tour du monde


 



5ème MOIS DU VOYAGE - 12 au 16 août 2013


Lundi 12 août – Direction Palenque, Mexique

Seulement 220 km pour Palenque, la ville étape, c’était sans compter avec la route à emprunter. Nous traversons la montagne avec des villages rapprochés et les « topés » (les stoppeurs) qui vont avec. Sur les 100 premiers km, nous sommes obligés d’être au pas tous les 500 m sans compter les trous présents en de nombreux endroits.

A coté de ça, la montagne est magnifique et nous avons dans certains endroits, vraiment l’impression de traverser la jungle. Il y a de nombreux piétons au bord de la route. Ici beaucoup n’ont pas les moyens d’avoir leur propre véhicule.

Nous sommes surpris d’y voir aussi de nombreux enfants parfois très jeunes. Pas une seule fois, l’un d’entre eux a traversé devant nous...

Pour la première fois, l’armée nous arrête pour… pourquoi au fait ? On ne sait pas trop : d’où venez-vous ? Où vous allez-vous ? Ouvrez votre coffre, fermez le, pas besoin des papiers, bonne route… Peut-être la curiosité tout simplement.

Nous déjeunons après avoir découvert la cascade d’Aqua Azul pas très haute mais sur plusieurs niveaux et vraiment très belle. Etant pendant la saison des pluies, l’eau n’y est pas turquoise comme c’est le cas pendant la saison plus sèche mais elle vaut le déplacement.

Pendant le déjeuner, une averse fera apprécier l’étanchéité du toit en branches de palmier du restaurant avant que nous puissions repartir au sec… pour peu de temps. On n’avait jamais roulé sous une averse tropicale, ça y est c’est fait. On a même eu droit à une mini tempête, je disais avant-hier c’est du costaud, effectivement. Il va falloir que les fabricants de vêtements de pluie moto viennent faire leur test ici !!!

Arrivés sur Palenque, nous trouvons rapidement un hôtel avec un parking-patio à l’abri où nous garons l’Envol et la VStrom à l’entrée des chambres, génial. C’est notre dernier soir avec Yann et Anabelle, nous profitons pleinement du moment. Demain c’est Hasta Luego pour 7 mois…


Mardi 13 août – Départ d’Anabelle et Yann, Palenque, Mexique

Petit déjeuner avec nos jeunes, on a rien oublié, on s’est tout dit ??? En revenant vers les motos, je jette un œil rapide sur le pneu du side-car, celui-ci est rendu à la ferraille à l’intérieur !!! Je ne vous avais pas dit, mais un jour en Russie, la roue du side a décidé de ne plus filer droit mais plutôt un peu penché. La période russe ayant déjà été un peu chargée en incidents mécaniques, je m’étais dit à l’époque que je n’allais pas en rajouter surtout que, depuis, nous avons du parcourir au moins 15 000 km sans toucher à rien. Simplement le pneu s’use plutôt de travers mais à ce point je n’aurai pas imaginé. Yann me demande si on a besoin d’aide ; non les jeunes, on s’embrasse, profitez, on a une roue de rechange et puis on va bien trouver un nouveau pneu.

Quelques images de la moto qui nous quitte avec à son bord une partie de notre raison de vivre et le tour du monde à deux reprend avec sa collection d’horizons. Aujourd’hui cela risque d’être garage et ensuite ordinateur pour raconter ce qui ne l’a pas été depuis une semaine.

Après la bonne volonté de quelques-uns pour trouver un pneu de bonne taille, ce sans résultat, nous mettons la roue de secours. Quelques instants plus tard, le patron de l’hôtel maîtrisant l’anglais, me dit savoir où trouver mon bonheur et m’emmène en ville avec son gros pick-up Ford. Une demi-heure plus tard, l’affaire est faite.

Collection-d-horizons nous occupera une bonne partie de l’après-midi. Il nous faut maintenant penser à rejoindre le Guatemala


Mercredi 14 août – Ruines Maya (Palenque), cascade Misol-Ha et ville de Comitán, Mexique

Nous partons de Palenque vers 8h30 afin de visiter les célèbres ruines Maya. Ces ruines ne sont pas les plus imposantes du monde Maya mais elles font partie des mieux conservées. Le site est de plus au milieu de la jungle, ce qui ajoute à son charme. Ensuite, nous prenons la route qui nous emmène à la cascade Misol-Ha haute de 30 mètres. Il y a plus haut dans le monde des cascades mais l’endroit vaut le détour.

Dans l’après-midi, en se dirigeant vers Comitán, nous retrouvons au bord des routes, les animaux de la basse-cour de nos ancêtres. Une poule traversant la route avec ses poussins n’a rien d’exceptionnel sauf que chez nous ça n’existe plus depuis belle lurette… L’âne et le cheval sont encore largement utilisés comme bête de somme. Ici, les vautours remplacent les corbeaux pour nettoyer la nature.

Plusieurs fois dans la journée, nous nous trouvons face à des enfants qui mettent en travers de la route des cordes à environ 1 m de hauteur afin de nous inciter à acheter un peu de leurs marchandises ; quand nous n’en voulons pas, ils n’insistent pas. En revanche, il nous arrivera en fin d’après-midi de tomber sur un barrage tenu pas des jeunes adultes avec des pierres et des branchages ; là rien à vendre, simplement de l’argent à demander. L’échange dure 1 à 2 minutes, et je fais comprendre que je n’apprécie pas vraiment la méthode, mais je suis bien conscient que l’on n’est pas en position de force. Voyant notre refus, ils nous laissent tout de même partir sans contribution de notre part. Deux cents mètres après, nous entrons dans un village tout à fait normal ; imaginez chez nous, des barrages « péages » en toute impunité et en toute illégalité !!!

En arrivant à Comitan, nous serons tout d’abord surpris par la pente de certaines rues, cela va jusqu’à 30% ; dans l’une d’entre elles, le destin n’a pas voulu qu’un mexicain nous coupe l’Envol en deux. Sans ce petit coup de pouce, je n’écrirais pas ce texte…

Lorsque nous arrivons à l’hôtel, nous apprenons que le parking privé est à 800m et de plus me garer devant est mission impossible (pente d’au moins 25%). Un peu de marche à pied ne fera pas de mal. Nous clôturerons la journée dans le centre de Comitán. Si la VW Coccinelle se fait rare en France, ici il en circule un peu partout, customisée ou non mais en bon état.

Avant de nous endormir, nous lirons sur le net que la sécurité au Guatemala n’est pas au meilleur niveau et qu’il faut rester vigilant. Demain, nous aurons nos premières impressions…


Jeudi 15 août – Bye Bye Mexique, Bonjour Guatélama

Les 70 km nous séparant de la frontière sont faits sous un beau soleil. Du coté mexicain, nous devons nous occuper de récupérer les 400 dollars laissés à l’entrée du pays pour l’importation temporaire de l’Envol. En parlant d’envol, un gant sûrement tombé par terre lors d’une manœuvre n’aura pas été perdu pour tout le monde… C’est utile pourtant les gants, pas pour la chaleur en cette saison mais pour éviter de se brûler la peau par le soleil plusieurs heures par jour.

En arrivant à la frontière du Guatemala, on se demande si on ne s’est pas trompé. En fait, elle est noyée dans rue commerçante ou les piétons pullulent et où il est difficile de se croiser avec les autres véhicules. Bienvenue au Guatemala !!!

Nous prenons la direction du Lac Atitlan considéré comme un des plus beaux lacs du monde. Le paysage est montagneux, un peu comme au Mexique mais en plus serré. Nous avions espéré la fin des topés ; il n’en est rien, ici ils les appellent des « tumulus ». Les grosses moyennes horaires sont à oublier.

En milieu d’après-midi, le temps se couvre (ça devient une habitude), et nous aurons droit à une bonne averse tropicale. Le hic, c’est que nous sommes à plus de 2 500 m et qu’en plus il ne fait pas chaud. Pour compléter le tableau, le brouillard sera de la partie, et nous finirons par ne rien y voir au-delà de 10 m. A environ 15 km du lac Atitlan, nous nous arrêtons dans un hôtel où nous serons les uniques clients. Le repas se fera en tête à tête dans une salle du restaurant vide. Les gérants sont charmants et souriants. Dans la chambre non chauffée, le mini sèche-cheveux pliable de Dedette nous servira de chauffage d’appoint. Avant que le sommeil ne l’emporte, nous entendons la pluie qui n’a pas dit son dernier mot. Si elle se taisait avant demain matin, nous ne serions pas fachés…


Vendredi 16 Août – lac Atitlan, Guatémala

Après un petit déjeuner à l’hôtel China Town où comme hier soir, nous sommes les seuls clients, nous prenons la route sans tarder pour rejoindre le lac Atitlan. C’est une petite route assez lisse au départ mais qui va vite se dégrader pour plutôt se transformer en piste dans certains endroits.

Les premières vues sur le lac tiennent leurs promesses, c’est tout simplement somptueux. Le lac est entouré de cratères dont les flancs sont au ras des rives. Notre connaissance en lacs n’est pas assez fournie pour pouvoir affirmer que c’est le plus beau du monde, en tout cas, il est réellement magnifique.

Dans les villages bordant celui-ci, difficile de s’y retrouver, et nous aurons deux fois besoin de l’aide des habitants. Lors d’un demi-tour où il nous fallait des bras pour reculer l’Envol deux Guatemaltais ne se sont pas fait priés pour nous aider. Au Mexique, nous avions remarqué qu’il y avait de nombreux enfants, ici c’est pareil voir peut-être plus. Par rapport au peuple mexicain ayant des origines diverses, le Guatemala est essentiellement composé d’Amérindiens.

En fin de matinée, nous quittons Atitlan pour prendre la route de Guatemala la capitale du pays du même nom. Nous comptons y trouver un hôtel en centre ville mais n’avons rien réservé (pas d’internet hier soir). Peu avant notre arrivée, nous aurons droit à notre douche journalière, moins forte qu’hier toutefois. Ensuite, nous avons bouchonné, cherché sans succès un hôtel pendant trop de temps à notre goût, le tout pour être dirigé vers un grand hôtel de la ville à 99 dollars américains… glups on est au Guatemala alors même si on en a marre on va chercher ailleurs. Cinq minutes plus tard, le long de ce que l’on pourrait appeler un périphérique intérieur, on tombe sur une pension à 6,50 € la nuit. Voilà en un quart d’heure les deux extrêmes du pays en matière d’hébergement !!! Bon, nous voilà à l’abri c’est le strict minimum, mais ça nous convient. Avant de partir au resto, la propriétaire de la pension nous propose gentiment deux parapluies, bien utile en cette fin d’après-midi.

TOUR DU MONDE EN SIDE CAR

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