !!!

Ce matin vers 9 h, nous sommes fin prêts pour chevaucher l’Envol. On pousse notre cheval afin qu’il soit dans le bon sens pour sortir du parking ; ça force un peu, ah oui le cadenas, on a oublié de l’enlever. Ce brave cadenas qui nous accompagne depuis 1982 sans jamais se plaindre, fidèle gardien de nos montures successives… et bien ce compagnon de route restera fermé aujourd’hui et c’est avec un petit pincement au cœur qu’une fois la roue et le garde boue démontés, nous irons dans un garage proche de la pension ou un chalumeau aura raison de son premier caprice en 30 ans !!!

Le départ prévu à 9 h se fera donc vers 10h30. Pour sortir de Guatemala, ce sera comme hier pour y rentrer, un peu compliqué. Routard.com disait peu de panneaux, je confirme c’est peu ou pas ; alors 1 h pour sortir de cette foutue ville et on peut remercier le couple de Guatémaltèques qui nous dirigera sur les derniers km avec leur voiture warning allumés.

Il n’est pas loin de midi, il fait chaud, on a du faire 10 bornes depuis ce matin, on est déjà un peu… fatigués. A propos de la circulation, on trouve que c’est moins pire que ce à quoi on s’attendait : d’accord les chauffeurs de car ne font pas dans la dentelle, se ranger à droite quand quelqu’un double en face n’est pas chose exceptionnelle mais pas de comportement « roulette russe ». En France, on nous dit que l’espérance de vie sur la bande d’arrêt d’urgence est de 20 minutes. Au Guatamela comme au Mexique d’ailleurs cette bande d’arrêt d’urgence sert fréquemment pour commercer, remonter à contre sens en vélo, en rickshaw… Il n’est pas dans mes intentions de faire l’apogée du désordre routier mais simplement les vérités des uns ne sont pas toujours celles des autres. Le voyage permet cette ouverture qui évite de trop regarder son nombril.

Nous arrivons vers 16 h à Chiquimula en même temps que les premières gouttes, nous sommes à environ 50 km de la frontière du Honduras que nous devons traverser demain.


Dimanche 18 août – Frontière Guatemala/Honduras

Ne sachant pas trop ce qui nous attend aujourd’hui, nous partons dès 8 h sans petit déjeuner. Nous en prendrons un sur la route avant la frontière (environ 60 km). On avait oublié que l’on était dimanche et que tout était fermé. De plus, contrairement à la frontière Guatemala/Mexique, là c’est quasi désert à part quelques petits villages. Vous avez deviné : pas de petit déjeuner avant le Honduras.

En garant l’Envol pour les formalités administratives, j’entends un bruit bizarre au niveau suspension, j’y regarde d’un peu plus près pour découvrir qu’une attache side-car est en train de couper (on en est à 50%). Je vous dis pas : on rentre dans le pays le plus dangereux au monde (hormis les nations en guerre), cette frontière est un petit peu au milieu de rien, et voilà que le cadre veut une petite soudure. Faisons les choses dans l’ordre, d’abord passer la frontière, on s’occupera de la mécanique après. Deux heures plus tard, tout est ok pour les papiers ; cette attente nous à laisser le temps de cogiter. On décide de se rendre à la guest house de San Pedro Sula réservée la veille en adoptant un rythme plutôt lent. De toute façon, avec des trous réguliers profonds de 30 cm, on n’aurait de toute façon pas joué les Fangio.

Les premiers paysages du Honduras sont très ressemblants au Guatemala (montagnes verdoyantes). On devait passer au site Maya de Copan. La distance à parcourir pour rejoindre San Pedro étant de 180 km et la conduite de nuit étant à première vue très dangereuse au Honduras, nous préférons la sécurité ; Copan ce sera dans une autre vie !!! Beaucoup de chevaux dans ce pays, et à notre avis peu d’habitants ont la chance d’avoir une voiture personnelle.

Au fait, le petit déj avec tout ça, on l’avait presque oublié, on prendra enfin un café vers 12h30. Nous arrivons à an Pedro Sula vers 16 h. Il y a des gardiens armés quasi partout : devant l’église pendant la messe, au Mac Do, à la pharmacie, dans les banques, les restaurants, etc. On n’est pas d’un genre à psychoter, mais on sent quand même qu’il doit y avoir quelques soucis… Pour exemple, l’église à coté de laquelle nous sommes passés, avait un mur surmonté de barbelés surmonté d’un mètre de fils électrifiés : rien que ça.

Nous sommes dimanche, et tous les petits restaurants étaient fermés dans le quartier, nous nous dirigeons vers, et oui là comme ailleurs, un Mac Do. Dans celui-ci, nous serons témoin d’une grande complicité entre une petite fille et sa mamie ; on peut faire le tour du monde, l’amour est universel et c’est plutôt bien comme ça…

Le propriétaire de la guest house m’indique qu’il connaît à coté de sa propriété un soudeur pour soigner l’Envol. Nous verrons cela demain matin.


Lundi 19 août - Pedro Sula, Honduras

Grâce à mes bouchons d’oreille, je passerai une bonne nuit. En effet, ils avaient un ou plusieurs grillons cachés quelque part dans la chambre ; ils avaient l’air heureux les gaillards, ça fait déjà du bruit dans la nature mais dans une chambre… Il y a deux jours au Guatemala, c’était un lézard au dessus du rideau mais là au moins c’est silencieux.

Comme promis hier par le propriétaire, nous partons de bonne heure pour trouver le soudeur qui va réparer. C’est à deux cents mètres de la maison ; il appellera dans la matinée quand ce sera terminé. Vers 10h30, nous récupérons l’Envol, en visuel le travail est au top, propre repeint rien à dire ; il nous a même repeint la soudure russe du top-case (qui tient celle là).

A 11 h, c’est direction Sud vers Comayagua, la route est belle pour sortir de San Pedro le temps est beau, que du bonheur. A peine 20 km parcourus, je sens comme un flottement au niveau de l’arrière. Je jette un œil sur l’axe de la roue et bien devinez, il est à nouveau sectionné. Alors là, sur l’instant on se dit que l’on va mettre l’Envol et ses caprices d’enfant gâté sur un bateau, le retourner en France et que l’on va continuer le voyage avec un autre deux roues. Puis on reprend ses esprits, et on se dit qu’une fois de plus, on va trouver un tourneur au Honduras en lui précisant qu’il nous faut un axe solide ; très solide. Dans la vie, on dit souvent jamais deux sans trois mais là au niveau emmerdes depuis bientôt cinq mois on doit en être à jamais 9 sans 10 !!! Le mieux est de revenir sur nos pas à la guest house où vivent nos amis les grillons.

Arrivés sur les lieux, Luis, le propriétaire, me dit pas de problème, je connais un tourneur dans le quartier ; et me voilà parti pour un xième démontage de la roue arrière. Celui-ci n’est pas simple mais je vous le fait les yeux fermés. Luis nous emmène chez un premier tourneur qui ne peut faire l’opération, qu’à cela ne tienne, il en connaît un autre dans le même quartier. Là, on nous dit demain, ce sera ok. J’ai insisté un peu lourdement sur la qualité du métal à utiliser mais si je n’avais pas à revenir sur ce point, ça pourrait nous faire plaisir…

Après, il ne nous reste plus qu’attendre. Dedette me rappelle que nous devions nous faire vacciner contre la rage un an après le premier vaccin, elle a vu toujours dans le même quartier une clinique hôpital où elle veut se renseigner. Je suis un peu sceptique mais ce que femme veut…Nous entrons par une petite porte où nous nous retrouvons tout de suite dans la salle d’attente. La pièce est d’une propreté impeccable. Une secrétaire nous demande d’avancer. Une minute après, quelqu’un nous prend en charge et nous emmène dans une chambre où une patiente parle anglais. Nous expliquons notre cas et l’on nous indique que l’on peut revenir demain à 11 h pour la vaccination. C’est tout ? Rien à signer ? Pas de papier à prendre ? Non monsieur’dame revenez demain tout sera ok. En quittant la clinique je demande à Dedette : t’es sûr qu’ils ont bien compris ce que l’on veut ? Ce à quoi elle me répond : tu te poses toutes ces questions quand tu laisses une pièce de l’Envol à un mécanicien inconnu. C’est vrai qu’elle n’a pas tout à fait tort !!! Qui vivra verra.

Ce soir, nous devons manger avec Nadia rencontrée en début d’après-midi et couchant dans la même guest house. Celle-ci est seule, vient de Toronto, et va sur l’archipel de la Bahia bordant la barrière de corail la deuxième du monde (derrière l’Australie). Entre 18 h et minuit, nous raconterons nos vies, nos projets, et bien sûr referons le monde. Nadia se lève à 4h45 pour prendre le bus vers 5h30. Nous luis souhaitons bon vent.


Mardi 20 août - Pedro Sula, Honduras

Pas de réveil ce matin, les grillons cette nuit avaient du changer de campement ; les bouchons d’oreille sont restés dans leur boîte. Au petit déjeuner, nous nous retrouvons avec la maman de Luis (le propriétaire) parlant un bon anglais. Elle nous raconte qu’elle était chef de cuisine, a vécu plus de 30 ans en Angleterre et que, dans le cadre de son métier, elle a fait plusieurs voyages à Paris. Elle nous parle de sa force et de sa jeunesse envolées avec les années ; thèmes éternels de la condition humaine. Pendant cet échange, Luis arrive avec la pièce réparée avec un axe que m’avait fourni les mexicains. Je leur avais laissé simplement pour les côtes et leur avait fait comprendre de ne pas l’utiliser. Pas toujours facile de se comprendre… Cela va être refait avec un meilleur acier me dit-on.

Nous avons rendez-vous vers 11 h à la clinique pour notre vaccin. En fait, ils n’en ont pas et nous envoient en chercher un à l’hôpital public qui a rien à voir avec nos hôpitaux mais ressemblant plutôt à un dispensaire. Là, on nous indique qu’ici, ils ne vaccinent que s’il y a morsure. Bon, je crois que l’on va laisser tomber. Pour l’anecdote, le taxi qui nous a conduit ici a travaillé pendant plusieurs années sur un bateau de la Corsica Ferries entre l’Italie et la Corse. Le monde est petit.

Dans l’après-midi, remontage de la pièce récupérée chez le tourneur. A mon avis, la problématique de cet endroit fragile sur l’Envol provient de la fourniture d’axes pas fabriqués avec le meilleur acier. Nous réfléchissons à nous en faire envoyer un de France afin de ne plus perdre d’énergie de ce coté là !!!

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